E.D.I. n°3 novembre 2010
E.D.I. n°3 novembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 88,9 Mo

  • Dans ce numéro : Le business TICE fait école

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PROTECTION DES DONNÉES: L’ÉTAT D’URGENCE 48 EDI n°3/Novembre 2010 Observatoire Faut-il se prémunir contre la fuite de données sensibles ? Évidemment oui, répondent avec une unanimité touchante les entreprises sollicitées par le cabinet d’études Quocirca. Oui, bien sûr, il faut se protéger, mais pas tout suite ! Car si chacun s’accorde à voir dans la confidentialité des données un enjeu crucial pour la pérennité de son activité, peu d’acteurs remplissent d’ores et déjà, sur le terrain, cette véritable obligation (lire graphique ci-dessous). Les uns évoquent le manque de temps et de ressources - argument éculé qui permet de ne rien faire tout en se donnant bonne conscience. Les autres préfèrent pointer la multitude des processus manuels, avec pour seul objectif de justifier leur inaction. Résultat, la plupart des entreprises se retrouvent dans une situation schizophrénique, où elles savent parfaitement ce qu’il faudrait faire, mais ne le font pas. « C’est une première étape », tempère non sans bienveillance Shirief Nosseir, directeur du marketing des produits de sécurité EMEA de CA (ex-Computer Associates). Selon lui, « cette étude LE DLP, UNE SIMPLE OPTION DANS LA PLUPART DES ENTREPRISES Source : Enquête Redshift 2010. Réponses multiples possibles. Bonne nouvelle, les techniques de DLP (Data Loss Prevention) sont opérationnelles. Mauvaise nouvelle, les entreprises françaises et européennes, même si elles sont conscientes de l’urgence, renâclent encore à mettre en œuvre ces mesures pourtant indispensables. montre que les entreprises ont besoin d’une solution DLP pour assurer la prise en charge de leurs contraintes de conformité, la protection de leur image de marque, et l’optimisation de leur compétitivité ». Un son de cloche que partage le cabinet d’études Quocirca mais avec une tonalité légèrement plus pessimiste. « On parle beaucoup des enjeux de l’intelligence économique et de la propriété intellectuelle. Tout cela reste assez général, cependant. Dans la réalité, les entreprises industrielles n’ont qu’une très faible conscience du risque qu’elles encourent », regrette Bob Tarzey, consultant et spécialiste du DLP. iPhone, BlackBerry, clés USB : le danger est mobile Mieux encore, si l’on peut dire : une autre enquête, réalisée par la société Redshift cette fois, relève une indifférence persistante face aux dangers liés à la fuite de données confidentielles. Ainsi, selon elle, 11% seulement des entreprises interrogées procèdent au filtrage de contenu des informations synchronisées entre les smartphones et les ordinateurs des cadres et des employés. Et ce, alors même que l’usage des terminaux mobiles pour raisons professionnelles est de plus en plus fréquent. « Il faut être vigilant, car les fuites de données commencent souvent localement, de façon quasi invisible, au bureau », constate, pour le déplorer, Alexei Lesnykh, responsable du développement de l’éditeur de logiciels DeviceLock. « Ces fuites proviennent soit des réseaux de communication mobiles, soit de connexions directes au poste de travail. L’exemple le plus classique est celui du port USB. Mais ces pertes de données peuvent aussi avoir pour origine un smartphone perdu, ou, tout simplement, dérobé à son propriétaire. » Un état de fait d’autant plus dangereux « que les entreprises
doivent à tout moment être en mesure de prouver que les normes de sécurité ont bien été respectées ». De fait, seules 18% des entreprises interrogées emploient des solutions de DLP capables de contrôler le contenu des documents imprimés à partir des ordinateurs des employés. Ce risque négligé n’est pas négligeable, puisque, selon le groupe Ponemon, l’impression de documents est le canal le plus prisé par les employés licenciés souhaitant dérober des données sensibles avant leur départ. C’est dire que, si rien n’est fait, les choses ne s’arrangeront pas d’elles-mêmes : selon le cabinet d’études Gartner, dès 2012, il se vendra plus de smartphones dans le monde que de simples PC. Raison de plus pour mieux surveiller l’usage conjoint des différents objets communicants. D’autant que, dans certains cas, les solutions techniques basées sur réseau sont largement inefficaces. Certes, Télécoms et médias en hausse, industrie en baisse Avec 37% d’entreprises convenablement protégées en Europe, le secteur des télécoms et des médias affiche une prise de conscience appréciable. Il faut sans doute y voir, estiment les auteurs de l’étude Quocirca, « la très forte valeur attachée par ce marché à un usage sécurisé des données ». Même chose pour la finance (26%). On ne s’en étonnera pas outre mesure : le secteur bancaire au sens large, c’est-à-dire étendu à l’assurance, au domaine mutualiste et aux établissements financiers, a toujours été attentif au risque de fuites de données sensibles. Sans doute peut-il y avoir des défaillances, comme la récente crise financière l’a surabondamment montré. Mais le culte du secret, de la discrétion, reste une valeur sûre. Rien de tel, à l’autre bout de la chaîne, dans l’industrie. Avec seulement 18% de protection, le secteur manufacturier arrive bon dernier. Un constat peu réjouissant quand on voit le relatif, mais rapide, déclin de l’industrie en Europe. Et en particulier la difficulté de beaucoup d’acteurs à faire respecter leurs droits de propriété intellectuelle. DES NIVEAUX DE PROTECTION INÉGAUX elles protègent le système d’information de l’entreprise dans la mesure où elles reconnaissent les protocoles les plus courants, de type http, smtp, etc. Mais c’est nettement insuffisant pour les supports de stockage amovibles. On le voit, la protection des données est une exigence protéiforme et changeante. Des motifs d’espérer Faut-il baisser les bras ? Bob Tarzey, Sûrement pas. Face à consultant et spécialiste du DLP une prise de conscience chez Quocirca. qui monte, mais qui tarde à se traduire dans les faits, on peut relever deux vrais motifs d’espérer. Le premier se lit dans les faits. Toujours selon Redshift, de plus en plus de responsables informatiques filtrent déjà le contenu de données copiées via des périphériques de stockage de type USB. Le second motif d’espoir est commercial. Les enjeux sont tels que, pour les revendeurs, les VAR et les SSII qui s’empareront tour à tour de ce créneau, le potentiel de business est énorme. Les places sont à enlever dès maintenant. Il ne manque plus qu’une étincelle pour allumer le marché du DLP. ● Source : cabinet d’études britannique Quocirca. Étude effectuée en 2010 dans quatorze pays de la zone EMEA (Belgique, Danemark, Allemagne, Finlande, France, Irlande, Israël, Italie, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Espagne, Suède et Royaume-Uni).



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