E.D.I. n°5 février 2011
E.D.I. n°5 février 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de février 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 164

  • Taille du fichier PDF : 37,3 Mo

  • Dans ce numéro : Le tactile sur le bout des doigts

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Àpremière vue, le marché actuel du cloud implique les trois déclinaisons essentielles que sont le SaaS (Software as a service), l’IaaS (Infrastructure as a service) et le PaaS (Platformas a service). Toutefois, on parlera peu de ce dernier car, après un démarrage très prometteur, ses manifestations demeurent encore embryonnaires. Il faut dire que les besoins sont difficiles à satisfaire. Le PaaS concerne essentiellement les environnements middleware, de test et de développement. Bref, une série d’applications sinon complexes à mettre en œuvre, en tout cas moins évidentes à externaliser que les outils bureautiques tels que, par exemple, la messagerie d’entreprise. Dans la majorité des cas, ce sont donc les applications les plus usitées, les plus banales, qui sont d’abord externalisées. Hébergées chez un prestataire, elles font l’objet d’un abonnement qui évite à l’entreprise cliente d’acheter, et de maintenir, de coûteux équipements. C’est le cas du SaaS (Software as a service), qui peut être utilement complété par l’IaaS 104 EDI n°5/Février 2011 Techno & solutions INFORMATIQUE À LA DEMANDE SAAS, IAAS, PAAS: PLUSIEURS CLOUDS, UN AVENIR COMMUN Troisième et dernier volet de notre triptyque sur les applications, présentes et à venir, du cloud computing. Ce mois-ci, gros plan sur deux domaines impactés par le phénomène : le logiciel et les infrastructures. (Infrastructure as a service), où un ensemble de serveurs et de matériels de stockage est fourni pour une période et un périmètre géographique donnés. Tout le monde dans le SaaS Avec une unanimité touchante, l’ensemble des constructeurs et éditeurs proclament leur attachement indéfectible au SaaS. Google, pour ne citer que lui, est enthousiaste. Le numéro un mondial des moteurs de recherche affiche aujourd’hui déjà 770 partenaires pour ses « Google Apps », ces applications qui constituent le fer de lance de sa proposition commerciale Crispin Read, directeur général de Microsoft Dynamics ERP. en France et en Europe. Et ce n’est qu’un début. « Nous comptons devenir le premier acteur du SaaS, en tout cas en termes de chiffre d’affaires, dans les deux prochaines années », souligne Laurent Lasserre, directeur commercial de Google Enterprise France. Les autres poids lourds du secteur ne sont pas en reste, à l’instar d’EMC, SAP, Dell ou encore de CA (ex-Computer Associates). Signe qui ne trompe pas, ce dernier a récemment lancé la deuxième saison de sa « Cloud Academy », qui regroupe une série d’ateliers organisés en partenariat avec Capgemini,
Les fournisseurs doivent donner plus d’informations s’ils veulent limiter chez le client la sensation de perte de données » Éric Rousseau, directeur général adjoint de l’hébergeur VeePee. Cisco, NetAppet Revevol. Quant à Microsoft, il choisit de mettre l’accent sur l’intérêt des PME. Pour un ERP, le recours au SaaS « est intéressant pour celles qui ne peuvent pas se payer un DSI », affirmait récemment Crispin Read, directeur général de Microsoft Dynamics ERP. Tout le monde dans le SaaS, on vous dit ! Une infrastructure tentaculaire Mais qui dit logiciel à la demande dit nécessairement infrastructure à la demande. D’une façon ou d’une autre, il faut bien traiter, analyser, stocker les milliards d’informations confiées par les utilisateurs à leurs prestataires. C’est là qu’entre en jeu l’IaaS. Et avec elle, la virtualisation des serveurs, qui débouche sur la multiplication des centres de données. Or, à mesure que ceux-ci se déploient, leur localisation devient un enjeu économique et technique. L’implantation géographique obéit en effet à des choix extrêmement précis de la part des hébergeurs. Le cabinet d’études The Boyd a établi une liste des critères retenus pour sélectionner une ville. Le premier élément cité, c’est l’équipement réseau et télécoms. En seconde position vient la possibilité de recruter de la main-d’œuvre spécialisée sur place. Puis, dans l’ordre décroissant, on trouve la sécurité des biens et des personnes, le prix du terrain et de l’immobilier, le niveau de la fiscalité locale, le climat général des affaires, le coût du transport et de la logistique… et, seulement à la fin, le coût d’amortissement prévisible de l’investissement envisagé ! Autant dire que, pour l’IaaS, le coût financier n’est pas vraiment crucial. C’est l’optimisation technique du projet, et son intégration dans l’environnement, qui priment. À Clermont-Ferrand, par exemple, il n’est guère possible d’envisager un nouveau centre de données. Dans la capitale auvergnate, le réseau électrique est exploité au maximum, et les capacités d’acheminement physique sont très limitées. Les entreprises qui veulent s’implanter dans l’Hexagone doivent donc Source : Markess International Techno & solutions A CHACUN SON CLOUD Difficile de s’y retrouver dans la complexité des offres. Globalement, cependant, il est possible de classer les offres cloud autour de trois couches d’externalisation. Sachant que chacune peut fonctionner indépendamment de l’autre.• Le SaaS Il correspond précisément à son intitulé en anglais : « Software as a service », autrement dit, tout logiciel fourni sous la forme d’un service. Les utilisateurs y accèdent tout simplement via leur connexion internet. Prêts à l’emploi, ces programmes ne nécessitent aucune maintenance, puisque les mises à jour sont régulièrement effectuées par l’éditeur. Parmi les logiciels éligibles au SaaS, on trouve la gestion de la relation client, les outils collaboratifs, la businessintelligence et les ERP. Et, bien sûr, toute la panoplie bureautique.• L’IaaS Le concept anglo-saxon « Infrastructure as a service », en français l’infrastructure informatique considérée comme un service rendu à l’utilisateur, n’est que la remise au goût du jour de l’ancien « service bureau » des années 70. Il s’agit, en la circonstance, de serveurs, de baies de stockage et d’équipements réseaux, loués en tant que services à la demande. Les niveaux de services afférents à ces prestations sont ajustés en permanence, en fonction des souhaits et des possibilités de chacun. Une entreprise pourra, par exemple, louer des serveurs Linux ou Windows qui tourneront sur une machine virtuelle. En fait, l’incarnation la plus facile à comprendre, la plus grand public pour se faire une idée exacte de l’IaaS, c’est le centre de données. Celui-là même qui est connu, et reconnu, sous l’appellation de « data center ».• Le PaaS Pour sa part, la notion de « Platformas a service », qui était le grand espoir initial du cloud computing, n’a pas pour le moment rencontré le succès escompté auprès des professionnels. On peut toutefois imaginer que, les entreprises ayant petit à petit accepté de déléguer la gestion bureautique, les ERP et la gestion de la relation client, il en sera de même, à plus long terme, pour la partie plus enfouie des infrastructures. viser de préférence les régions où subsiste suffisamment de place pour faire passer tuyaux et câbles. La région de Tours et, d’une façon générale la « proche province » (Orléans, Rouen, Reims, Amiens), s’y prêtent plus volontiers. La nécessaire normalisation est en marche Il serait excessif d’insister sur la segmentation de marché que représente l’éventuelle concurrence du SaaS et de l’IaaS. D’abord parce que ces différents outils sont complémentaires. Ensuite parce que, si fragmentation il y a, on assiste également à une « recentralisation » de la puissance de calcul autour d’immenses machines capables de répondre à la gourmandise des utilisateurs. Un retour aux sources, en quelque sorte, qui renvoie à l’époque héroïque des mainframes, ces gros ordinateurs qui précédèrent de peu EDI n°5/Février 2011 105



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