E.D.I. n°3 novembre 2010
E.D.I. n°3 novembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 88,9 Mo

  • Dans ce numéro : Le business TICE fait école

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Cas client HÉBERGEMENT UN SAAS DE DÉCOMPRESSION POUR LES MAILS Un établissement financier, le Crédit Immobilier de France, a confié l’hébergement de sa messagerie électronique, ainsi que d’autres fonctions de travail collaboratif, à Microsoft Online Services. Quant à l’intégration, c’est la société Exakis qui s’en est chargée. Apparemment, cela fonctionne. Depuis la rentrée, le SaaS est l’objet de toutes les discussions, de toutes les attentions. Mais beaucoup hésitent encore. Faut-il y aller, ou attendre un peu ? L’expérience toute fraîche, pourtant déjà positive, du Crédit Immobilier de France, peut sans doute servir d’élément d’information. Et, par conséquent, d’outil d’aide à la décision. « Pour nous, tout remonte à fin 2008 », explique Laurent Debes, directeur délégué à l’intégration et à la production de cet établissement financier. « À l’époque, nous recherchions, uniquement pour la partie immobilière de notre activité, un hébergement de type SaaS afin d’unifier notre messagerie électronique. On a d’abord regardé Google et Microsoft, pour voir ce qu’ils nous proposaient. Google nous intéressait, mais son approche nous paraissait un peu trop grand public Fiche d’identité d’Exakis Activité : société d’expertise technologique spécialisée dans l’environnement Microsoft Date de fondation : 2000 Chiffre d’affaires 2009 : environ 28 millions d’euros, grâce à une croissance annuelle de 25 à 45% selon les exercices fiscaux Effectif : un peu plus de 300 personnes Siège social : Bidart (Pyrénées-Atlantiques) 92 EDI n°3/Novembre 2010 Nicolas Perriaud, ingénieur commercial. pour ce que nous voulions faire. Aujourd’hui, les choses sont différentes. Google est sans doute plus à niveau à ce jour, mais en 2008 ce n’était pas le cas. Donc notre choix s’était porté assez naturellement sur les services en ligne de Microsoft, et sur l’intégrateur Exakis. » L’ordre de mission était limpide: mettre sur pied une solution unique, sécurisée et cohérente pour les 3500 utilisateurs du CIF répartis dans 300 agences. Le tout sans avoir à se lancer dans des programmes trop lourds de conduite du changement, qui auraient fait perdre un temps précieux à tout le personnel. Ce point est considéré comme particulièrement important pour Laurent Debes. « En interne, nos utilisateurs connaissaient déjà bien Outlook et les différents outils Microsoft. Il était essentiel, pour la réussite de l’opération, qu’ils se sentent à l’aise, en prise avant tout avec un environnement familier. » Un rapport d’étape encourageant Les premiers résultats sont nettement positifs. Sur le plan financier, d’abord. Le système de facturation est calculé sur la base d’un abonnement par mois et par utilisateur. Le CIF ne paie donc que pour les services auxquels il s’abonne. On est vraiment dans la facturation à l’usage,
TROIS QUESTIONS À … GWÉNAËL FOURRÉ « Tous nos logiciels ont vocation à être portés dans le cloud « L’EDI : Qu’apportez-vous de neuf par rapport à vos concurrents ? G.F. : Le Crédit Immobilier de France voulait davantage qu’une gestion pure et simple de la messagerie électronique, comme on le fait dans la plupart des cas. Son but était donc de confier à un spécialiste du SaaS, non seulement cette fonction essentielle, mais aussi un portail intranet, un outil élaboré de web conferencing, et la fourniture d’une messagerie instantanée. C’est d’ailleurs une constante que nous observons: alors que les grandes entreprises souhaitent avant tout préserver l’existant, les grosses PME, elles, préfèrent aller de l’avant. Comme elles n’ont pas à gérer le poids de l’existant, elles sont désireuses d’une suite bureautique qui soit la plus globale possible. C’est le cas du CIF. Alors, pourquoi a-t-il porté son choix sur Microsoft ? Je pense que la décision du client s’est fondée sur deux considérations qui font la différence: d’une part l’image du fournisseur, et d’autre part le montant au coût marginal, diraient les économistes. Sur le plan technique, les choses se passent plutôt bien. Pas de serveurs à dimensionner ou à configurer, pas de licences clients à acquérir : la simplicité même. Un comble, quand on sait que le principal frein mis en avant par les clients potentiels est, justement, la complexité. Mais ce n’est pas tout. La Suite Business Productivity Online, c’est son nom, permet en outre de libérer le travail des informaticiens. Sur ce point, Nicolas Perriaud, ingénieur commercial chez Exakis, qui a implanté la solution, est formel. « Aujourd’hui, les équipes IT du Crédit Immobilier de France ont absolument besoin de se concentrer sur le cœur de métier, et pas de s’occuper exclusivement de la messagerie électronique. Grâce au temps et à l’énergie économisés, ils peuvent désormais vraiment faire autre chose. » Les utilisateurs, eux, ne se plaignent pas trop : le CIF, à débourser. Il n’est pas interdit de penser que ces deux critères aient joué en notre faveur. L’EDI : Qu’est-ce qui pourrait conduire les PME encore réticentes à recourir à des solutions SaaS ? G.F. : Une simple réflexion de bon sens. Avec le SaaS, une PME peut s’offrir la même solution qu’une société du Cac 40, mais sans y mettre le prix ! C’est le gros avantage du système. Tout est déporté, tout est disponible en ligne, sans consentir un investissement financier et technologique énorme. C’est le constat que nous faisons chez Microsoft. Les entreprises françaises, et surtout les grosses PME, commencent à en reconnaître le bien-fondé. L’EDI : Quels sont les autres marchés que vous comptez attaquer ? G.F. : Les débouchés potentiels sont immenses pour le SaaS, nous sommes loin d’avoir fini de les décliner. Et ce, pour une raison très simple: tous nos logiciels ont vocation à être, à plus Le choix s’est porté assez naturellement sur les services en ligne de Microsoft, et sur l’intégrateur Exakis « qui assure le support de premier niveau, ne relève que très peu de mails faisant état de problèmes techniques. Les bonnes questions pour s’améliorer Du coup, existe-t-il d’autres projets à déployer avec Microsoft et Exakis ? D’autres pans de l’activité du CIF peuvent-ils, à leur tour, être éligibles aux solutions SaaS ? Laurent Debes commence à y penser en pesant le pour et le contre. « Il y a d’abord un problème à régler, de pure forme celui-là. Je trouve que l’interface est un peu pauvre. Il va falloir réfléchir à l’améliorer, l’enrichir. Et puis, il y a un problème de fond, sur lequel je m’interroge. Actuellement, notre approche SaaS est cantonnée aux activités immobilières proprement dites. Si l’on décide de l’étendre à l’activité crédit, est-ce que cela ne posera pas de problème au point de vue de la sécurité ? » Une question sans réponse pour le moment, mais qui Pour le moment, l’approche SaaS se limite aux activités immobilières de la banque. L’extension au domaine du crédit est actuellement à l’étude. Cas client ou moins long terme, portés sur le cloud. Donc on va accentuer nos efforts dans cette voie. Après ? Tout dépendra de l’infrastructure informatique déployée chez le client. C’est elle qui est maîtresse du jeu, en fonction de l’historique Gwénaël Fourré, Product Manager Information Worker chez Microsoft France. et des projets de l’entreprise. Nous sommes uniquement là pour aider à faciliter les transitions économiques et technologiques. Ce qui est encourageant, c’est que nous voyons émerger une demande très forte pour le SaaS. Sans doute l’onde de choc de la crise pousse-t-elle les sociétés à réfléchir, et à adopter des formules plus souples et plus avantageuses pour l’utilisateur. Quand on pense que, il n’y a encore pas si longtemps, les utilisateurs étaient bloqués à 330 mégaoctets sur leurs boîtes mail, et que, bientôt, ils iront sans problème jusqu’à 25 gigaoctets ! vaut d’être étudiée. D’ores et déjà, une chose est sûre. L’adoption rapide et massive du SaaS pour la messagerie et le travail collaboratif lève d’abord une hypothèque importante pour le CIF, mais surtout pour toute la galaxie financière. L’utilisation de méthodes de travail réputées agiles est bénéfique pour tous. Quand la « cloudisation » de l’économie sera devenue réalité quotidienne pour les employés et les cadres, peut-être se souviendrat-on que le Crédit Immobilier de France, avec l’aide de Microsoft et d’Exakis, fut aux avant-postes. ● EDI n°3/Novembre 2010 93



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