E.D.I. n°20 jui/aoû 2012
E.D.I. n°20 jui/aoû 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de jui/aoû 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 32,6 Mo

  • Dans ce numéro : Prime à la spécialisation sur les marchés verticaux

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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70 EDI n°20/Été 2012 Dossier Marchés verticaux [Reportage] IBM LA GAUDE, UNE AGORA NUMÉ L’indétrônable numéro un de l’informatique a implanté, sur le territoire français, l’un de ses deux centres spécialisés dans les solutions sectorielles. Zoom sur ce laboratoire d’un genre inédit, niché discrètement au cœur de l’arrière-pays niçois. Par Pierre-Antoine Merlin. Àquelques encablures de Nice, tout au bout d’une route lovée en surplombde la Côte d’Azur, un curieux bâtiment perce la forêt. Sa forme résolument originale – quatre branches arrondies d’un H en capitale d’imprimerie - en fait, à juste titre, un site classé. Mais son intérêt ne se limite pas aux seuls aspects architecturaux. Il réside dans sa destination à la fois économique, technique et professionnelle. Le site IBM de La Gaude, car c’est de lui qu’il s’agit, est un paradoxe vivant puisqu’il réussit l’exploit d’être à la fois célèbre et méconnu. C’est dommage. Jean-Michel Corrieu, directeur Business Solutions Center d’IBM La Gaude, l’assure d’emblée. « Seuls deux sites de cette sorte existent dans le monde : celui de Dallas et le nôtre. Certes, on peut ajouter le centre IBM de Pékin, puisqu’il est opérationnel. Mais il est encore en phase de montée en charge. » Chez HP, Google, L’une des branches arrondies du Centre International de Solutions Métiers (Alpes-Maritimes). Dans l’espace consacré au retail, IBM organise des sessions pédagogiques et ludiques pour montrer à ses partenaires et clients les débouchés concrets de ses solutions. et autres Cisco, les centres de solutions métiers sont-ils donc inexistants ? « À ma connaissance, nous sommes les seuls », répète Jean-Michel Corrieu. « Pas d’exemple dans d’autres pays, ni chez les autres acteurs. Ici, notre mission est d’articuler la valeur de la transformation des métiers. » Derrière cette phrase mystérieuse se trouve une réalité bien tangible. IBM a laissé à d’autres la fabrication de ses « jeux de commodités ». Autrement dit, la production de matériel courant, banalisé, offrant peu de valeur au fournisseur, et guère davantage au partenaire ni à l’utilisateur. Résultat, l’ensemble des équipements matériels a fortement baissé dans le chiffre d’affaires de Big Blue. C’est le moins qu’on puisse dire : seulement 16% pour le « hard », contre 84% pour les logiciels et services associés. IBM accomplit depuis deux décennies ce passage patient d’une logique de produits à une logique de solutions, elles-mêmes déclinées par grands corps de métiers. Ou plutôt par « industries », comme le précise Isabelle Rabbione, project manager. L’organisation et le fonctionnement physiques du site de La Gaude incarnent donc ainsi, réellement, cette vocation à la fois concrète et multisectorielle. À tel point que, curieusement, certains partenaires ou clients s’intéressent de préférence aux solutions mises en œuvre dans un autre domaine que le leur ! Des espaces « immersifs » pour partenaires et clients Coïncidence ? Heureuse, en tout cas. L’espace (« area », IBM dixit) consacré aux métiers de la finance a été inauguré le jour de notre visite. Aux murs, et dans les bureaux, peu ou pas d’animation. Le sujet ne s’y prête pas. Mais les explications de Richard Cadapeaud, spécialiste des solutions bancaires, valent à elles seules tous les affichages dynamiques. « Le client, quand il vient ici, il doit se sentir chez lui. Notre rôle est de comprendre sa problématique, et d’aider les équipes support sur le terrain. » Une ardente obligation accentuée depuis l’aggravation brutale de l’économie, en 2008 : « Beaucoup de clients sont fébriles aujourd’hui. Nous le constatons. Ces questions
Dossier Marchés verticaux [Reportage] RIQUE POUR LES SOL UTIONS MÉTIERS de treasury, de cash management, prennent de plus en plus d’importance. Nous devons être attentifs et veiller à démontrer la valeur de ce que nous proposons. » Autant dire qu’ici, à La Gaude, IBM n’est ni dans la recherche fondamentale, ni dans le consulting. Mais dans le conseil opérationnel. Dans le périmètre consacré, par exemple, au commerce et à la distribution, on sonne l’heure de « la transformation omnicanale ». Pour Dimitris Gibault, responsable du secteur Distribution et grande consommation, les conditions du business ont changé. La pluralité grandissante des canaux, le « mobileto-store », l’autonomie avérée du consommateur obligent IBM à « recréer la chaîne de valeur de la grande distribution ». La recréer au sein d’un espace clos et, autant que possible, ludique. « Il faut traiter le consommateur comme un marché. » Les démonstrations qui portent sur le marketing prescripteur et corrélatif, vont toutes dans ce sens. Avec, parfois, une tendance raisonnée à l’anticipation des comportements. Une impression identique se dégage de l’espace Santé, où la présence des intermédiaires est plus sensible encore. « Dans ce domaine, nous nous focalisons sur la santé intelligente. Et nous travaillons beaucoup avec des partenaires intégrateurs », assure David Loupia, architecte solutions. Isabelle Rabbione, project manager, et Xavier Rey-Robert, IT Architect, à l’entrée des espaces de démonstration. Les innovations technologiques ont cédé la place aux innovations d’usage » Frédéric Allard, VP & DE, France Lab La Gaude-Sophia IBM Site Director. Ci-dessus, la simulation des conditions de prise en charge d’un patient. « Nous fournissons le middleware, le logiciel. Toute la partie matérielle, le conditionnement, est réalisée par les partenaires », explique-t-il. Et de faire la démonstration d’une action médicale en chambre d’hôpital, incluant la reconnaissance de l’infirmier, la détection d’intrusion d’objet ou de personne, ainsi que le signalement des déplacements… sans oublier le travail collaboratif sur le dossier détaillé du patient. Évidemment, rien à voir avec le geste thérapeutique. Mais tout de même : une simplification et une sécurisation des conditions dans lesquelles la prise en charge du patient peut s’effectuer. IBM veut valoriser le travail collaboratif Xavier Rey-Robert, IT Architect, insiste beaucoup sur ce travail collaboratif, cette mise en réseau. Et d’évoquer, pour faire progresser l’innovation, le programme Jam, une sorte de forum numérique sur des thématiques définies, auquel chacun est invité à participer. Le fait est qu’IBM est l’un des tout premiers groupes à avoir mis en œuvre avant la lettre, en interne, le concept de réseaux sociaux. Car l’innovation vient de partout. La preuve, en circulant dans les couloirs, le partenaire pressé risque de manquer le « mur des brevets » : des plaques commémoratives classées par numéro de brevet, sa date, et son objet. À la condition que sa conception ait eu lieu sur le site. Impressionnant. Comme sont impressionnants la densité et le rythme de sortie des inventions, qui ne se démentent pas, année après année. Frédéric Allard, VP & DE, France Lab, La Gaude-Sophia IBM Site Director, fait remarquer, non sans légitime fierté, que « ce site a arrêté le développement en 1999. Pour autant, les brevets continuent depuis lors à prolonger le mur ». Pourquoi ? « Les innovations technologiques ont cédé la place aux innovations d’usage », reprend Frédéric Allard. On ne saurait mieux résumer l’évolution d’IBM. Le site de La Gaude en est témoin : le savoir-faire ne vaut rien s’il n’est valorisé, pour ainsi dire transcendé, par le faire-savoir. Une assertion aussi facile à énoncer que difficile à vivre sur le terrain. Sur les hauteurs de Nice, IBM s’y emploie. ● EDI n°20/Été 2012 71



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