E.D.I. n°20 jui/aoû 2012
E.D.I. n°20 jui/aoû 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de jui/aoû 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 32,6 Mo

  • Dans ce numéro : Prime à la spécialisation sur les marchés verticaux

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Focus SANS FIL LE WIFI SUR TOUS LES FRONTS L’épopée WiFi, commencée il y une douzaine d’années, se poursuit. Qui aurait dit que cette technologie viendrait en renfort du GSM en 3G, rivaliserait avec Ethernet et remplacerait les câbles en vidéo et en hi-fi ? Et pourtant… Àla pointe du progrès, comme toujours, la technologie WiFi s’enrichit de trois nouvelles normes : 802.11u – ratifiée en 2011 – devrait être mise en œuvre en juillet 2012 dans les hotspots PassPoint ; 802.11ad, qu’on peut qualifier de « câble » HDMI, est prévue pour fin 2012 ; enfin, 802.11ac, l’équivalent du Gigabit Ethernet, est attendu pour la fin 2013. Enfin, de nouveaux venus ont déterré la hache de guerre entre les architectures. 802.11u : aussi simple qu’un coup de fil La norme 802.11u constitue la cheville ouvrière des hotspots de nouvelle génération. Nommés Hotspot 2.0 par l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers), la WiFi Alliance les a rebaptisés PassPoint. Le but du 802.11u ? Identifier l’usager de manière aussi transparente et simple qu’avec le GSM en 3G. Dans ces réseaux, la carte SIM des smartphones et autres tablettes dialogue avec la base d’abonnés de l’opérateur (HLR ou Home Location Registry) et permet l’authentification. Dès lors, pourquoi ne pas utiliser cette même carte SIM pour identifier automatiquement un abonné dans un hotspot PassPoint (ex 2.0), au lieu de passer par la méthode classique (SSID, mot de passe, etc.). Voilà ce que permet la norme 802.11u, grâce au logiciel PassPoint téléchargé sur le mobile. L’authentification n’emprunte plus le réseau 3G mais le hotspot, pour aboutir au HLR. Après reconnaissance de l’abonné, les communications de ses données seront automatiquement aiguillées 90 EDI n°20/Été 2012 vers le hotspot, sans son intervention. Ce qui permettra de décharger les réseaux cellulaires. Les accords de roaming jouent de la même manière qu’avec le GSM en 3G. Si le hotspot n’est exploité ni par l’opérateur GSM en 3G, ni par un partenaire, l’utilisateur devra revenir à la procédure habituelle. Pour les appareils dénués de carte SIM, il faudra, par exemple, télécharger auprès de son opérateur un certificat qui fera office de carte SIM. 802.11ad : le HDMI... sans fil Son principal usage : remplacer les câbles HDMI. Fonctionnant dans la bande totalement libre des… 60 GHz, la norme 802.11ad – parfois appelée WiGi – offre un très haut débit (de l’ordre de 2 Gbps) mais une portée LES TROIS NOUVELLES NORMES ET LEURS USAGES Nom Ratification Usage Remarques de quelques mètres seulement. La consommation très élevée des composants écarte l’idée – pour l’instant – que cette technologie équipe les appareils mobiles tels que tablettes ou smartphones. Elle remplacera plutôt les câbles entre équipements vidéo et entre matériels HiFi. Son marché sera donc orienté vers le grand public, au moins dans un premier temps. 802.11ad constituera, dans ce domaine, un sérieux concurrent du CPL (courant porteur en ligne). 802.11ac : le Gigabit Ethernet en WiFi Avec la norme 802.11n, on atteint un débit théorique de 600 Mbps – plutôt 300 Mbps en pratique tandis que le 450 Mbps pointe son nez. 802.11u 2011• Identification automatique de l’usager) Entrée en service juillet 2012 dans les hotspots PassPoint (ex-Hotspot 2.0) 802.11ad Fin 2012• Fonctionne dans la bande des 60 GHz• Débit de 2 Gbps• Remplacement de câbles HDMI 802.11ac Fin 2013• Fonctionne dans la bande des 5 GHz Débit maximum avec• Débit maximum théorique de 7,2 Gbps les composants actuels : 1,2 Gbps• Multiclient
Sur le papier, le 802.11ac est capable de grimper à 7,2 Gbps. Trois grandes améliorations expliquent ce bond en vitesse. Tout d’abord, on abandonne les canaux à 40 MHz, au profit de ceux à 80, puis à 160. Pour bénéficier d’un tel spectre, seule la bande des 5 GHz sera utilisée, alors que les technologies b/a/g/n fonctionnent dans celles des 2,4 GHz et des 5 GHz. Deuxième amélioration, on passe d’un système MIMO (Multiple InPut Multiple OutPut) à 4 antennes maximum en 11n – 3 au maximum le plus souvent – à un système à 8 antennes. Enfin, dernier point, on recourt à la modulation QAM256 (Quadrature Amplitude Modulation), au lieu de la QAM64. Mais attention, ces 7,2 Gbps ne sont pas pour aujourd’hui, du fait, notamment, que les composants capables d’exploiter ces possibilités n’existent pas encore. Résultat, en l’état, on pourra doubler le débit théorique du 802.11n, soit atteindre 1,2 Gbps. Enfin, le 802.11ac permettra le multiclient (Multi-User). Par exemple, dans un canal à 160 MHz, un point d’accès à huit antennes pourra communiquer avec quatre clients à deux antennes simultanément à un débit d’environ 1,7 Gbps (débit de 6,8 Gbps pour le point d’accès), à condition que les conditions optimales soient réunies. La guerre entre architectures lourdes et légères reprend WiFi n’évolue pas que du côté des normes : ça bouge aussi dans le domaine des architectures. Ainsi, le nouveau venu Aerohive remet en question l’architecture centralisée jusque-là adoptée par tous les acteurs. Aux tout débuts de WiFi, l’architecture était décentralisée. Chaque point d’accès exécutait toutes les tâches : authentification, cryptage, qualité de service, etc. On parlait de points d’accès lourds (Fat Access Point). Parmi les inconvénients, absence de roaming (passage d’un point d’accès à un autre sans coupure)et de coûteux équipements. En 2003, Symbol – racheté par Motorola en 2006 – invente l’architecture centralisée autour d’un contrôleur, connecté au réseau local, et sur lequel les points d’accès se raccordent tous. Résultat, ceux-ci deviennent légers (Light Access Point), réduits au rôle de relais radio, tandis que le contrôleur reprend toutes les autres tâches. D’où une exploitation simplifiée et le roaming facilité, car le contrôleur pilote les points d’accès. Mais l’essor de la vidéo et la multiplication des terminaux mobiles, font craindre Aerohive d’un étranglement du contrôleur. Il remet à l’honneur les points d’accès lourds – dits intelligents parce que dotés de fonctions nouvelles. Surtout, ils communiquent directement entre eux, notamment pour garantir le roaming – ce que conteste Aruba, un champion du WiFi. À l’instar de la puissance de toutes les machines, Le point d’accès Aruba AP-175 peut être géré de façon centralisée, configuré et mis à jour au moyen du contrôleur. celle du contrôleur augmentera et restera suffisante, estime-t-on chez le constructeur. En revanche, il lance le contrôleur virtuel qui s’installe sur un point d’accès. Il supprime ainsi la nécessité d’un contrôleur physique. Mais Aruba juge que cette solution ne convient qu’aux petites structures – jusqu’à une vingtaine de points d’accès. Au-delà, le recours à la solution physique s’impose. Mais rien n’interdit de combiner les deux. Par exemple, une chaîne de magasin peut installer un contrôleur physique dans son data center et des contrôleurs virtuels dans ses magasins. Ceux-ci sont autonomes et les échanges intersites passent par le contrôleur central. ●



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