E.D.I. n°4 déc 10/jan 2011
E.D.I. n°4 déc 10/jan 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de déc 10/jan 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 23,3 Mo

  • Dans ce numéro : Dossier Impression : le service en première ligne

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Reportage LA NÉBULEUSE GOOGLE SE En profitant à la fois de ses ressources, de la notoriété de sa marque et de son capital de sympathie, l’éditeur des Google Apps est en passe de devenir l’acteur de référence dans le SaaS, avec une offre prête à affronter les poids lourds du secteur. En Europe continentale, la France fait déjà la course en tête. Google est partout, et pourtant il n’est nulle part. C’est la première entreprise au monde à imprégner à ce point, et en un temps record (quinze ans seulement !) la vie de millions, et bientôt de milliards, d’utilisateurs. Sans être tout à fait visible aux yeux de tous, ce qui constitue un véritable exploit. Google ou l’ubiquité faite entreprise ? Bien possible. À Mountain View, dans cette Californie qui a déjà donné tant de jeunes pousses devenues par la suite tentaculaires, le hall d’entrée de Google donne tout de suite le ton. « Une ribambelle de diodes, qui clignotent en temps réel, mettent en scène le nombre et la localisation des requêtes envoyées au moteur de recherche, à chaque seconde, sur la planète », explique, visiblement impressionné, l’écrivain Ariel Kyrou dans son récent essai Google God. Dans ces conditions, feront remarquer des esprits chagrins, il est illusoire, en restant dans le cadre strict de ce reportage, de faire le tour des activités de l’entreprise. Comment décrire ses contours, comment esquisser seulement un pronostic ? Chacun a « son » Google, avec son expérience, son usage, son point de vue aussi. Bien sûr, le marché professionnel de la revente en Europe, et singulièrement en France, n’est qu’une partie émergée de l’iceberg. Alors, approche trop restrictive ? Pas forcément. La « philosophie » de Google est unique, mais tout à fait réplicable géographiquement - on n’ose dire 58 EDI n°4/Décembre 2010 - Janvier 2011 Google a toujours voulu véhiculer une image moderne et dynamique, à commencer par la décoration des bureaux parisiens de la filiale française. encore historiquement, par manque de recul temporel. Elle s’applique indifféremment aux cultures et aux usages locaux. C’est ce qui fait son poids, et sa facilité remarquable à pénétrer le monde des affaires. L’exemple du SaaS, le marché professionnel phare pour Laurent Lasserre, directeur commercial de Google Enterprise pour la France. Google Enterprise, est emblématique de cet état d’esprit. Les résultats sont là. Les projets aussi. Partenaires Google Apps : la France, première en Europe continentale « Nous sommes une product company, il ne faut jamais l’oublier », martèle Laurent Lasserre, directeur commercial de Google Enterprise pour la France. « Cela fait partie intégrante de la philosophie de Google. C’est à partir de là que nous pourrons élargir progressivement notre cible. » De fait, lorsqu’on regarde le business du SaaS, cette déclinaison du cloud aujourd’hui en pleine expansion, la société affiche d’ores et déjà pas moins de 770 partenaires Google Apps en Europe. Certes, les petites entreprises continuent d’acheter en ligne, mais le mid-market, lui, constitue la grosse partie de l’activité. Quelle est l’importance relative de la France dans ce dispositif ? Le sens du partage et du collectif, revendiqué hautement par les dirigeants du groupe, ne va pas jusqu’à divulguer des informations jugées, à tort ou à raison, stratégiques. « Disons que, si l’on excepte l’Angleterre, la France est actuellement notre premier marché en Europe », lâche Laurent Lasserre. Avant de poursuivre : « Nous comptons bien devenir le premier acteur du SaaS, en termes de chiffre d’affaires, à échéance de deux ans. » Laurent Lasserre a des raisons d’espérer. Car l’offre de Google dans le SaaS a bien évolué : il y a peu de temps encore, les solutions proposées par l’éditeur, pour intéressantes qu’elles étaient, paraissaient à certains prescripteurs insuffisantes pour concurrencer les poids lourds du secteur, à commencer par Microsoft (lire, à ce propos, le Cas client
publié dans EDI n°3). Mais en quelques mois, les choses ont bien changé. « Google Apps, c’est vraiment le grand focus pour les années à venir », résume le directeur commercial pour la France. « En outre, cette activité trouve parfaitement sa place aux côtés de Search pour la recherche en ligne, de Postini pour la sécurité et l’archivage, et de Maps pour la géolocalisation. » Mais il n’y a pas que la complémentarité des lignes de produits. Il y a aussi, et peut-être même surtout, le fait d’être né avec Internet. Tous les dirigeants du groupe insistent sur le fait que c’est un atout majeur par rapport aux rivaux, dont la plupart préexistaient à l’avènement de la Toile. De ce point de vue, Google est aujourd’hui l’une des rares entreprises mondiales à se targuer d’être « un pur cloud », pour reprendre l’expression laconique, mais juste, de Laurent Lasserre. La marge des revendeurs Au moment de son lancement, il y a dix-huit mois, le tarif de la suite « Google Apps Premier Edition » était fixé à quarante euros, par utilisateur et par an. Le revendeur touchait chaque année 20% de la somme totale, soit huit euros par utilisateur. Aujourd’hui, le principe est resté exactement le même. « Nous encourageons vivement nos revendeurs à se comporter comme des apporteurs d’affaires », confie Laurent Lasserre. « Ce sont eux qui effectuent la facturation, ce sont eux encore qui font le lien avec l’environnement de leurs clients. Chez nous, les revendeurs sont considérés comme des gens très responsables. » À l’arrivée, nul ne s’en plaint : le revendeur peut toujours tabler sur une marge qui se situe autour de 20%. Mais elle ne vient pas toute seule. Pour épauler l’action des revendeurs, Google Enterprise a décidé de ne pas ménager son soutien. Ainsi, le groupe ouvre ses API pour faciliter l’intégration des applications maison aux projets des revendeurs, mais aussi à ceux de leurs clients. Il offre aussi un support technique de second niveau, 24 heures sur 24, et 7 jours 7. Cette assistance est disponible en français pour éviter le handicap, plus fréquent qu’on ne le croit, de la langue. De surcroît, Google Enterprise Reportage FOND DANS LE NUAGE Quinze ans d’une irrésistible ascension Août 1996 La première version du moteur de recherche est lancée sur le campus de Stanford. Son nom : Backrub. Septembre 1998 Google Inc. est officiellement enregistré. L’aventure commence. Juin 1999 Les investisseurs Kleiner Perkins et Sequoia mettent la coquette somme de 25 millions de dollars dans l’entreprise. Eté 2000 Le milliard de pages web indexées est atteint. Presque au même moment, les premiers « adwords » (en français, des liens sponsorisés) font leur apparition. Janvier 2001 Google franchit la barre des 100 millions de requêtes… par jour ! L’entreprise recrute son Pdg, Eric Schmidt. Dix ans plus tard, il est toujours en poste. Avril 2004 Google lance sa messagerie Gmail, prélude à une entrée remarquée en Bourse. Avril 2006 Google Maps arrive en France. Dans la foulée, le groupe rachète YouTube pour 1,6 milliard de dollars. Année 2007 C’est l’année de toutes les consécrations. En avril, le groupe passe devant Microsoft pour devenir la marque la plus puissante et la plus influente du monde, en tout cas selon le classement de Millward Brown. En mai, Google Street View rejoint Google Earth et Google Maps. Cet évènement parachève l’offre de géolocalisation. Juste avant Noël, la société lance son système d’exploitation Android pour terminaux mobiles. Septembre 2008 Google propose un nouveau navigateur internet : Chrome. Depuis le début de cette année… La société lance, puis arrête, Nexus One, son premier et seul smartphone maison. En mai, l’éditeur annonce son projet de Google TV. En août, Eric Schmidt, de passage à Paris, déclare vouloir consacrer 5 à 10 millions de dollars à la construction d’un centre culturel et d’un labo de recherche en France, vraisemblablement dans la capitale. Un engagement qui sera oublié à la première occasion ? Pas sûr. Car l’éditeur de Mountain View a, jusqu’à présent, tenu toutes ses promesses, et même au-delà. De fait, selon des sources convergentes, les premiers recrutements ont déjà commencé. Peter Lorant, Head of Enterprise Partners (EMEA). pousse ses revendeurs à participer le plus possible aux sessions de formation – gratuites ! – organisées régulièrement à l’intention de ses forces techniques et commerciales. L’accompagnement et la conduite du changement, avec comme corollaire indispensable la prise de responsabilité par le revendeur (le fameux « empowerment » tant prisé par les dirigeants de Google) vont de pair. Rassurer les VAR et leurs clients Reste, évidemment, l’épineux problème de la sécurité. Sécurité du business, d’abord. Certains revendeurs, parmi lesquels figurent nombre de VAR et de petites SSII, répugnent encore à faire le choix de la distribution en mode cloud. La toute dernière enquête L’apparence ludique est toujours présente, même pour des produits techniques. Ici, la Google Search Appliance. EDI n°4/Décembre 2010 - Janvier 2011 59 ➜



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