E.D.I. n°8 mai 2011
E.D.I. n°8 mai 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de mai 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 102

  • Taille du fichier PDF : 24,2 Mo

  • Dans ce numéro : Dossier spécial logiciels : nouveaux modes de distribution, offres des éditeurs, rôle des grossistes

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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80 EDI n°8/Mai 2011 Techno & solutions Le petit monde du cloud est en effervescence. Plusieurs technologies sont actuellement à l’œuvre pour « humaniser » le data center, le rendre plus attrayant et, surtout, lui faire jouer le rôle de laboratoire du futur. Une expérience prometteuse à long terme… et un potentiel business à défricher sans attendre. On a tout dit sur les data centers. Ou presque. On sait par exemple que ces immenses « fermes de données » s’emploient à satisfaire l’insatiable gourmandise des utilisateurs d’informatique. On sait aussi que, après avoir investi les champs, les data centers ont approché avec succès la périphérie des villes. Et que, déjà, ils s’apprêtent à conquérir le cœur des cités. On a tout dit, sauf que… ces bâtiments high-tech sont les dignes successeurs des châteaux d’eau, tout en étant immensément plus complexes. En effet, ils requièrent des systèmes de ventilation et de refroidissement sophistiqués, la présence de centrales hydro-électriques performantes, une alimentation en énergie fonctionnant sans interruption et, bien sûr, au moindre coût. Et ce n’est pas tout. Ils doivent encore être silencieux et esthétiques, à mesure que leur emprise sur le paysage, rural ou urbain, s’accentue. Toutes ces exigences nécessitent d’être à la pointe de la technologie et de l’innovation environnementale, deux domaines désormais indissolublement liés. Froid, chaleur et eau : le triple défi Pour transformer un data center banal et gris en immeuble intelligent, écologique, doté d’une connectivité maximale, évolutive et au moindre coût, « il faut d’abord bien comprendre où passe l’énergie », souligne justement Patrick Zmirou, le directeur général adjoint d’Ineo (groupe Suez GDF), GREEN IT LE DATA CENTER, LABO chargé de l’industrie et du tertiaire pour le nord de la France et l’Île-de-France. « Dans un data center classique, la moitié de l’énergie est employée au refroidissement des salles informatiques. L’autre moitié est répartie entre les serveurs et les outils de stockage, le fonctionnement du réseau et, dans une moindre mesure, l’éclairage et les diverses pertes observées. » Il est d’autant plus urgent de connaître et d’optimiser cette consommation que la demande n’est pas près de ralentir. Entre 2000 et 2006, la consommation Christophe Choquart, responsable marketing produit de Riello UPS. Data centers et zone sismique, cherchez l’erreur S’il existe un domaine où les data centers, même innovants, sont impuissants, c’est celui des tremblements de terre. On imagine mal comment un bâtiment assis sur une faille sismique pourrait résister à un séisme. À la mairie de Cannes, par exemple, la question a été étudiée… et rapidement réglée. « Une telle installation, couplée avec un système de sauvegarde et de récupération de données efficace, était intéressante pour nous », explique Didier Vescovi, directeur général adjoint de la Ville de Cannes. « Mais, outre le fait que notre agglomération est déjà fortement urbanisée, nous sommes en zone sismique. Impossible donc, en l’état actuel des choses, de prendre le risque d’une telle construction. » énergétique des data centers a doublé. Et le « trend » s’accélère. Pour conjurer ce sinistre présage, plusieurs fournisseurs ont investi dans le high-tech vert. C’est le cas de Telecity, qui a conçu son data center d’Aubervilliers, baptisé Condorcet, dans cette optique futuriste. Le groupe a installé, sur l’ensemble de sa toiture, une membrane blanche à fort pouvoir de réflexion, permettant de renvoyer une part du rayonnement solaire. Et donc de réduire les apports caloriques extérieurs - ce qui aboutit à diminuer les besoins en refroidissement. Voilà une contribution concrète de la bio-ingénierie au domaine de la construction et de l’urbanisme. Autre exemple, toujours sur Condorcet : la climatisation. Ces installations sont de grosses consommatrices d’additifs chimiques, tant pour le traitement de la qualité de l’eau que pour conjurer le risque de gel. Telecity a donc décidé de recourir à des technologies de filtration permettant de n’employer ni additifs chimiques,
Techno & solutions RATOIRE DU FUTUR La technologie et l’innovation environnementale sont deux domaines désormais indissolublement liés » ni glycol dans les circuits de refroidissement. D’où une économie d’environ vingt tonnes de glycol chaque année ! Dans la foulée de Telecity et d’autres acteurs, les « majors » du secteur s’y mettent. Ainsi APC, numéro un de l’onduleur, et Intel, numéro un du microprocesseur, ont inauguré le 7 avril dernier un centre de données, dans la région de Grenoble, doté de caractéristiques étonnantes : d’abord, il réhabilite un ancien site d’essais scientifiques promis à la démolition. Ensuite, son refroidissement s’opérera via la nappe phréatique formée sous le terrain. On le voit, les avancées ne manquent pas. Alors, pourquoi bouder son plaisir ? La recherche et l’industrie françaises trouvent à s’incarner sur le territoire national, au moins dans l’activité centre de données (lire, à ce propos, l’encadré à droite). La valeur est dans l’innovation scientifique, écologique et commerciale Autre procédé, en provenance des États-Unis celui-là : une technologie baptisé « flywheel ». Développée par Vycon et mise en œuvre par Chloride ainsi que par Riello UPS, challenger d’APC dans les onduleurs, cette méthode fondée sur l’utilisation de l’énergie cinétique est considérée comme une alternative sérieuse à l’utilisation de batteries à plomb-acide. « La technologie flywheel est très utile dans les cas de coupure électrique, en attendant que le groupe électrogène soit opérationnel », explique Christophe Choquart, responsable marketing produit chez Riello UPS. Quant à Juniper, l’un des pionniers du cloud grâce aux travaux de son fondateur (et toujours chief technical officer) Pradeep Sindhu, il mise beaucoup sur le concept de QFabric. Il s’agit de « la première matrice de centres de données au monde ». Concrètement, l’utilisateur va disposer d’une architecture évolutive lui permettant de créer, de façon modulaire, des centres de données virtualisés. Ce concept devrait aboutir à un résultat « dix fois plus rapide, avec 77% moins d’énergie et 27% moins de périphériques réseau que l’offre concurrente la plus proche ». Le commutateur QFX3500 de Juniper Networks offre des capacités de convergence E/S Fibre Channel fondées sur les normes pour environnements de centre de données les plus exigeants. L’Arboretum du Changement Climatique est un jardin reútilisant l’air chaud produit par les salles informatiques du nouveau site de TelecityGroup. Cette serre végétale est intégrée au data center et chauffeé par son surplus calorique. LA FRANCE ET L’EUROPE, PROSÉLYTES DU HIGH-TECH VERT Toutes ces innovations demandent à être évaluées à l’usage. Il n’empêche, un pas décisif vient d’être accompli. Chez Juniper comme chez beaucoup d’autres acteurs du marché, c’est en effet la première fois que les installations IT sont « pensées », dès leur conception, en fonction des nécessités environnementales. D’où cette question : la « valeur », dont se prévalent si volontiers grossistes, revendeurs, VAR et SSII, peut-elle trouver à s’incarner dans le développement durable ? La réponse est d’ores et déjà positive. Le croisement entre le monde IT et celui de l’écologie constitue l’un des viviers de croissance les plus inépuisables qui soient. ● Pradeep Sindhu, CTO et fondateur de Juniper. Les pouvoirs publics français et européens communiquent peu sur cet enjeu. Ils ont tort, car les équipements informatiques représentent 8% de la facture électrique européenne, et 4% des émissions de CO 2 de cette zone. Un chiffre qui pourrait doubler dans les dix ans à venir si, par malheur, on extrapolait ces tendances. C’est pourquoi Bruxelles a décidé d’agir. D’abord vis-à-vis des particuliers, via le soutien au programme Energy Star. Ensuite, vis-à-vis des fournisseurs. Ainsi, son code de conduite pour les centres informatiques, édité il y a deux ans, détaille les bonnes pratiques et autres « référentiels » essentiels pour réduire la consommation électrique. Plusieurs dizaines d’entreprises ont déjà signé un tel engagement, certes plus moral que juridique. La France n’est pas en reste. Pour preuve : une partie du grand emprunt, souscrit par les investisseurs institutionnels suite à la crise financière, doit servir à financer la construction de centres de données écologiques, performants et créateurs d’emplois, dans la limite d’une enveloppe évaluée à 700 millions d’euros. EDI n°8/Mai 2011 81



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