E.D.I. n°7 avril 2011
E.D.I. n°7 avril 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de avril 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 20,8 Mo

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  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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46 EDI n°7/Avril 2011 Reportage L’aventure Asus débute à Taïwan en 1989. À l’origine, ce sont quatre ingénieurs d’Acer qui décident de monter leur propre entreprise avec pour objectif de fabriquer et de commercialiser des cartes mères pour PC qui, au final, dépasse en qualité ceux des autres fabricants. Ce début prometteur a permis d’emblée à Asus de se positionner comme une entreprise à forte valeur ajoutée technologique. Pendant près de 10 ans, le fabricant va se concentrer sur la conception, la fabrication et la vente de composants pour PC. Cartes mères, bien sûr, mais aussi cartes graphiques, écrans et même périphériques audio, le catalogue ne cessant de grossir. Puis en 1998, Asus décide de sortir son premier ordinateur portable. « Grâce à notre expérience dans le composant nous avons pu proposer rapidement des produits très efficaces et performants », explique Madeleine Hung, directrice générale d’Asus France. Dès l’ouverture de la filiale française en 2002, les ventes se développent sur l’ensemble des canaux de distribution. « Au départ, nous nous sommes fortement appuyés sur les grossistes pour toucher les revendeurs », souligne Cécile Brenier, directrice marketing d’Asus France, Madeleine Hung, directrice générale d’Asus France. ASUS, DE L’INNOVATION Ayant bâti sa réputation depuis plus de 20 ans sur l’innovation technologique et son essor auprès du grand public, Asus continue d’ajouter des cordes à son arc : il entre sur le marché des tablettes et développe une stratégie visant les professionnels. « avec notamment Asialand dès les premières années puis via les grands généralistes que sont Ingram, Tech Data, Actebis et ETC ». Mais c’est fin 2007 qu’Asus fait parler le plus de lui : le constructeur lance en effet son EeePC, un portable très léger, super économique, tournant sous Linux et à vocation éducative et familiale. Ce sera le tout premier netbook, déclenchant une véritable révolution culturelle, au moins équivalente à celle qu’on connaît aujourd’hui avec les tablettes. « Le produit était original et son mode de distribution l’était aussi puisque nous avons initié un partenariat avec SFR pour accompagner ce produit d’un abonnement 3G », rappelle Cécile Brenier. Dans le top 5 Grâce au succès de son EeePC et des nombreux modèles sur lequel il a été décliné, Asus est entré de plain-pied dans le top 5 sur le marché mondial des fabricants Asus tire son nom de Pegasus, cheval ailé de la mythologie grecque et symbole de créativité et d'apprentissage. de PC dès le premier trimestre 2008, et ce en ne proposant pas de PC de bureau à son catalogue. Un classement que le constructeur n’a pas quitté depuis, engrangeant même parfois des hausses spectaculaires d’une année sur l’autre. « Nous sommes par ailleurs particulièrement bien positionnés en France », se félicite Madeleine Hung. « C’est le marché en Europe de l’Ouest où nous connaissons les meilleurs résultats en volume ». Mais Asus ne peut plus désormais compter que sur le netbook pour consolider sa position. Même si ce secteur draine encore pas mal de ventes, ce n’est plus le domaine de croissance qu’il a été pendant trois ans. Le constructeur a donc logiquement choisi d’aller aussi vers des marchés porteurs, à commencer par celui de la tablette. D’ici le milieu de l’année 2011, Asus proposera à son catalogue une gamme complète de produits
Reportage SUR TOUS LES FRONTS tactiles plutôt variés en termes de positionnements et de tarifs. En mai, on verra ainsi apparaître l’Eee Slate, une tablette plutôt haut de gamme puisqu’elle est bâtie autour d’un processeur Core i5, dispose d’un écran 12 pouces et tourne sous Windows 7, pour des prix s’échelonnant entre 900 et 1000 euros. « Le fait d’exploiter Windows permet à ce produit de rester compatible avec l’écosystème PC tel que nous le connaissons depuis des années, ce qui est important pour la polyvalence, notamment dans l’objectif de toucher aussi une clientèle professionnelle », explique Cécile Brenier. Asus proposera d’ailleurs rapidement une version de l’Eee Slate tournant sous Windows 7 Pro. Les autres produits « tablettes », davantage orientés grand public, misent pour leur part sur le système Android, mais Asus est resté fidèle à son principe d’innovation, « ce qui est essentiel sur un marché occupé par un nombre très élevé d’acteurs ». Ainsi la tablette Transformer sera proposée avec une station d’accueil intégrant un clavier, ce qui permettra de la convertir en portable « classique ». La Slider, de son côté, sera équipée d’un clavier escamotable sous l’écran, un peu à l’image des téléphones mobiles Nokia. Enfin la Memo, un modèle 7 pouces, disposera d’un accessoire spécifique qui permettra de profiter de fonctions de téléphonie. Le constructeur affiche donc un comportement résolument dynamique sur le secteur de la tablette mais ne va pas pour autant abandonner le netbook. « Les deux catégories de produits peuvent tout à fait cohabiter pendant plusieurs années encore », estime Madeleine Hung. « Ils ne répondent pas aux mêmes besoins et les positionnements tarifaires ne sont pas les mêmes ». Asus vise le pro L’autre changement relatif à la stratégie d’Asus concerne ses visées vers le marché professionnel. Auparavant le constructeur se contentait souvent de faire des adaptations pros de ses gammes grand public mais il propose désormais des gammes s’adressant spécifiquement aux entreprises. « Nous profitons ici de l’excellente image que possède nos produits auprès des clients mais aussi des revendeurs, notamment en matière de fiabilité et de robustesse », explique Cécile Brenier. « On intègre donc à nos modèles des éléments et des fonctions demandés par les professionnels ». Pour l’heure, Asus compte deux gammes de portables pros (P et B), dont la promotion auprès des revendeurs est assurée par une équipe commerciale dédiée. Le réseau en question est constitué pour la France de 6 000 partenaires « et nous sommes en permanence en phase de recrutement » insiste Madeleine Hung. Tous ne font pas forcément du portable Asus, mais commercialisent la marque Pour passer en mode tablette, l’Asus Eee Pad Transformer se détache de son clavier physique. par le biais de ses composants, la vente de ces derniers représentant à peu près 20% du chiffre d’affaires. « Étant connus pour nos composants depuis plus de 20 ans, nous bénéficions d’un fort attachement à la marque ». Au final, dans la mobilité, seul le marché du smartphone semble pour le moment échapper à Asus après des tentatives de partenariat peu concluantes avec Garmin et Orange. « Nous aurons prochainement des produits sous Android mais nous attendons de voir comment se comporte le marché avant de les lancer », explique la DG d’Asus France. Quant aux relations avec les revendeurs, elles continuent de s’appuyer en grande partie sur les grossistes. Asus dispose tout de même d’outils dédiés via son programme Advantage grâce auquel les partenaires cumulent des points pour gagner des produits gratuits et ont un accès aux listes de prix ou à la PLV. « Et nous allons lancer pour la première fois une incentive directement auprès de notre réseau à découvrir plus tard dans l’année », conclut Cécile Brenier. ● L’avis d’Europ Computer Performance, partenaire grossiste ECP (Europ Computer Performance) est un grossiste généraliste créé en 1996 dont le siège est basé à Stains (93). Il distribue tout type de produits, du composant au PC en passant par les notebooks à un réseau de revendeurs issus de marques telles que LG, AS Rock et bien sûr Asus. Le chiffre d’affaires d’ECP en 2010 a atteint 27 millions d’euros pour un effectif d’une trentaine de personnes. Les points forts d’Asus « Cela fait plusieurs années que nous travaillons avec Asus en proposant dans notre catalogue la quasi-totalité de leurs produits, à l’exception des gammes audio », explique Ludovic Frion, responsable commercial d’ECP. « L’un des gros atouts d’Asus est la fiabilité de ses produits. Nous avons un taux de retour plutôt faible mais lorsqu’une intervention est nécessaire, le SAV d’Asus est très efficace. Nous ne constatons pas non plus de problème en ce qui concerne les délais de livraison. Certes, il arrive parfois qu’il y ait certains soucis d’allocation en fonction des périodes mais, en règle générale, nous parvenons à être livrés dans la semaine. Par ailleurs, nous disposons d’un commercial dédié avec qui nous sommes directement en contact, ce qui facilite grandement nos relations ». Les points à améliorer « Je regrette qu’Asus ne nous ait pas mis dans la boucle lors de la sortie de ses tablettes. Ils ont voulu privilégier la grande distribution alors que nous avons des demandes de produits de la part de notre réseau de revendeurs. » EDI n°7/Avril 2011 47



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