E.D.I. n°4 déc 10/jan 2011
E.D.I. n°4 déc 10/jan 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de déc 10/jan 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 23,3 Mo

  • Dans ce numéro : Dossier Impression : le service en première ligne

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Le phénomène se vérifie tous les jours avec une régularité métronomique. Plus le cloud computing monte à l’assaut des entreprises, moins celles-ci ont le temps, voire l’envie, de comprendre ce qui se passe. Force est de constater qu’il en va de même pour la businessintelligence: les outils décisionnels impactent l’activité économique, mais les protagonistes restent, dans leur immense majorité, indifférents ou ignorants. Pourtant, c’est tout le paradoxe, la BI est loin d’être une nouveauté. À l’inverse du cloud, qui surgit du néant, la businessintelligence est imbriquée à la vie des utilisateurs depuis au moins 90 Techno & Solutions INFORMATIQUE DÉCISIONNELLE BUSINESS INTELLIGENCE ET INTELLIGENCE DU BUSINESS L’ÉTAT DES LIEUX EN FRANCE EDI n°4/Décembre 2010 - Janvier 2011 deux décennies (lire, ci-contre, l’encadré « Businessintelligence, mode d’emploi »). Voilà longtemps que les camemberts électroniques Le marché de la businessintelligence est dans une situation très paradoxale. D’un côté, la croissance du secteur est beaucoup plus modeste qu’aux États-Unis et dans le reste de l’Europe. Mais, de l’autre, le potentiel est immense… y compris, et surtout, si l’économie mondiale continue à traverser des zones de turbulences. OÙ EN SONT LES DÉPLOIEMENTS DE PROJETS ? Déploiement déjà effectué 27% Déploiement prévu dans l’immédiat 10% Déploiement envisagé, mais après 2010 18% Cette enquête montre la frilosité persistante des entreprises françaises. À titre de comparaison, on peut noter qu’aujourd’hui, plus de la moitié des sociétés américaines ont déjà fini de déployer leurs projets de businessintelligence. Source : Forrester Research, juin 2010. Logiquement, la perspective d’une météo économique incertaine devrait accroître la vente d’outils décisionnels. Si les VAR et les SSII savent se saisir de cette manne, les retombées commerciales seront énormes. et autres outils d’aide à la décision font le bonheur des consultants, remplissent les rayons des librairies, avec un seul but avoué : éclairer le décideur. Ce qui était vrai dans une économie en croissance l’est encore plus dans une conjoncture hésitante, encombrée d’agrégats de données non structurées. Un exemple est parlant. L’ensemble des images et des sons représente aujourd’hui plus de 80% des données générées, partout dans le monde, en une seule année. C’est un renversement total de perspective par rapport à l’écrit, considéré traditionnellement comme base de la connaissance. Raison de plus pour s’y intéresser de plus près. Surtout si l’on est, comme de nombreux VAR, en quête permanente de nouvelles sources de revenus. Tous à l’assaut des PME Pourquoi le taire ? Beaucoup de revendeurs hésitent encore à se lancer. Pour eux, la businessintelligence est synonyme de produis compliqués et chers, destinés uniquement aux grands comptes. Rien de plus faux. Christian Raza, directeur des opérations France de la société Netezza, elle-même en voie d’intégration à IBM, fournit depuis des années une gamme d’appliances décisionnelles. Pour lui, pas de doute : « de nombreux produits n’impliquent plus aucune formation préalable. Si je devais
Un outil de businessintelligence, c’est à peine plus compliqué à utiliser que Word ou Excel » convaincre un VAR intéressé par la commercialisation d’un outil de businessintelligence, je lui dirais que c’est à peine plus compliqué à utiliser que Word ou Excel ». Exagéré ? Peut-être. Reste que ce n’est pas la technicité de l’outil qui rebute le revendeur. C’est le prix. À ce propos, une étude Forrester confirme qu’une grande entreprise voulant s’équiper de solutions BI relativement solides doit débourser pas moins de 150000 euros. En revanche, il existe bel et bien, à l’autre bout de la chaîne, des outils abordables, légers, pour ainsi dire taillés sur mesure pour les PME. Ce sont eux, et eux seuls, qui vont faire décoller le marché. Signe qui ne trompe pas : les grands s’y mettent. IBM vient de racheter coup sur coup deux éditeurs de BI. Une opération qui devrait permettre au numéro un mondial de l’informatique d’étendre son emprise sur des domaines transversaux, et de descendre en gamme vers les PME. Il s’agit d’une part de Clarity Systems, spécialisé dans le reporting financier, et d’autre part, d’Open Pages, qui optimise la gestion des risques par des techniques complexes de visualisation. Mais IBM veut aussi porter le fer dans de nouveaux marchés, ceux de la convergence annoncée entre décisionnel, mobilité et réseaux sociaux. La BI sur les mobiles est ainsi facilitée par l’annonce d’une nouvelle gamme, intitulée IBM Cognos. Le potentiel est immense : selon Big Blue, dans moins de trois ans, c’est un milliard de personnes qui travailleront à partir d’un terminal mobile. Qlikview est la preuve tangible que l’offre de BI s’élargit puisque cet outil est désormais disponible sur iPad. Même son de cloche chez SAP, qui a récemment racheté son rival Sybase, mais aussi chez Microsoft, dont l’un des modules Sharepoint, baptisé Power Pivot, optimise la BI. On aurait garde d’oublier, dans cette énumération non exhaustive, l’éditeur suisse Autodesk, qui vient d’annoncer la disponibilité sur iPad Techno & Solutions BUSINESS INTELLIGENCE, MODE D’EMPLOI La businessintelligence n’est pas un concept nouveau dans l’industrie informatique. Loin de là. Depuis que les ordinateurs ont envahi la vie quotidienne des utilisateurs, les outils d’aide à la décision n’ont cessé de s’affiner. Résultat, la BI étend sans discontinuer son emprise sur l’économie réelle. Décryptage d’une mode qui dure.• Le décisionnel Cet adjectif substantivé regroupe l’ensemble des éléments constitutifs de la businessintelligence : rassembler les moyens, outils et méthodes nécessaires pour collecter, modéliser, et surtout restituer l’ADN de l’entreprise. L’objectif est simple, au moins dans son principe : fournir aux responsables, qu’ils soient P-DG, directeurs financiers ou DSI, une aide à la décision aussi cohérente que possible. Et ce, grâce à une vue rapide et synthétique de l’activité traitée. La BI consiste à décider. L’outil décisionnel est son bras armé.• Le data warehouse Voilà un terme barbare, beaucoup plus facile à comprendre quand on l’envisage dans sa traduction française : « entrepôt de données ». C’est une base d’informations numériques contenant, et garantissant, la pérennité de l’entreprise. Sa mémoire vive et vivante. Là encore : facile à concevoir intellectuellement, mais délicat à mettre en œuvre. Car pour être parfaitement exploitable, le data warehouse doit être organisé de façon homogène, quels que soient les formats de fichiers utilisés, les époques, les lieux, les types de documents amassés au fil des années. L’entrepôt de données ne sert à rien, si les outils de businessintelligence ne parviennent pas à l’exploiter. Mais s’il est ordonné, il prépare la phase de filtrage, de raffinage, et la présentation finale.• Le tableau de bord C’est le stade ultime de la BI, car il se trouve en aval des projets et réalisations. C’est lui qui contribue in fine à réduire l’incertitude et à rationaliser la prise de risque. L’analogie avec l’automobile, où le tableau de bord du conducteur résume d’une façon exacte, à l’instant T, la situation du véhicule placé dans son environnement, est tout à fait pertinente. de son outil décisionnel Qlikview, développé à l’origine par Qliktech. On le voit: l’offre s’élargit, et les marchés s’ouvrent progressivement. Le cloud, sauveur ou bourreau de la BI ? A priori, on ne voit pas ce qui pourrait freiner la marche en avant du décisionnel, d’autant plus que la montée programmée de l’open source devrait donner un coup de pouce décisif en faisant baisser les tarifs. « Le logiciel libre permet d’envisager des déploiements moins onéreux et aussi performants que les outils classiques », assure Bernard Liautaud, l’un des pionniers de la BI. « Aujourd’hui, plus de 80% des fonctions sont réplicables dans les deux environnements. » Alors, pourquoi hésiter ? Peut-être à cause du cloud. Certains revendeurs considèrent en effet qu’avec l’avènement de cette technique, la businessintelligence n’aura plus tout à fait le même impact sur les entreprises. « La BI est quelque chose de complexe », estime l’un deux. « Le recours au cloud peut permettre à de nombreux utilisateurs, qui de toute façon ne seraient jamais passés au décisionnel, de sauter le pas. » Ce qui conforte le jugement précédent : l’avenir de la BI est décidément sans… nuage. ● EDI n°4/Décembre 2010 - Janvier 2011 91



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