En Route n°2015-03 mars
En Route n°2015-03 mars
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-03 de mars

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Spafax Canada inc.

  • Format : (221 x 276) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 36,1 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... une odyssée du vin grec.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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bachelorette party in an episode of Portlandia, the guests would look something like this: a mix of young men from a Frank & Oak ad, tourists in Hawaiian shirts and a few greyhaired holdouts. The city has definitely changed since my last visit. Ten years ago, I came here on vacation, lured by the movie-set backdrop of dusty mountains and the prospect of doing nothing but soaking up the desert heat. If nostalgia for the town’s 1950s-era Hollywood glamour is still thick in the air, places like the Bar are giving it new life. Everywhere you look, the new greets the old with open arms, like an Instagram photo with an Earlybird filter. Just take Sparrows Lodge, where I’m staying. I wonder if the young L.A. types lounging by the pool know that Elizabeth Montgomery celebrated her first marriage here in 1954 (or so the story goes). They might not care, and I can understand why: The enormous metal bathtubs in the rooms, the tile work with artfully speckled stones and Taschen books strewn here and there are all far better reasons to hole up in this place. The lodge has something of a faux rustic summer-camp feel, as if the owner were a park ranger turned hotelier. Since things quiet down considerably during the week, I sink into the hot tub par l’effet théâtral des montagnes poussiéreuses qui ceignent la région comme un décor de cinéma, et par le fait qu’il n’y avait rien d’autre à faire que profiter de la chaleur du désert. Si la nostalgie du glamour hollywoodien des années 1950 a longtemps hanté les rues de Palm Springs, des établissements comme le Bar lui ont filé un bon coup de défibrillateur. Partout, le neuf accueille le vieux à bras ouverts, comme une photo passée au filtre Earlybird d’Instagram. Le Sparrows Lodge, où je gîte, en est un bon exemple. Je me demande si les jeunes professionnels qui se prélassent au bord de la piscine le jour de mon arrivée savent qu’Elizabeth Montgomery y a célébré son premier mariage en 1954 (c’est du moins ce qu’on raconte). Peut-être que non ; et je les comprends : les gigantesques baignoires métalliques des chambres, le carrelage entrecoupé de petites roches soigneusement désordonnées et les livres Taschen déposés un peu partout sont de bien meilleures raisons d’atterrir ici. L’endroit a des airs de campement faussement rustique, comme si le propriétaire était un gardien de parc national recyclé dans l’hôtellerie. Puisque c’est calme les soirs de semaine, j’en profite pour me détendre seul dans le bain à remous un mercredi soir. Les yeux au ciel, je réalise que le Sparrows est encore le lieu idéal pour voir les étoiles. Les vraies. 03.2015 ENROUTE.AIRCANADA.COM
FROM LEFT TO RIGHT The setting sun casts a different light on the town’s mountainous backdrop; Jason Perry, Sparrows Lodge general manager, in the open-air lobby; the lodge is located on the site of a hotel opened in 1951 by one of the producers of Lassie. DE GAUCHE À DROITE Le couchant donne un air dramatique aux montagnes qui ceignent la ville ; Jason Perry, directeur général du Sparrows Lodge, prend la pose dans le hall à aire ouverte de l’hôtel ; le Sparrows Lodge est situé sur le site d’un hôtel ouvert en 1951 par l’un des producteurs de la série Lassie. on a Wednesday night and have it all to myself. Looking up at the sky, I realize that the Sparrows is still the perfect spot to see the stars – the real ones. THE MIDDAY SUN STARTS TO BEAT DOWN ON MY BALD HEAD. FOR the last hour, I’ve been strolling through the Uptown Design District, where the home-decor stores used to be the only attraction. The window displays still boast an inspired selection of mid-century Modern furniture and accessories. At Pelago, I would have bought a minimalist Taki watch (or two) had the poor salesman’s attention not been monopolized by two men arguing over whether to purchase a coffee table with curved lines. Today, bars and restaurants are sprouting up among the furniture stores, attracting a new clientele more interested in Frank Sinatra’s lifestyle – and the cocktails the Rat Pack started pouring in the early afternoon – than his home decor. Look no further than Bootlegger Tiki, a tiny speakeasy where woven bamboo panels and porcupine fish lamps hint at its origins. (The space used to be Don the Beachcomber restaurant, named after one of the founders of the tiki movement.) When I sit down at the bar festooned with vintage postcards, co-owner Jaime Kowal tells me with a ready smile that the mai tai was LE SOLEIL DE MIDI COMMENCE À CHAUFFER SÉRIEUSEMENT MON crâne dégarni. Depuis une heure, je marche dans l’Uptown Design District, où les boutiques de déco ont longtemps été les seules attractions. On comprend pourquoi : dans les vitrines, on affiche fièrement un penchant pour les meubles et accessoires s’inspirant du modernisme du milieu du siècle dernier. Au Pelago, je serais reparti avec deux montres Taki aux lignes minimalistes, si le couple d’hommes qui se disputait au sujet d’une table basse aux formes arrondies n’avait pas monopolisé l’attention de son pauvre vendeur. Aujourd’hui, bars et restaurants poussent entre les magasins et attirent une nouvelle clientèle, plus alléchée par le style de vie de Frank Sinatra (et les apéros du Rat Pack qui débutent tôt) que la déco de sa maison. Cela saute aux yeux au Bootlegger Tiki, minuscule speakeasy dont les panneaux en bambou tressé et les lampes en poisson porcépic trahissent ses origines. (Dans ce local se trouvait jadis un resto Don the Beachcomber, du nom d’un des fondateurs du mouvement tiki.) Alors que je prends place au bar décoré de cartes postales vintage, Jaime Kowal, la copropriétaire, me raconte en souriant que le mai tai aurait été inventé ici. La Canadienne de 36 ans, qui a quitté Vancouver il y a deux ans pour s’installer à Palm Springs, fait partie d’une nouvelle vague d’entrepreneurs dont la vitalité fait 65



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