E.D.I. n°27 avril 2013
E.D.I. n°27 avril 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de avril 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 23,0 Mo

  • Dans ce numéro : grossiste, un métier à réinventer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CAHIER VAR & SSII TECHNO & SOLUTIONS ➔ DÉFINITIONS ET PRINCIPES Le PLM irrigue l’économie numérique La vie d’un produit commence avec l’idée qui lui donne le jour et se termine par sa destruction ou son recyclage. Entre ces deux étapes se déroule une existence matérielle à base de fabrication, de livraison et d’usage. De quoi attirer en masse ces acteurs essentiels de la chaîne de valeur que sont les VAR, les SSII et les intégrateurs. Par Pierre-Antoine Merlin Peu de gens ont entendu parler du PLM. Pourtant, ce domaine d’activité est ancré dans presque toute l’industrie, y compris les PME, même si celles-ci n’en ont pas toujours conscience. Le product lifecyle management est un véritable carnet de santé qui « suit » le produit tout au long de sa vie. Il en dessine les contours, formalise les ajouts, établit le cahier des charges, calcule les coûts de mise aux normes, etc. L’avionique et l’industrie automobile ont été les premières industries à y avoir recours. De proche en proche, chacun s’est converti. Les biens de consommation, les machines et la construction navale reposent désormais sur des algorithmes issus du PLM. Une fois n’est pas coutume, la France fait la course en tête ! Dassault Systèmes s’est hissé à la place de numéro un mondial. Et le rachat, en 2009, de l’activité spécialisée d’IBM dans ce domaine crucial a encore accentué l’avance de cette pépite emmenée par Bernard Charlès. Derrière lui, des entreprises certes plus modestes, mais non moins efficaces, cherchent à tisser leur toile pour imposer leurs solutions PLM à l’aide de partenaires. L’éditeur PTC est de celles-là. DES RETOMBÉES EN CASCADE « Nous voulons réaliser encore plus de ventes en indirect, assure Damien Lyant, VP EMEA Channel Sales de PTC. On a pris un peu de retard sur notre plan de développement. Néanmoins, nous sommes déjà à 30% de ventes effectuées par le channel. » Ce délai est-il dû à la relative complexité des solutions PLM ? « Non, estime Damien Lyant. Les partenaires et les clients ne sont pas gênés par cette situation. En revanche, nous devons faire l’effort de les accompagner en leur proposant En savoir plus… À notre connaissance, il n’existe en français qu’un ouvrage, d’ailleurs fort bien documenté, sur le PLM. Et encore ! Il date de 2004, et il est épuisé. Il faudra donc s’en remettre à une bibliographie anglo-saxonne. Dont le célèbre « Product lifecyle management » (Springer International Edition) qui familiarise le lecteur avec les rudiments du PLM, puis donne des exemples de mise en pratique dans différentes activités industrielles. Pour accompagner sa découverte, le lecteur aura tout intérêt à consulter les blogs spécialisés. Ainsi, le site www.blogplm.com revient-il en détails sur les systèmes complexes implantés en milieu industriel. Un brin aride, mais émaillé d’humour, comme lorsque les auteurs indiquent que l’ingrédient premier pour le PLM c’est… Excel, ce qui n’est pas tout à fait faux. Il existe aussi une revue appelée PLM Magazine, mais gare aux déceptions : il s’agit de Production laitière magazine. Encore que, par les temps qui courent, les liens entre l’industrie agro-alimentaire et le consommateur auraient bien besoin d’être sécurisés par le PLM. 92 EDI N°27 AVRIL 2013
Nous voulons réaliser plus de ventes en indirect » Damien Lyant, VP EMEA Channel Sales chez PTC. des programmes adaptés à leur marché. » Un mouvement d’autant plus indispensable que « le monde est devenu plat », constate James Heppelmann, P-DG de PTC, reprenant à son compte l’expression de Thomas Friedman. De fait, les méthodes de fabrication modernes ont produit des résultats « inenvisageables il y a encore vingt ans ». Point de vue partagé par Christian Raoul, fondateur du cabinet Wiseorga, spécialisé dans le PLM. « Chez Airbus, EDF et dans beaucoup d’autres grands comptes, le recours à ce type de méthodes est totalement intégré au processus de production. » GARANTIR UNE TRAÇABILITÉ Idem dans la restauration. Il y a quelques semaines, Lascom, éditeur de solutions PLM, s’est ouvert au marché « hors foyer » en déployant sa technologie Lascom CPG (Consumer Packaged Goods) dans une société de restauration collective. Cet outil garantit donc la conformité du produit aux obligations légales, notamment pour l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires : liste d’ingrédients, allergènes, déclaration nutritionnelle et dénomination de vente. Le tout au sein « d’un référentiel global, permettant de supporter un contexte réglementaire mondial et multilingue ». Cette fonction de traçabilité, de sûreté et d’inviolabilité, est devenue essentielle. Bernard Charlès, DG de Dassault Systèmes. Elle touche le PLM, mais aussi ses fonctions connexes, qui toutes participent de la même logique. Gautier Harmel, directeur commercial de Cryptolog, société française spécialisée dans les certificats et la signature électroniques, en est convaincu : la sécurisation des transactions dématérialisées va tout à fait dans ce sens. En témoignent ses plus récents lancements. « Nous proposons une offre de signature électronique sur tablette, destinée à équiper les forces de vente », explique-t-il. Il ne faut jamais l’oublier : « tracer » le produit du début à sa fin est certes une exigence industrielle, facilitée par la banalisation de l’entreprise étendue. Mais cette prise en charge complète ne se conçoit clairement qu’avec un accompagnement juridique et technique, y compris dans les aspects les plus virtuels. Dans l’économie numérique, tout doit marcher à l’unisson. Sinon, la chaîne de confiance s’écroule, et après elle, la chaîne de valeur. DES OPPORTUNITÉS À SAISIR Il reste tout de même à convaincre les intégrateurs de venir se « greffer » sur des solutions PLM. Celles-ci sont prometteuses ; Siemens, acteur majeur du secteur, avec sa division PLM Software, mais aussi le groupe Dassault avec la réussite incroyable de Dassault Systèmes, sans compter de nombreux éditeurs comme PTC, travaillent en indirect. Curieusement, cela ne se sait pas toujours. Et les émules se font discrets. Sans doute par méfiance de la part des VAR et de ces fournisseurs spécialisés. Ils ont souvent partie liée avec la défense nationale, l’industrie nucléaire ou encore les intérêts stratégiques des avionneurs, équipementiers des sous-traitants. C’est dommage. Le PLM est un concept moderne : au centre du travail collaboratif et du partage des bonnes pratiques. On le voit avec les avancées d’Airbus, exemple-type d’immersion PLM. Il y a bien une manne d’opportunités à saisir, surtout dans le secteur manufacturier, plus apte à profiter de ses apports que le monde un peu gris des services ou de la haute finance. n ABÉCÉDAIRE, POUR Y VOIR CLAIR CAO C’est l’ancêtre du PLM. La conception assistée par ordinateur consiste en effet à utiliser des techniques de modélisation géométrique pour concevoir, puis tester virtuellement les produits à réaliser. CRM Customer Relationship Management, soit en français « gestion de la relation client ». Dans une entreprise fondée sur la collaboration et l’échange, le contact avec l’utilisateur est désormais quotidien. Les consultants IT parlent de « l’entreprise étendue ». Le CRM est donc connexe au PLM, sans toutefois se confondre avec lui. ERP Littéralement Entreprise Resource Planning, cette notion regroupe l’ensemble des techniques afférentes à la planification des ressources. En français, on a pris l’habitude de recourir à l’acronyme « progiciels » - hélas peu compréhensible en dehors des spécialistes. L’ERP se distingue du PLM en intervenant uniquement à partir de la prise de commande du produit, avant de le suivre jusqu’à sa livraison chez le client. Maquette numérique Il s’agit de la représentation géométrique d'un produit. Elle est réalisée sur ordinateur pour analyser, contrôler et simuler certains comportements (le crash de voiture, par exemple). Chez Dassault Systèmes, on a pris l’habitude de travailler en « maquette numérique » pour simuler la genèse complète des véhicules. PLM Rien à voir avec le « Paris-Lyon-Marseille » qui fit les beaux jours de l’histoire ferroviaire. PLM est en effet l’acronyme de product lifecyle management, littéralement traduit en français par « gestion du cycle de vie des produits ». On est très au-delà de l’Entreprise Resource Planning : ce dernier gère l’activité économique, mais pas l’outil lui-même. Au fond, l’ERP ne concerne que la gestion d’une petite partie du PLM. La partie aval. SCM Supply Chain Management, autrement dit « gestion de la chaîne logistique ». Cette notion est distincte du PLM, puisque les cycles de processus sont disjoints. Dans l’industrie, l’approvisionnement, le déstockage, la traçabilité sont des exigences constantes. Si l’ERP ne concerne que marginalement le PLM, la chaîne logistique, elle, s’en rapproche beaucoup. AVRIL 2013 EDI N°27 93



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