E.D.I. n°7 avril 2011
E.D.I. n°7 avril 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de avril 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 20,8 Mo

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  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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28 EDI n°7/Avril 2011 Dossier L’architecture blade répond mieux aux demandes immédiates de grosses capacités » Côté marché, après une année 2009 assez sombre, les ventes repartent. C’est ce qui ressort des études des cabinets d’analyse. Ainsi, selon IDC, le marché a plongé de 25% au premier trimestre 2009. Du jamais vu. Dès 2010, et surtout à partir du troisième trimestre, on a observé une croissance de 13,2% par rapport à la même époque l’année précedente, toujours selon IDC. Les serveurs x86 ont alors pleinement profité de cette embellie, faisant les affaires de Windows (donc de Microsoft) et celles de Linux (Red Hat, Novell Suse et consorts). En revanche, les ventes de serveurs non x86 ont, pour leur part, chuté de 22%. Autre enseignement de ces études de marché, la percée spectaculaire des serveurs à lames (+22%). Il faut dire qu’ils partent de très loin. Mais le temps joue en leur faveur, avec le mouvement de consolidation dans les entreprises et la forte tendance au cloud computing qui nécessite chez les hébergeurs un renforcement des moyens. « Les serveurs en racks conviennent pour une offre qui évolue progressivement des petites vers les grosses capacités », constate Pascal Messaoudi, directeur technique chez hébergeur Internet FR. « L’architecture blade répond mieux aux demandes immédiates de grosses capacités. » Des politiques de distribution en pointe Mais la grande nouvelle reste la prise du pouvoir par HP au troisième trimestre 2010, devant IBM. Un recul de Big Blue (-2,6%) surtout dû à la baisse d’Unix. Derrière, la hiérarchie est respectée, avec Dell qui se maintient à la 3 e place, devant Oracle/Sun, malgré une chute des ventes (-20%), et Fujitsu. Enfin, le domaine de la tolérance de panne devient plus que jamais un marché de niche. Beaucoup de serveurs disposent en standard de protections, telles qu’une double alimentation ou des disques RAID. De plus, avec la virtualisation et la répartition de charges entre serveurs, la continuité de service est garantie dans les usages ordinaires. Mais certains secteurs, comme la santé ou les télécoms, sont plus exigeants et nécessitent parfois des machines spécifiques. Cependant, le secteur est réellement étroit. Face à une santé du marché retrouvée, les constructeurs aiguisent leurs armes et, en particulier, les canaux de distribution : le « channel », selon l’expression consacrée. Les performances techniques ne suffisent en effet pas à assurer le succès. Encore faut-il que l’utilisateur final - l’entreprise -, puisse facilement se procurer ces équipements. D’où, de la part des constructeurs, des politiques de distribution de plus en plus élaborées, mais aussi Les serveurs en racks facilitent l’évolution progressive des petites vers les grosses capacités. LE VAD, UN INTERMÉDIAIRE DE CHOIX ENTRE CONSTRUCTEURS ET REVENDEURS Créé en 1981, Config est un grossiste à valeur ajoutée (VAD), spécialiste de la sécurité et de l’optimisation de réseau. La société emploie une soixantaine de collaborateurs et compte près de 800 partenaires, dont 450 en France, les autres se répartissant surtout dans les pays du Maghreb. « Étant très centrés sur la sécurité, nous ne pouvons pas nous permettre d’être multimarque dans le choix de nos fournisseurs de serveurs », explique Zouhir ElKamel, le P-DG de Config. « Aussi, ne revendons-nous que du NEC, qui répond parfaitement à nos attentes, par exemple avec Zouhir El Kamel, P-DG de Config. ses modèles Fault Tolerant et son architecture logicielle de cluster Express Cluster. Bien sûr, des modèles plus classiques sont dotés de fonctions de sécurité, par exemple, d’une double alimentation et, avec des mécanismes de répartition de charge. Ils assurent ainsi une certaine continuité de service. Mais si l’on vise une continuité totale, il faut des machines conçues pour tolérer les pannes et des architectures logicielles qui pilotent l’ensemble de la ferme de serveurs. C’est un marché de niche. Aussi, nous ne misons pas sur le volume, mais sur la qualité des prestations pour réaliser nos marges. » Un VAD est donc un intermédiaire de choix entre le constructeur et le revendeur final. Il vient en support en avant et après-vente, jusqu’au niveau 2, auprès de ses partenaires. Config organise des formations à leur intention et il les incite à y participer en facturant ses interventions auprès de ceux qui ne les ont pas suivies. des gammes de produits de plus en plus variées, notamment en termes de form-factors. Serveurs en rack vs serveurs à lames Ainsi à côté des serveurs tour et des serveurs en racks sont apparus, voici quelques années, les serveurs à lames. Le principe est le même que celui des équipements réseaux dans lesquels plusieurs cartes de connnexion sont inserées dans un châssis. Dans ce cas, des serveurs remplacent les cartes réseau. D’où des avantages immédiats. Les fonctions telles que l’alimentation, la ventilation et les connexions réseaux sont communes à toutes les lames et regroupées dans le châssis. Il peut ainsi y avoir jusqu’à seize lames dans un châssis.
Le gain de place est évident. Par exemple, un rack de 42U de haut accueillera, en moyenne, 42 serveurs rack ou 60 serveurs à lames. L’alimentation étant commune (et souvent dupliquée pour la haute disponibilité), un serveur à lames consomme moins d’électricité que son équivalent racks. Cependant, même si l’alimentation est mutualisée, du fait de la concentration des équipements, il dissipe davantage de chaleur et nécessite donc plus de refroidissement qu’un serveur rack. Atout des serveurs à lames, il est possible de panacher les lames et de réunir, dans un même châssis, des serveurs applicatifs et des serveurs de stockage. Enfin, la mise en service d’un tel serveur est plus rapide que celle de son équivalent en serveurs racks, puisqu’il suffit de brancher un seul raccordement pour le courant, un pour le réseau... Aujourd’hui, les serveurs à lames sont surtout utilisés dans les grands data centers, car ils offrent d’emblée une capacité importante. HP PASSE DEVANT IBM Mais il serait coûteux d’acquérir un châssis seulement garni d’une ou deux lames. Dans le cas d’une montée en puissance progressive, mieux vaut encore commencer par un ou deux serveurs en rack et en ajouter au fur et à mesure des besoins. L’irrésistible progression des serveurs x86 Cette diversification des formats de serveurs ne se retrouve pas forcément au niveau des systèmes d’exploitation. Après des années d’écrémage, il ne subsiste plus que trois grandes catégories d’OS : ceux pour mainframes (survivants chez quelques constructeurs), ceux sous Unix et ceux de la famille x86 (en référence aux premiers processeurs Intel). Les premiers ont quasiment disparu, sauf chez IBM et Fujitsu. Les seconds restent encore au catalogue de la plupart des constructeurs historiques, tels qu’IBM, HP ou Oracle/Sun. La famille Intel Xeon 7500 est disponible en versions quatre, six ou huit coeurs et compatible avec les technologies Intel Hyper-Threading et Intel Turbo Boost. Il s’est passé, fin 2010, un évènement remarquable dans le monde des serveurs : pour la première fois, Big Blue, le symbole de l’informatique a perdu son sceptre, détrôné par HP. Le classement, selon IDC, s’établissait comme suit : Classement des fournisseurs de serveurs (en millions de dollars) au 3 e trimestre 2010 Constructeurs Revenus Parts de marché Revenus Parts de marché Évolution (Q3 2010) (Q3 2010) (Q3 2009) (Q3 2009) 2010/2009 HP 1 377,8 43,7% 1 198,8 40,4% +14,9% IBM 882,2 28% 905,8 30,6% -2,6% Dell 364,1 11,5% 280,7 9,5% +29,7% Oracle/Sun 191,9 6,1% 242,3 8,2% -20,8% Fujitsu 182,9 5,8% 182,5 6,2% +0,2% Reste des constructeurs 156,0 4,9% 154,5 5,1% +1,0% Marché total 3 154,9 100% 2 964,6 100% +6,4% Source : IDC, décembre 2010. On remarque que les ventes ont progressé chez tous les acteurs... sauf IBM (-2,6%) et Oracle/Sun, qui enregistre une chute vertigineuse (près de 21%). La plus forte poussée (près de 30%) revient à Dell, le champion des machines x86, qui distance notablement le second HP (+15%), également porté par la vague x86. Fujitsu frôle la décroissance, tandis que tous les autres acteurs confondus affichent un pâle +1%. Des résultats à relativiser, cependant, car la fin 2009 avait été particulièrement mauvaise pour cause de crise et l’on est encore loin des spectaculaires résultats de la fin de 2007 (3,1 milliards de dollars au troisième trimestre 2010, contre 5,4 milliards en 2007), juste avant le coup de grisou qui a ébranlé l’économie en 2008 et 2009. Côté systèmes d’exploitation, toujours selon IDC, Windows reste prépondérant et ses ventes progressent de 23%, tout comme Linux. En revanche, celles d’Unix baissent de 16% et celles de z/OS de 14%. Dossier Mais chacun ayant sa version (AIX pour IBM, HP-UX ou Solaris pour Sun), la compatibilité n’est pas toujours garantie. Cette catégorie de serveurs est en nette perte de vitesse ces deux dernières années. Les grands gagnants sont les serveurs x86, avec le standard de fait Windows, toujours largement dominant (75%), auquel il faut maintenant ajouter Linux. Deux fondeurs se partagent inégalement le marché : Intel, le précurseur, qui en détient 80%, et AMD, le challenger. C’est un peu la bataille de Xeon (Intel) vs Opteron (AMD). Ces serveurs x86 sont parvenus à un tel degré de performances qu’ils couvrent à peu près tous les marchés. C’est pourquoi des constructeurs de poids comme Dell (3 e mondial) n’ont que cette catégorie à leur catalogue. Tous les grands éditeurs de logiciel (ERP, CRM) ont des versions logicielles pour ces serveurs. Il en est de même des principaux éditeurs d’hyperviseurs, tels que VMware (sSphere), Microsoft (Hyper-V) et Citrix (ZenServer).Le choix reste donc assez large et pour le revendeur, connaître les offres des différents fournisseurs peut être un véritable casse-tête, même si les fournisseurs en question ne sont pas légion. ● EDI n°7/Avril 2011 29



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