En Route n°2015-03 mars
En Route n°2015-03 mars
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-03 de mars

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Spafax Canada inc.

  • Format : (221 x 276) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 36,1 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... une odyssée du vin grec.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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above A sugar-cane farmer in Itoman, southern Okinawa, tends to his crops after the typhoon. ci-dessus À Itoman, dans la partie sud d’Okinawa, un cultivateur de canne à sucre arrose son champ après le typhon. officially became Japan’s southernmost prefecture 150 years ago. A long trading relationship with China and parts of Southeast Asia are palpable in the food, design and arts. The American military presence, dating back to the devastating invasion of March 1945, adds another layer of poignant kitsch (along with the Spam). But what has given this offbeat destination more psychic space than it could ever occupy on a map is the fact that Okinawans, particularly the women, live longer than anywhere else in the world: Fifty- and 60-year-olds are referred to as “babies,” and the big birthday celebration happens at 97. While I’m not planning to go gentle into that good night any time soon, I have to admit I’m slowly approaching a limbo bar set somewhere between young and young at heart. In the coming decades, there will be a day of reckoning when someone describes my outfit as “jaunty” or my step as “spry” (compliments you never hear the elderly give themselves). Fortunately, I’ve always thought I would make a fabulous old lady. Leafing through a book titled The Okinawa Program: How the World’s Longest-Lived People Achieve Everlasting Health – and How You Can Too, it seems I’ve come to the right place, and if I did live for 100 years, there’s plenty to explore here. Before I set off for the countryside, my host, Kazuya Oshiro, buys me a round of liquor called awamori, a distillate of long-grained Thai rice and black koji that tastes like it was aged on an old fishing vessel in clay pots that once contained soy sauce. He points out that Okinawa has its own dialects: The Japanese word for delicious is oishii; here you’ll get big smiles for saying ma-san. And the attitude is noticeably positive: When I comment on papaya trees recently mashed by the typhoon, he mentions a fun typhoon party (a papayers récemment détruits par le typhon, Oshiro insiste sur la fête du typhon (un rituel que je regrette presque d’avoir raté de peu). Même le temps est différent à Okinawa : cinq minutes de retard ne sèment pas la panique, et les habitants prennent plaisir à souligner comme ils sont détendus. Je me rends au village d’Ogimi, QG mondial des petites vieilles géniales. En fait, ce n’est pas un village, mais un groupe de hameaux d’environ 3000 âmes. Plus on s’enfonce dans l’île principale, plus c’est sauvage, désert, silencieux… jusqu’à ce que je fasse coulisser la porte du centre communautaire. Soudain, huit de ces au-moinsoctogénaires m’assaillent de câlins, de sourires et de sucreries en guise de présents. Elles se rassemblent soi-disant pour faire de l’exercice, mais il est vite évident qu’elles sont ici pour rigoler. Après quelques danses de type océanien (gestes flottants, petits pas et bras ondulants), une jeunesse de 89 ans en chemisier jaune et coiffée d’un fichu me fait valser. (Je ne me suis jamais sentie aussi grande.) Quelqu’une sort ensuite une casquette de baseball et se met à danser le hip-hop. Puis, formant un cercle comme dans une compétition, ces dames me défient, me montrent du doigt en gloussant dans l’expectative et me font signe de me déhancher toujours plus : seul le twerk saura apparemment les satisfaire. Leur insouciance de la honte, chez elles ou chez moi, est libératrice. Et elles sont toutes prodigieusement guillerettes et alertes, bien sûr. Outre l’activité physique et un sentiment d’appartenance, le régime Okinawa serait responsable de l’incroyable juvénilité des gens d’ici, de ce qu’ils paraissent au moins 20 ans plus jeunes qu’en réalité et agissent en conséquence. La clé réside dans l’alimentation, à base de plantes, y compris une variété impressionnante d’algues locales (il faut goûter un tempura de mozuku), plus légumes verts, margoses et carottes okinawaises (pâles mais riches en carotène), et mangues, papayes, pitahayas et grenadilles chauffées au soleil. Non loin de la salle de danse, l’Emi no Mise est un resto sans façon (son enseigne est adossée sur une chaise près d’un potager) tenu par Emiko Kinjo, ex-cuisinière de cafétéria scolaire 52 03.2015 enRoute.aircanada.com
Finally! Shirts made to be worn untucked We started UNTUCKit because we had trouble finding shirts that looked good when untucked. Most were too long and just looked sloppy. It was such a classic look done such little justice. So we decided to launch a shirting company for those who want to wear their shirt untucked. We would make a better shirt. A shirt cut for convenience and not convention; designed to fall at the perfect length. An ‘untucked’ shirt. And that’s what we’ve done. So go ahead…UNTUCKit! untuckit.com



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