E.D.I. n°6 mars 2011
E.D.I. n°6 mars 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de mars 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 108

  • Taille du fichier PDF : 24,7 Mo

  • Dans ce numéro : Les nouvelles données du stockage

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 66 - 67  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
66 67
La voix humaine est partout. Sur Internet, dans les transports, les serveurs vocaux, à la télévision. Mais l’appétit du public, lui, est ailleurs. Il est absorbé, dans sa vie privée comme dans sa vie professionnelle, par le perfectionnement continu de l’image. Du coup, il en oublie le son. La qualité de son iPod, le plaisir d’une vidéo consultée sur Dailymotion, suffisent au consommateur. Résultat, les technologies vocales se font discrètes, alors qu’elles n’ont jamais été aussi près d’aboutir (lire glossaire ci-contre). Il y a quelques jours, lors du traditionnel sommet économico-politique de Davos, le patron de Google s’est livré à une démonstration éclatante, impossible à effectuer il y a quelques années : il a prononcé la phrase « Bonjour, je voudrais deux boules de glace ». Deux secondes plus tard, la tablette électronique a répondu à sa demande… mais en espagnol. Le reproche fait traditionnellement à la reconnaissance vocale tombe 66 EDI n°6/Mars 2011 Techno & solutions SON NUMÉRIQUE LES TECHNOLOGIES VOCALES Le vocal est moins à la mode. Pourtant, la recherche appliquée progresse à pas de géant. Du coup, les opportunités commerciales sont immenses pour les VAR qui sauront se l’approprier. Arrêt sur image… et sur son ! La dernière version du logiciel de reconnaissance vocale Dragon Naturally Speaking, de Nuance, gère documents et feuilles de calcul au son de la voix. donc à l’eau. « On arrive maintenant à un taux d’exactitude de 99% pour une simple dictée vocale », estime un spécialiste. « Il n’y a aucune raison pour ne pas exploiter ces techniques, notamment dans le médical. On peut gagner un temps précieux dans l’accomplissement des tâches. » Tout le monde en parle L’éditeur Nuance, ex-Scansoft, est l’un de ces acteurs. Son développement s’est effectué au pas de course, par croissance externe : pas moins de quarante-huit acquisitions en neuf ans ! Certes, la société ne fait pas que de la reconnaissance vocale. Elle offre, par exemple, des outils de capture documentaire départementale. Il n’empêche que ses outils mobiles sont embarqués dans quatre milliards de téléphones portables, et dans trente millions de véhicules. À l’échelle mondiale, bien sûr. « C’est là que le vocal prend tout son sens », juge Raphael Fumanal, sales manager Business support team chez Shuttle, un fabricant de mini-PC. Quant à l’écosystème de Nuance, il est largement fondé sur les partenariats : « Nous avons noué des accords avec Nuance dans ce domaine », précise Salime Nassur, head of marketing Enterprise & strategic solutions d’Alcatel Lucent. « Dans la voix, c’est la qualité de l’applicatif qui fait la différence. » Microsoft en sait quelque chose : la firme de Redmond traite environ onze milliards de requêtes « voix » par an !
Techno & solutions SE FONT ENTENDRE On arrive maintenant à un taux d’exactitude de 99% pour une simple dictée vocale » Le terminal HX3 de LXE offre aux intégrateurs de solutions vocales une plate-forme pour déployer des applications basées sur la voix. De fait, dans le domaine du vocal et, plus généralement dans celui de la convergence voix-données, Alcatel-Lucent affiche des ambitions fortes dans l’Hexagone, y compris en termes de distribution. Il est vrai que, pour cette entreprise, il est relativement facile de capitaliser sur sa marque. Quant à Quaero, le moteur de recherche paneuropéen qui se présente comme une machine de guerre anti-Google, il travaille sur le chantier de la transcription de podcasts. Même les petits s’y mettent : une entreprise française, du nom de Phone Design, revendiquait déjà, à fin 2010, plusieurs centaines de partenaires revendeurs pour ses outils de reconnaissance vocale. Et ce n’est qu’un début. Une mine d’opportunité pour les VAR : l’entrepôt vocal Mais il n’y a pas que la reconnaissance vocale stricto sensu. Il y aussi tout le secteur de la commande vocale. Et là, les choses bougent en ce début d’année : Psion Tektronix, qui investit depuis longtemps en privilégiant les applications sur le terrain industriel, a recouvré, il y a quelques jours, sa raison sociale originelle « Psion ». Panasonic, lui, continue à égrener, avec une régularité métronomique, sa gamme de terminaux mobiles conçus à la fois pour le secteur manufacturier et le travail en extérieur. Quant au groupe LXE, il commercialise son terminal HX3 à commande vocale qui optimise voix et données. Faut-il en déduire que l’avenir de la revente de produits industriels passe par un « couplage » entre terminauxclassiques et dispositifs vocaux dernier cri ? Noëlle Esnault, country manager de LXE pour la France, en est persuadée. « Pour assurer la gestion de la chaîne logistique, nous croyons beaucoup aux commandes vocales », explique-t-elle. Comme pour accompagner ce mouvement, l’entreprise a décidé, voilà plus d’un an, de passer au tout indirect. Comme presque tous les acteurs du marché. « Sur le plan commercial, il est plus facile de démultiplier notre présence en faisant intervenir différents intégrateurs », explique Noëlle Esnault. Eric Schmidt, P-DG de Google, s’est livré récemment à une démonstration technique impressionnante, impossible il y a encore quelques années. CASSER LA VOIX (EN DEUX) Difficile de s’y retrouver dans le maquis d’applications volontiers entremêlées. Il est loisible, cependant, de diviser en deux grandes catégories les avancées scientifiques et techniques dans le domaine du vocal.• Synthèse et reconnaissance L’auditeur d’un message exprimé sous forme de synthèse vocale ressent souvent une sorte de malaise. Et pour cause : la voix qui lui susurre le renseignement demandé cherche, avec plus ou moins de bonheur, à imiter le « timbre » d’une personne, à partir d’une combinaison de sons laborieusement reconstitués et assemblés. D’où la gêne. Le grand défi pour les années à venir est ainsi plus psychologique que technique. Tout part du respect de l’intonation. Pour cela, il faut être capable d’établir une différence de ton, tout de suite identifiable, entre un serveur vocal administratif et un serveur vocal annonçant les résultats sportifs du week-end. Certes, il s’agit de deux situations très dissemblables. Mais le soin apporté à la résolution de ce problème est essentiel. En tout cas, si l’on veut que l’adoption massive de ces techniques s’impose encore plus rapidement.• Commande vocale La commande vocale est assez différente du concept de synthèse et de reconnaissance. À ce titre, elle justifie une explication distincte. Il s’agit pour l’individu de donner un ordre à l’ordinateur, lequel est chargé de l’exécuter séance tenante. Avantages induits : la libération des mains, qui ne sont plus mobilisées par le clavier, mais aussi, et surtout, la possibilité de commander la machine tout en effectuant une autre tâche. Inutile de préciser que les débouchés les plus prometteurs se situent en milieu industriel, essentiellement au niveau de l’intendance, de la logistique et de la traçabilité. C’est ainsi que, depuis cinq ans, les processus du secteur de l’industrie et de la distribution ont évolué du papier à la radiofréquence, puis de la radiofréquence au vocal. Sachant que ces deux derniers vont souvent de pair. L’objectif de tous les acteurs est d’atteindre un meilleur niveau de capillarité. En Europe, plus de 10% des entrepôts, tous secteurs confondus, ont déjà recours à la commande vocale : seule, ou en appui d’autres techniques. Le business potentiel est à peu près infini. Encore faut-il que les VAR, les SSII et les intégrateurs ne négligent pas cette manne à saisir. Comment éveiller leur intérêt pour l’avenir de la technologie vocale ? Par le… bouche-à-oreille. Un retour aux sources, en quelque sorte. ● EDI n°6/Mars 2011 67



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 1E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 2-3E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 4-5E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 6-7E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 8-9E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 10-11E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 12-13E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 14-15E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 16-17E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 18-19E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 20-21E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 22-23E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 24-25E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 26-27E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 28-29E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 30-31E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 32-33E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 34-35E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 36-37E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 38-39E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 40-41E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 42-43E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 44-45E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 46-47E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 48-49E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 50-51E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 52-53E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 54-55E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 56-57E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 58-59E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 60-61E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 62-63E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 64-65E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 66-67E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 68-69E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 70-71E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 72-73E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 74-75E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 76-77E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 78-79E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 80-81E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 82-83E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 84-85E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 86-87E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 88-89E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 90-91E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 92-93E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 94-95E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 96-97E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 98-99E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 100-101E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 102-103E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 104-105E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 106-107E.D.I. numéro 6 mars 2011 Page 108