E.D.I. n°2 octobre 2010
E.D.I. n°2 octobre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de octobre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 30,0 Mo

  • Dans ce numéro : Sécurité : préparez la riposte

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 84 - 85  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
84 85
84 Techno & Solutions PUISSANCE DE CALCUL LE CLOUD S’IMPOSE ENFIN DANS LES ENTREPRISES Tout un symbole. Comme nous l’annoncions dans ces colonnes dès le mois dernier (lire, dans EDI n°1, les rubriques « Évènement » et « Nouveautech ») , Microsoft est désormais engagé à fond dans l’aventure du cloud computing. Le fait même qu’une entreprise de ce poids, avec un effet d’entraînement indéniable sur le reste de l’industrie, se lance dans la bataille, est un signe irréfutable que la tendance observée vers une adoption rapide et massive du cloud se confirme sur le terrain. Fait peut-être plus étonnant encore, même les ERP sont concernés. C’est toute l’économie industrielle et financière qui risque de basculer vers des systèmes d’information de plus en plus virtualisés. Le vieux rêve de la prise universelle est à portée de main. Ce n’était pas gagné. Au printemps dernier encore, une étude IDC montrait que, si 90% des responsables informatiques connaissaient l’existence de l’approche cloud, un tiers seulement se sentaient capables de la définir avec précision. Aujourd’hui, tout a changé. « Les usages du cloud touchent désormais des domaines de plus en plus stratégiques, qui vont bien au-delà des environnements EDI n°2/Octobre 2010 Cette fin d’année marque le vrai début de l’exploitation commerciale du « cloud computing ». Pour les fournisseurs et les intégrateurs, mais surtout pour l’ensemble des entreprises françaises et européennes, c’est une manne d’opportunités business qui commence à tomber du nuage. applicatifs », témoigne Emmanuelle Olivié-Paul, directrice associée chez Markess International. « Ils intègrent notamment le périmètre des infrastructures. » Même les Pouvoirs publics ne sont pas en reste. UNE TECHNOLOGIE, PLUSIEURS SOLUTIONS De l’industrie au commerce électronique, en passant par les collectivités territoriales et les opérateurs télécoms, les exemples d’une mise en œuvre réussie des promesses du cloud sont déjà nombreux. Florilège non exhaustif. Entreprise Projet Prestataire Auxia Dématérialisation des factures Itesoft Lenôtre Solution RH en mode SaaS Cegid Panasonic Suite collaborative IBM Sarenza Hébergement de plates-formes Ecritel Sources: cabinet Markess International, Cherche Midi Expo, Cri’Ouest, Cercle de la relation client, ainsi que les prestataires cités dans le tableau. Données recueillies et publiées en 2010. Selon Jérôme Brun, global domain manager chez Atos-Origin, une partie du « grand emprunt », soit environ un milliard d’euros, est consacrée à la mise en place de data centers et à la popularisation du cloud dans les entreprises. Les PME premières visées De passage à Paris le 22 septembre, Crispin Read, directeur général de Microsoft Dynamics ERP, a même prédit un avenir radieux pour les progiciels. « Le mouvement est lancé et ne s’arrêtera pas. Jusqu’à maintenant, nos partenaires et intégrateurs travaillaient plutôt avec les ERP installés chez le client. C’est en train de changer. Car même pour gérer un ERP, le recours au cloud est intéressant, surtout pour les PME
Les PME sont celles qui ont le plus à gagner en adoptant les techniques du cloud » Crispin Read, directeur général de Microsoft Dynamics ERP. qui ne peuvent pas se payer un DSI et toute une organisation informatique derrière. » Une situation d’ailleurs fort paradoxale, car, explique-t-il, « les PME sont souvent conservatrices dans leur façon de gérer leur informatique. Et pourtant, ce sont celles qui ont le plus à gagner en adoptant les techniques du cloud. » Du coup, tous les fournisseurs s’y mettent. Impossible de citer tous les VAR, toutes les SSII, tous les éditeurs et constructeurs qui font profession (au moins en paroles) d’offrir des solutions cloud. La plupart ont au moins un « discours » sur la question. Certains poids lourds de l’industrie s’engagent nettement, à l’image de Dell et CA, lequel vient de lancer la deuxième saison de sa « Cloud Academy ». Il s’agit d’une série d’ateliers organisés en partenariat avec Capgemini, Cisco, NetAppet Revevol. Au surplus, une alliance commerciale vient d’être annoncée entre Orange Business Services, Cisco, EMC et WMware. Son nom : « Flexible 4 Business ». Cette union sacrée s’appuiera sur du cloud privé et des services de backup, mais aussi sur des prestations de sécurité et de communications unifiées. L’intégration est en marche Les partenaires et les intégrateurs de Microsoft ne sont pas en reste, à commencer par Exakis, spécialiste des solutions de type cloud dans le domaine bancaire. Il faut aussi compter sur des rivaux à l’instar de VMware, dont la plate-forme est considérée par Microsoft comme « un concurrent sérieux ». Quant à la société Citrix, elle vient de racheter VMLogix, un fournisseur de solutions de gestion de la virtualisation pour le cloud. Pour ce qui est de la plate-forme vedette de Citrix, baptisée OpenCloud, elle permet désormais aux utilisateurs « de gérer une combinaison de traitements répartis entre des clouds publics et privés. Et ce, à partir d’une console de contrôle unique, même s’ils utilisent les services de différents fournisseurs de cloud ». Enfin, GFI Informatique vient d’annoncer qu’elle faisait le choix La plate-forme OpenCloud de Citrix a évolué: elle comprend désormais des capacités améliorées de mise en réseau et d'interopérabilité. Techno & Solutions CLOUD COMPUTING, MODE D’EMPLOI Rarement une technologie se sera imposée avec autant de force dans la vie quotidienne des professionnels sans que soient clarifiés sa nature et son mode de fonctionnement. Raison de plus pour y regarder de plus près.• Le nuage proprement dit Tout est dans l’énoncé textuel de la solution : le « cloud computing » n’est rien d’autre que, littéralement, « l’informatique dans les nuages ». Autrement dit, la présence d’une puissance de calcul répartie, ou plutôt disséminée, dans un sous-ensemble flou en perpétuel mouvement. C’est donc, très précisément, cette informatique distribuée qui va permettre à l’utilisateur de stocker ses applications au sein d’un nuage de serveurs, eux-mêmes reliés en réseau. Objectif : satisfaire la gourmandise applicative du client. Ensuite, l’utilisateur n’aura plus qu’à accéder à l’information de son choix, de façon totalement transparente, en se connectant sur Internet. Ni plus, ni moins. C’est aussi simple à expliquer que compliqué à mettre en œuvre.• Le data center Là encore, rien ne vaut la bonne vieille traduction littérale : le data center n’est rien d’autre qu’un centre de traitement des données figurant sous forme d’informations numérisées. Il s’agit ainsi d’une installation physique, en général assez volumineuse (de moins en moins, cependant, avec les progrès de la miniaturisation). Elle est construite pour abriter ces fameux serveurs, ceux-là même qui gèrent les besoins des clients. Sachant que ces derniers sont de plus en plus nombreux sur la planète et de plus en plus exigeants. Initialement installés au milieu des champs, les data centers envahissent maintenant les périphéries.• Les économies potentielles Elles sont énormes. Car l’utilisateur n’acquitte que le coût marginal de son utilisation – un peu comme dans le cas d’un compteur EDF. Pas besoin, donc, d’investir lourdement dans des infrastructures matérielles ou logicielles. On se connecte, on consomme, et on paie en fonction de l’usage, le plus souvent associé au temps passé. Pour un professionnel, la facture « informatique-réseaux-télécoms » descend très vite. De combien, exactement ? Le consensus des analystes indique une réduction moyenne de 30% de la facture. de l’offre cloud de Microsoft pour ses besoins internes, devenant ainsi « la première SSII généraliste de cette taille » à prendre une telle décision. On le voit : à l’instar du haut débit, des infrastructures routières ou de l’énergie nucléaire, la technologie cloud est désormais considérée par les professionnels comme une industrie lourde, solidement appuyée sur de puissants centres de production automatisés. Signe qui ne trompe pas, c’est en premier lieu la disponibilité des ressources informatiques qui est mise en avant dans les sondages spécialisés. Cette précieuse disponibilité est ainsi plébiscitée dans la dernière enquête de Pierre Audoin Consultants, avant même les facilités financières générées par le paiement à l’usage. Que peut-on en conclure ? Quelque chose de très simple, que l’on pourrait résumer de la façon suivante : lorsque les caractéristiques techniques d’une tendance sont jugées plus importantes que le gain pécuniaire qu’elle occasionne, c’est que ladite tendance a de beaux jours devant elle. ● EDI n°2/Octobre 2010 85



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 1E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 2-3E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 4-5E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 6-7E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 8-9E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 10-11E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 12-13E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 14-15E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 16-17E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 18-19E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 20-21E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 22-23E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 24-25E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 26-27E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 28-29E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 30-31E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 32-33E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 34-35E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 36-37E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 38-39E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 40-41E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 42-43E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 44-45E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 46-47E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 48-49E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 50-51E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 52-53E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 54-55E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 56-57E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 58-59E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 60-61E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 62-63E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 64-65E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 66-67E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 68-69E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 70-71E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 72-73E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 74-75E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 76-77E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 78-79E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 80-81E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 82-83E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 84-85E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 86-87E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 88-89E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 90-91E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 92-93E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 94-95E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 96-97E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 98-99E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 100-101E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 102-103E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 104-105E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 106-107E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 108-109E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 110-111E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 112-113E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 114-115E.D.I. numéro 2 octobre 2010 Page 116