E.D.I. n°21 septembre 2012
E.D.I. n°21 septembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de septembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 50,0 Mo

  • Dans ce numéro : Dossier opérateurs télécoms

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Focus 90 EDI n°21/Septembre 2012 LE FUTUR, C’EST MAINTENANT LE MACHINE-TO-MACHINE DONNE UNE ÂME AUX OBJETS Les réseaux cellulaires seraient mal adaptés au machine-to-machine ou M2M. Pour répondre plus spécifiquement à ces besoins, Sigfox a ouvert un réseau Ultra Narrow Band (UNB). Selon les experts, en 2016, 50 milliards d’objets seront connectés. Cela s’étendra de la cafetière qui réclame toute seule qu’on la réapprovisionne (contrat entre Orange et Nespresso), jusqu’à la voiture électrique qui gère, comme une grande, la recharge de ses batteries, comme on l’a vu au récent MWC2012, à Barcelone, en passant par tous les capteurs et les sondes du monde industriel. On parle du machine-to-machine ou encore de l’internet des objets (IdO) ; les Anglo-Saxons le nomment Internet of Things (IoT). Dans leur immense majorité, ces communications empruntent les réseaux cellulaires (lire l’encadré). Cet usage a commencé au début des années 2000 lorsque le GPRS apparaît en tant que premier réseau de données pour les mobiles. L’Idate estime le marché du M2M à près de 28 milliards d’euros. Rien d’étonnant à ce que les opérateurs s’intéressent de près à ce gros gâteau. Maîtrisant le maillon clé – le réseau –, ils sont évidemment les mieux placés. À l’image d’un OBS qui a multiplié les initiatives dans ce secteur, comme l’accord signé il y a peu avec Axxès, qui exploite un service de télépéage, de collecte et de diffusion des données utiles pour l’évaluation de l’écotaxe sur les poids lourds. Écoresponsable, l’UNB fourmille de qualités « Utiliser les réseaux 2G et 3G pour cela, c’est du gâchis, car la plupart du temps, il ne s’agit que d’envoyer quelquefois des messages de la taille d’un SMS », déplore Ludovic Le Moan, président et fondateur de Sigfox. Ce dernier est un opérateur de réseau exploitant sa technologie propriétaire d’UNB (Ultra Narrow Band) ou ultrabande étroite. En France, elle fonctionne dans les fréquences basses (166 Hz ou 860 Hz). Son architecture est de type cellulaire, mais la taille de chaque cellule s’étend sur une quarantaine de kilomètres. Du coup, « un millier d’antennes suffit à couvrir la France ; trois seulement pour couvrir Toulouse », estime Ludovic Le Moan. Chaque antenne est de la dimension d’un long cierge de 1 m ou de 2 m placée sur un point haut, pour élargir la couverture. Chaque cellule peut gérer plusieurs milliers de terminaux. La largeur de bande de chaque canal est de 100 Hz et le débit de 100 bps. Dérisoire à l’échelle des réseaux d’aujourd’hui, mais largement suffisant, estime Sigfox, pour véhiculer les messages entre objets. Toutes ces antennes sont raccordées au hub de Sigfox auprès duquel les clients récupèrent leurs données. Outre la rationalisation de l’utilisation du spectre de fréquences, on attribue un autre avantage à cette technologie : les modems UNB de Sigfox brûlent mille fois moins d’énergie que les stations de base GSM. Enfin, l’utilisateur est lui aussi gagnant UN POTENTIEL DE 30 MILLIARDS D’EUROS EN 2013 Année Cellulaire Satellite Total 2009 11 171 1 029 12 200 2010 14 243 1 281 15 524 2011 17 938 1 582 19 520 2012 22 537 1 833 24 370 2013 27 375 2 125 29 500 En millions d’euros. Source Idate. puisque l’abonnement ne coûte que de 1 € à 9 € par an. Certains ont déjà compris l’intérêt de cette solution, tel Clear Channel qui gère ainsi ses 12 000 afficheurs en France. Éclairage, surveillance... Le marché est immense Sigfox pense à s’installer à l’étranger dès l’anée prochaine, sa technologie étant indépendante de la bande de fréquences utilisée. Le potentiel de cette technologie est énorme : d’abord parce qu’elle touche tout le monde – particuliers, entreprises et collectivités – ; ensuite, elle fait figure d’auxiliaire dans de nombreux secteurs. Par exemple, dans celui de la protection de l’environnement. Une puce placée dans un véhicule enregistre les données
de conduite, puis les restitue à un serveur qui les analyse. Il est ainsi possible d’améliorer le pilotage et d’économiser du carburant. Un gain qui peut atteindre 10% ou 20%. Autant de CO 2 en moins dans l’atmosphère. Le M2M peut aussi servir à réguler l’éclairage public dont l’allumage est automatique en fonction de la luminosité ambiante. La ville de Cagnes-sur-Mer (Alpes- Maritimes), qui a adopté cette solution depuis 2008, a enregistré une baisse de 20% à 30% de sa consommation électrique. Au top pour la gestion des flottes Le M2M est présent dans les secteurs la maintenance et de la sécurité, par exemple, pour surveiller les grands réseaux publics de distribution. La vidéoprotection peut en tirer avantage : en cas d’alerte, une caméra à détection de mouvement adresse un message à l’administrateur. Bien sûr, la gestion des flottes constitue, elle aussi, un marché de prédilection. Ces modules envoient non seulement leur localisation, mais également des données techniques relatives au véhicule, ce qui facilite le travail des équipes de maintenance et de dépannage. En devenant aussi bavards que les humains, les objets ont donné un coup de fouet au marché des télécoms. ● Un millier d’antennes de ce type suffit pour couvrir l’Hexagone. En France, l’UNB (Ultra Narrow Band) fonctionne dans les fréquences basses et chaque cellule s’étend sur une quarantaine de kilomètres. LES DONNÉES DU M2M FONT AUSSI DU TRI SÉLECTIF Le champ des applications du M2M n’a pas de limite. On retrouve même cette technologie dans la collecte des déchets en grandes villes. Ainsi, dans le Grand Besançon qui compte 1 750 000 habitants, ce sont quelque 39 000 tonnes de déchets par an qu’on doit ramasser. La collectivité a décidé de réduire ce poids en créant une « taxe incitative », calculée en fonction du poids des déchets par habitant et du nombre de ramassage, en remplacement de la taxe forfaire jusque-là appliquée. Pour mener son projet à bien, le Grand Besançon a opt é pour une solution M2M, qu’Orange et Plastic Omnium ont développée. Chacun des foyers a reçu un bac de couleur de grise – 40 000 au total –, équipé d’une étiquette RFID, qui identifie l’usager. À chaque « levée » de la poubelle, les lecteurs installés sur la benne à ordures ménagères reconnaissent à qui appartient le conteneur et le pèse. Les informations sont transmises, en temps réel, via le réseau GPRS, au système informatique de la collectivité. En fin de mois, celui-ci totalise le nombre de « levées » et le poids pour établir la facture. Mais cette transmission en temps réel, associée à un système la géolocalisation par GPS, présente plusieurs autres avantages. Il permet de signaler tout incident. Ainsi le « ripper » – l’employé situé à l’arrière du camion-benne – dispose d’un boîtier de boutons préprogrammés pour indiquer, notamment, une poubelle cassée ou contenant des détritus mal triés. Il est aussi possible de recenser sur une liste noire, par exemple, les poubelles déclarées volées et qui réapparaissent à un autre endroit. Au moment de la « levée », le système détecte l’anomalie et bloque la collecte du conteneur. En somme, le machine-to-machine apporte une solution qui doit permettre au Grand Besançon de se conformer au Grenelle de l’environnement lequel incite à une réduction de poids des ordures ménagères de 5 kg par an et par habitant.



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