E.D.I. n°24 déc 2012/jan 2013
E.D.I. n°24 déc 2012/jan 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°24 de déc 2012/jan 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 110

  • Taille du fichier PDF : 16,3 Mo

  • Dans ce numéro : L'impression veut retrouver des couleurs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Actus salons Un éditeur qui veut transiter vers le SaaS a tout intérêt à le faire complètement » Didier Bonjour, directeur commercial et marketing d’Aspaway. Pour entrer davantage dans le détail, les visiteurs pouvaient toutefois compter sur les ateliers. Celui animé par Lemon Operations, société spécialisée en recrutement et valorisation des réseaux de distribution des fournisseurs, était notamment axé sur les options auxquelles les revendeurs sont confrontés dans le déploiement des offres cloud. Pour Laurent Glaenzer, son fondateur, « l’avenir est au cloud public. D’ici 10 à 15 ans, toutes les entreprises seront passées au cloud. L’option cloud public est économiquement la plus rationnelle. Si l’on compare 1000 serveurs hébergés chez un client à 1000 serveurs hébergés en data 28 EDI n°24/décembre 2012 - Janvier 2013 center, le rapport de coût varie de 1 à 7 ».Le revendeur qui se fournira auprès des clouds publics pour revendre des ressources à ses clients doit donc être très pragmatique. Selon Laurent Glaenzer, le cloud peut être commercialisé pour doper les marges en overbooking. Ainsi, si on loue un espace de 100 Go à un client, il est évident qu’il n’en utilisera qu’une fraction, donc ces 100 Go pourront être loués plusieurs fois, la souplesse du cloud permettant, le cas échéant, de trouver facilement de l’espace supplémentaire. « On va voir se développer les activités de « cloud brokers » qui vendront à coût réduit des espaces disponibles non exploités dans les data centers », prédit Laurent Glaenzer. Les TPE et PME encore réticentes au cloud computing Si l’on se place du côté des éditeurs, le passage en mode SaaS pose moins de problèmes techniques que stratégiques. « Techniquement, le SaaS est idéal pour les éditeurs car ils n’ont plus besoin de gérer plusieurs versions d’une même application, tous les clients bénéficiant des mêmes mises à jour au même moment. Mais commercialement, cela peut devenir un véritable casse-tête », explique Didier Bonjour, directeur commercial et marketing d’Aspaway. L’hébergeur a mis en place une procédure de transition vers le SaaS en trois Autotask, un outil d’optimisation dédié aux intégrateurs Autotask est un logiciel vendu uniquement en mode direct. Ceci posé, on pouvait s’interroger sur la présence de l’éditeur éponyme sur Partner VIP, un salon dédié au monde de la distribution. Mais en réalité, il ne venait pas chercher des distributeurs, mais bel et bien des clients. Autotask est en effet un logiciel dédié à l’optimisation de tout le processus métier auquel peut faire face le revendeur IT, et en particulier l’intégrateur. À la fois CRM avec intégration de fonctions avancées liées à la mise en place de devis et de factures, gestionnaire de projet, de planning et de suivi des interventions, il permet aux intégrateurs d’automatiser une grande partie de tâches habituellement chronophages et donc d’économiser un précieux temps par homme. « Notre solution présente l’avantage d’être proposée uniquement en mode SaaS, ce qui offre beaucoup plus de flexibilité quant à son déploiement Franc succès pour les sessions plénières, avec des participants aussi nombreux qu’attentifs. et à son utilisation », souligne Caroline Euzet, International Business Development Representative d’Autotask. L’éditeur facture ainsi sur une base de 69 € par mois et par utilisateur, mais outre un ROI rapide, l’intégrateur peut récupérer une partie de cette somme en facturant à ses clients des fonctions intégrées à Autotask comme le « Portail Client » qui permet à ce dernier de suivre les projets en cours. étapes : préparation du projet, balisage avec test client et mise en œuvre. Une opération simple sur le papier, mais qui implique aussi de modifier l’ADN de l’éditeur car cela instaure de nouveaux contrats, une facturation et une rémunération différentes car basées sur le récurrent pour les commerciaux. Selon Aspaway, il faut entre 6 et 9 mois pour assurer la transition. Quant à la cohabitation entre le SaaS et la vente classique en licence, le scepticisme est de mise. « Le commercial d’un éditeur aura toujours tendance à proposer plutôt une solution « on-premises », beaucoup plus simple pour lui à gérer en termes de commission. Un éditeur qui veut transiter vers le SaaS a donc tout intérêt à le faire complètement », souligne Didier Bonjour. Les conférences et ateliers de Partner VIP ont montré que le cloud faisait certes bouger toutes les lignes, mais que toutes ne se déplaçaient pas à la même vitesse. Ni même parfois dans les mêmes directions, quand on écoute les discours divergents sur la future prédominance des clouds privés, hybrides et publics. Les éditeurs et les VAR semblent les mieux placés pour baliser le cloud dans un modèle de distribution indirecte. Les revendeurs et intégrateurs ont l’air de croire encore à la pérennité du modèle actuel. On ne peut pas leur donner tort, car du côté du client final, l’adoption pleine et entière du cloud computing, notamment auprès des TPE et PME, n’est toujours pas à l’ordre du jour. ●
Actus salons LE CLOUD SOUVERAIN FAIT DÉBAT Pour clore sa 2 e édition, Partner VIP a choisi de réunir un panel de grands acteurs IT afin d’échanger sur la nature, les chances et les implications du cloud souverain. Bilan : stimulant sur le plan intellectuel, riche sur le plan des opportunités commerciales. Cette fois, ça y est. Le concept de cloud souverain s’est imposé dans les esprits. Certains étaient déjà convaincus : les lecteurs attentifs de « l’E.D.I. » ont pu suivre avec gourmandise, depuis de longs mois, le destin économique et financier de ce fameux Grand Emprunt national, décidé en 2009 par les pouvoirs publics pour pallier les ravages de la crise. Mais ce n’est pas tout. Car ces mêmes pouvoirs publics ont eu l’idée d’affecter une partie substantielle du produit de l’emprunt à la construction de data centers sur le territoire national. Ce faisant, ils ont voulu encourager, par tous les moyens, l’avancée du cloud computing. Non sans mal : les bisbilles locales et les problèmes d’ego ont retardé l’arrivée des premières réalisations. Mais aujourd’hui, cette mission est en partie accomplie. Plusieurs acteurs de poids sont lancés à vive allure sur l’autoroute numérique, dont les désormais célèbres Numergy et Cloudwatt (lire les pages « Avis d’expert »). Vers une souveraineté européenne Pour Philippe Tavernier, président de Numergy, l’industrie numérique incarne « une capacité de puissance ». En conséquence, « l’État juge bon d’accompagner ce mouvement. On apporte ainsi aux partenaires PARTNER VIP - TABLE RONDE De gauche à droite, Didier Jaubert (OBS), Patrick Starck (CloudWatt), Christian Comtat (IBM), Philippe Tavernier (Numergy), Emmanuel Obadia (SalesForce) et Pierre Barnabé (SFR) lors de la table r onde sur le cloud souverain organisée en clôture de Partner VIP 2012. un pétale supplémentaire à la richesse de leur offre ». La relation avec le channel est essentielle. S’adressant aux nombreux partenaires présents dans la salle, Philippe Tavernier en appelle à la mobilisation. « On attend vos remontées. On fournit le carburant, à vous d’inventer les usages qui vont bien. Le cloud est un bon fournisseur de slideware. Il doit être un bon fournisseur de business ! » Son principal confrère et concurrent, Patrick Starck, président de CloudWatt, est pleinement en accord avec son homologue. Sur le plan des principes, s’entend. Car pour le reste, la compétition reprend ses droits légitimes. « Nous devons jouer le rôle de catalyseur », lance-t-il. Mais son point de vue est double : d’un côté, il réaffirme que le marché « ne se conçoit que dans sa globalité, avec des acteurs intervenant sur un marché libre ». D’un autre, il entend donner à ce cloud souverain une dimension européenne. Au fil de la discussion, on passe donc du cloud souverain, La fronde des pionniers « Le progrès ne vaut que s’il est partagé par tous », clame un slogan publicitaire. Or, c’est là que le bât blesse. Un petit groupe de pionniers de l’IT à la demande goûtent assez peu le fait d’avoir consacré des années à défricher un domaine aussi complexe, en prenant tous les risques, et sans jamais aucune aide. De Cheops à Acropolis, d’Ikoula à Interxion, la fronde est désormais réelle. Pour faire bonne mesure, un familier du dossier assure que l’État a versé une manne financière surabondante à de gros acteurs qui n’en avaient guère besoin, compte tenu de leur offre SaaS préexistante. Certes, tout cela est difficile à prouver. Mais l’inverse l’est tout autant. implicitement national, à un cloud souverain dont le périmètre est maintenant… celui de l’Europe. Rien que cela ! Public, privé ou hybride ? Et Patrick Starck de se lancer dans une vaste fresque historique, brossant à grands traits la saga de l’IT de ces 40 dernières années. Dans les années 70, domination sans partage d’IBM et de ses mainframes. Années 80, apogée de la mini-informatique et irruption victorieuse du PC. Milieu des années 90, arrivée d’Internet et de ses majors gloutons (Google et Amazon) qui mettent tout le monde d’accord. Enfin, depuis quelques années, c’est l’irrésistible montée de la mobilité, aboutissant à un partage forcé de la valeur entre Apple et Samsung. Question : où sont les Européens ? Réponse : nulle part. Reste donc à préciser le cloud souverain dans ses fondements. Public, privé ou hybride ? « Public », estime Emmanuel Obadia, VP Europe de SalesForce. Dans un premier temps, « intermédiaire et hybride », atténue Pierre Barnabé, Dg de SFR Business Team. Reste qu’à l’arrivée, comme le remarquait Éric Taillard, VP cloud EMEA d’Arrow ECS, « les acteurs du cloud auront les mêmes problèmes que les éditeurs et constructeurs, pour l’accès au marché comme pour l’intégration à l’existant ». Enfin une chose qui ne change pas ! ● EDI n°24/Décembre 2012 - Janvier 2013 29



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