E.D.I. n°7 avril 2011
E.D.I. n°7 avril 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de avril 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 20,8 Mo

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  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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62 EDI n°7/Avril 2011 Techno & solutions Le petit monde de la RFID nage en plein paradoxe. D’un côté, beaucoup considèrent cette technologie comme faisant déjà partie de la vie des entreprises. De l’autre, les exemples de mise en œuvre restent très discrets. Décryptage d’une promesse qui n’est qu’à moitié tenue, et des opportunités commerciales pour les VAR et les intégrateurs. Comment avoir plus de choix,plus de rotation des produits et plus de qualité dans les magasins ? En faisant évoluer la chaîne logistique. Pour ce faire, la plupart des acteurs de l’industrie et de la distribution se sont d’abord appuyés sur le marquage par simples étiquettes, puis par codes-barres. Mais désormais, grâce à la RFID, les articles, caisses et palettes sont susceptibles d’être suivis tout au long du processus d’approvisionnement, depuis la fabrication jusqu’au point de vente. Cette technologie de traçabilité permet en effet d’identifier rapidement un objet ou une personne par le biais d’ondes radio : donc, sans contact. C’est le point essentiel. Des acteurs à profusion Beaucoup d’entreprises proposent déjà de telles prestations. Psion Teklogix, qui a récemment recouvré sa raison sociale d’origine, « Psion », commercialise des ordinateurs portables durcis INNOVATION RFID : DU BON USAGE intégrant la lecture RFID pour répondre aux exigences de logistique et de traçabilité, y compris - et surtout - pour les tâches effectuées à l’extérieur. Panasonic fait de même avec son nouveau Toughbook C1. Harmonisation : la longue marche Années 70 Les systèmes RFID se destinent essentiellement à des usages militaires pour le contrôle d’accès aux sites sensibles, notamment nucléaires. Années 80 Apparition du « tag » passif, qui s’affranchit de la source d’énergie embarquée sur l’étiquette. De ce fait, il réduit le coût de la puce et sa maintenance. Années 90 Début des travaux de normalisation pour parvenir à l’interopérabilité totale des équipements RFID. Années 2000 Harmonisation progressive des systèmes autour des standards émis par « EPCglobal », une organisation chargée de promouvoir la norme EPC (Electronic Product Code) à travers le monde. Depuis 2008 En France, le tout nouveau « Centre National RFID », qui fonctionne sur le même principe qu’EPCglobal, cherche à promouvoir et à répandre l’usage de cette technologie. Il s’occupe, dans sa terminologie, des « offreurs » (concepteurs, fabricants de matériels, intégrateurs, juristes), mais aussi des « utilisateurs » (entreprises et associations). La société LXE, quant à elle, propose des offres couplant les technologies RFID et les procédés à base de reconnaissance vocale (lire EDI n°6). Plus original, un éditeur anglais, Friendly Technologies, a fait la démonstration lors du dernier Cebit d’une méthode permettant de « lire » la puce identifiant un vêtement exposé en magasin. Non pas en orientant le lecteur vers le produit, mais en déployant plusieurs capteurs dans un rayon de cinq mètres autour du vêtement. Cette innovation présente un avantage de taille puisque l’intimité du client est respectée. En effet, contrairement à la RFID, le marquage prend fin dès que le client et ses emplettes quittent le magasin. Non sans humour, les dirigeants de Friendly Technologies qualifient ce procédé de « RFID socialement acceptable ». On n’aurait garde
DE L’ÉTIQUETTE La technologie est là. Mais on est encore loin d’une adoption massive » d’oublier, dans cet inventaire non exhaustif, le groupe français Tagsys. Celui-ci travaille sur une nouvelle version de sa puce RFID : cette dernière ne fonctionnera plus en HF (haute fréquence), mais en UHF (ultra-haute fréquence). Concrètement, cela signifie que la distance de lecture du « tag » sera cinq à dix fois plus étendue que par le passé. Mais surtout, cette solution sera équipée d’un dispositif antivol que ne permet pas totalement, aujourd’hui,la seule haute fréquence. Une avancée qui sera particulièrement utile en milieu hospitalier : pour optimiser la surveillance électronique des allées et venues par exemple, ou encore pour vérifier le transport des matériels utilisés. Histoire de prouver que la RFID concerne aussi bien les objets que les documents et les personnes physiques. Pour les intégrateurs, un gros potentiel business Aujourd’hui, la technologie est là. Mais on est encore loin d’une adoption massive. Le stimulant viendra de l’intervention active des grossistes, des VAR et des intégrateurs. C’est pourquoi BlueStar, Checkpoint (rien à voir avec Checkpoint Software), mais aussi de jeunes intégrateurs français, comme la société toulousaine Jidelec, se sont lancés à l’assaut de la chaîne logistique… pour s’en emparer. SteveDuplessie, fondateur du cabinet d’études Enterprise Strategy Group, est enthousiaste. « Les VAR ont une occasion formidable, celle de montrer au marché comment bien implémenter la RFID », déclarait-il récemment. Pour lui, aucune nouvelle technologie « ne fonctionne parfaitement du premier coup. La RFID ne fait pas, et ne fera pas, exception à la règle ». Reste une question : le passage à cette technologie est-il inéluctable ? Sans doute, même si, comme le fait remarquer en privé un grand patron français de la logistique, « mieux vaut un bon code-barres qui marche qu’une RFID trop complexe à mettre en œuvre ». Plus sérieusement, une jeune pousse française, Prooftag, Inventé par la société française Prooftag, le code à bulles est une innovation technologique qui ajoute à la traditionnelle RFID un module d’authentification de l’objet (ici, appliqué à une bouteille de vin). Techno & solutions Le portable durci Toughbook C1 de Panasonic autorise la lecture RFID tout au long de la chaîne logistique, y compris à l’extérieur. TROIS POINTS POUR TRACER LA RFID a mis au point un procédé breveté d’authentification des objets et des documents par code à bulles. Concrètement, explique son directeur général Franck Bourrières, « ces codes à bulles sont tridimensionnels, uniques et impossibles à cloner. Une telle méthode, qui résulte de l’autogénération chaotique de bulles dans un matériau translucide, constitue une signature physique infalsifiable. » Selon la société, il ne s’agit pas d’entrer en concurrence avec la RFID, mais de la compléter utilement au niveau de la sécurisation des données – et pas seulement de la traçabilité. Encore une piste à suivre pour les intégrateurs. ● Peu d’industriels connaissent les tenants et les aboutissants de cette technique. Essai de clarification. Une histoire ancienne Utilisée pour la première fois lors de la Seconde Guerre mondiale pour identifier avec certitude la nature des avions s’approchant des cibles, la RIFD s’est toujours perfectionnée afin de gagner en précision. Sa mission, elle, reste intangible. Elle doit « coller » à des produits de plus en plus petits, et de plus en plus mobiles. L’indispensable trio Pour fonctionner, la RFID a besoin de la présence de trois éléments : une antenne, un lecteur distant et une puce. L’exemple du consommateur en hypermarché est parlant. Pendant qu’il pousse son chariot rempli d’achats étiquetés, un lecteur active la puce en émettant un signal radio à la fréquence prédéterminée. Les données contenues dans la puce sont alors décodées et analysées par le lecteur. Celui-ci transmet ensuite le tout à un ordinateur, qui « mouline » l’ensemble des données. Le code-barres fait de la résistance Dans le cas du code-barres, le lecteur est à proximité immédiate du produit étiqueté : la lecture à distance, contrairement à la RFID, n’est donc pas possible. Par ailleurs, le gros avantage du marquage RFID est qu’il permet de lire les données sur toutes les surfaces, même dans des conditions climatiques détériorées. Le frein principal reste le prix. Certes, le coût d’une puce RFID a beaucoup baissé (en-dessous de dix centimes). Mais le prix du lecteur, lui, demeure très élevé. Il n’est pas rare de le trouver encore autour de 80 euros. Du coup, le bon vieux code-barres n’a peut-être pas dit son dernier mot… EDI n°7/Avril 2011 63



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