E.D.I. n°2 octobre 2010
E.D.I. n°2 octobre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de octobre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 30,0 Mo

  • Dans ce numéro : Sécurité : préparez la riposte

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Le premier trimestre 2010 est à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire d’Acer. Pour la première fois, l’entreprise taïwanaise atteignait à cette date le premier rang des constructeurs de PC sur la zone EMEA, dépassant HP qui menait le peloton depuis des années. Un point d’orgue qui ponctue 34 ans d’histoire plutôt mouvementée. À sa création en 1976, le constructeur s’appelait Multitech et n’a pris son nom définitif d’Acer qu’en 1987. Mais à cette époque, le groupe « Acer » englobait plusieurs entités différentes. On y trouvait par exemple AU Optronics pour les écrans, AOpen pour les cartes mères, Acer Peripherals pour les périphériques… Jusqu’à l’an 2000 où l’entreprise entra dans une phase de mutation faisant de chacune de ces entités des filiales totalement indépendantes les unes des autres, Acer Peripherals devenant BenQ et la partie PC, qui nous intéresse plus précisément ici, est devenue Acer Computers. Cette dernière n’est toutefois pas 56 EDI n°2/Octobre 2010 Reportage ACER, UN CONSTRUCTEUR Entreprise taïwanaise plus que trentenaire, Acer a connu ces dernières années une croissance phénoménale qui l’a propulsée parmi les tout premiers fabricants de PC dans le monde et à la première place en Europe. Un succès bâti sur une gestion novatrice des commandes et des livraisons de machines. la seule composante du groupe Acer à fabriquer et à vendre des PC. En 2007 et 2008, Acer a racheté successivement deux constructeurs importants, Gateway d’abord, qui avait connu ses heures de gloire en Europe dans les années 90, puis Packard Bell, l’une des marques de PC les plus connues du grand public. Portfolio auquel il faut également Le centre de réparation Acer D’une surface de 5 300 m² et employant une centaine de personnes, le centre de dépannage d’Acer à Angers fonctionne en mode industriel autour de six lignes de réparation. Quelque 450 ordinateurs de bureau, portables, vidéoprojecteurs, moniteurs et disques durs externes des marques Acer, Packard Bell, eMachines et Gateway y sont traités quotidiennement. Après réception et identification, les produits sont diagnostiqués, puis réparés grâce aux pièces détachées disponibles dans le stock du magasin attenant. Enfin, l’emballage et l’expédition sont effectués après deux contrôles qualité successifs par deux techniciens différents. Alors que les équipes du site d’Angers réalisent ce cycle en cinq jours en moyenne, le client est, lui, automatiquement tenu au courant par e-mail ou SMS de l’avancée de la réparation. Destinée à permettre au groupe Acer de garder la maîtrise de l’exécution du service, cette chaîne de dépannage assure aussi à ses centres de R&D une remontée en temps réel des informations sur la qualité des matériels. Elle devrait être certifiée ISO 9001-2008 avant la fin de l’année. Acer, fondé en 1976, est aujourd’hui troisième fournisseur mondial sur le marché total des PC et deuxième fournisseur au monde sur celui des ordinateurs portables. ajouter eMachines, une quatrième marque de PC qui appartenait à Gateway mais qui est désormais dans le giron d’Acer Computers. « Même s’ils sont liés au groupe Acer, il y a un vrai clivage entre ces marques », explique Daniel Trachino, directeur général d’Acer Computers France, « nous utilisons la même structure et le même business model mais il n’y a aucun échange d’informations et nous pouvons très bien nous retrouver en concurrence sur des appels d’offre. » Sachant toutefois que ce risque est limité par les positionnements spécifiques de chaque marque. En Europe par exemple, Packard Bell vise toujours le grand public à travers un canal de vente fortement lié à la grande distribution, Gateway se concentre sur les serveurs et ordinateurs professionnels (alors qu’aux États-Unis où Packard Bell n’est pas présent, il est resté un constructeur de PC grand public) et eMachines ne propose qu’un catalogue d’ordinateurs low-cost. « Auparavant le schéma d’achat du PC était simple : le prix était proportionnel à la puissance », précise Daniel Trachino, « mais aujourd’hui, les critères de choix concernent davantage la renommée de la marque et la technologie embarquée. Les acheteurs qui n’y connaissent rien en informatique auront tendance à s’orienter vers une marque qui rassure comme Packard Bellalors que les plus exigeants se tourneront plus volontiers vers la marque Acer. » Cette politique de séparation des marques semblent en tout cas bien fonctionner si l’on considère que selon les trimestres, une marque comme eMachines représente à elle seule 5 à 10% des ventes globales du marché du PC. Acer mène bien sa barque La croissance que connaît Acer depuis plusieurs années maintenant est due pour une grande part à son processus spécifique
Reportage QUI A LE VENT EN POUPE de fabrication des machines. Le constructeur a mis en œuvre une politique de commande, de fabrication et de livraison qui lui permet de ne pas avoir à gérer de stock et donc d’optimiser au mieux ses coûts. Fondé à 100% indirect, ce modèle implique que les grossistes d’Acer (qui sont au nombre de huit et parmi lesquels on retrouve bien évidemment tous les grands généralistes que sont Ingram, Actebis ou Tech Data) passent commande des configurations voulues plusieurs mois à l’avance. Une fois les commandes faites, Acer va en lancer la fabrication auprès de sous-traitants, l’entreprise ne disposant pas d’usine d’assemblage. Et dans un troisième temps, les machines terminées seront livrées au grossiste par bateau depuis l’Asie, un système de livraison certes plus lent (environ 8 semaines de délai), mais bien plus économique et écologique que l’avion. « Ce processus implique que dès le mois d’août, toutes les commandes des PC qui seront présents dans les points de vente à Noël soient déjà effectuées », précise Daniel Trachino. Du coup, Acer doit prévoir quasiment six mois à l’avance quels seront les châssis et composants à privilégier, ce qui implique de pouvoir gérer et anticiper les éventuels problèmes d’approvisionnement de ces composants et les écarts de prix qu’ils peuvent subir même si comme le souligne Daniel Trachino « les économies réalisées grâce au transport maritime permettent de lisser ces fluctuations de prix ». Il ne faut cependant pas croire qu’Acer Computers se contente d’être un simple assembleur géant de PC. Au-delà de la micro-informatique, Acer dispose également d’une filiale dédiée à la production de smartphones (ici le modèle Stream sous Android). L’entreprise dispose d’une force importante en recherche et développement notamment pour tout ce qui concerne la conception des châssis de ses PC de bureau et portables. Les usines d’assemblage avec lesquelles elle travaille doivent obéir à des cahiers des charges très stricts, ce qui a permis de repositionner le constructeur aussi sur le terrain qualitatif, un atout important notamment dans le cadre de la vente à partir de ses partenaires du channel. Nouvelles relations avec les revendeurs Depuis quelques mois maintenant Acer a décidé de s’intéresser de plus près à son réseau de partenaires. « Nous communiquons beaucoup plus directement avec nos revendeurs et plus uniquement avec nos grossistes », confirme Sylvie Noulette, Responsable Marketing Acer Computers France. « Nous avons notamment développé un programme qui leur est spécifique et qui leur permet de profiter de plus d’avantages en fonction de leur implication dans la vente L’avis de Bersoult et Fils, partenaire revendeur Basée en Seine-Maritime et disposant de trois magasins, l’entreprise Bersoult a été créée en 1960 par M. Denis Bersoult avec au départ une activité de vente de matériel hi-fi, vidéo et électroménager. Un pôle informatique a été développé il y a six ans, notamment dans le magasin situé à Mont-Saint-Aignan sous la responsabilité de Mickaël Saillot. Bersoult et Fils travaille avec Acer depuis 5 ans et fait partie des revendeurs Acer Point Experience Center, grâce à un espace dédié à la marque. Son chiffre d’affaires est de 12 millions d’euros pour 64 employés dont 8% sont issus de la vente de produits informatiques. Les points forts d’Acer « Acer est dans une stratégie de valorisation de leur marque et ils nous donnent donc facilement accès à tous les outils permettant de mettre leurs produits en avant. Notre magasin est plutôt haut de gamme donc la présence de leur offre dans nos rayons est positive pour l’image auprès de la clientèle. Nous vendons d’autres marques mais Acer est une des rares qui nous propose un commercial dédié qui vient régulièrement nous rendre visite. En tant que point de vente ‘ physique’, nous avons également droit à des offres exclusives qu’on ne peut pas trouver chez les vendeurs en ligne, par exemple. Enfin et ce n’est pas négligeable, ils ont fait de gros progrès en ce qui concerne le SAV. Il faut parfois à peine 10 jours pour récupérer une machine. » Les points à améliorer « Le seul véritable problème que nous avons avec Acer est en réalité plutôt dû à leur succès. Ils ont une équipe réduite et beaucoup de revendeurs à gérer donc il est parfois difficile de joindre un chef produit quand on a une question spécifique à poser. » de nos produits. » En effet, sur les 850 revendeurs que compte à peu près le réseau de vente indirecte d’Acer, certains affichent des relations privilégiées avec le constructeur. Il existe ainsi des revendeurs bénéficiant du label Acer Point (environ 80) voire Acer Point Experience Center (une quinzaine) qui disposent dans leurs points de vente respectifs un espace dédié aux produits du constructeur (un Acer Corner). Les plus actifs profitent d’un commercial Acer dédié et peuvent bénéficier de certains avantages notamment sous la forme de cadeaux. « Il ne s’agit pas d’en faire des points de vente 100% Acer à l’image d’un Apple Store », précise toutefois Sylvie Noulette, « mais simplement un lieu où nos produits peuvent être mis en avant auprès des clients finaux. » Au-delà de ces Acer Point, les revendeurs sont répartis pour le plus grand nombre en Acer Affinity, Silver et Platinium, selon une structure classique chez les fournisseurs liée au CA mais aussi en fonction de la surface de rayonnage consacrée à Acer et au potentiel de développement. Les Gold ont plutôt un profil de clientèle PME et travaillent souvent sur des appels d’offres locaux avec des mairies ou des écoles. Les Silver sont une véritable pépinière pour Acer, le constructeur étant assez proactif pour identifier les plus efficaces et leur proposer des montées en puissance dans l’échelle des certifications. Sachant que tous pourront se rendre le 20 octobre prochain à Angers notamment pour visiter le nouveau centre de SAV. ● EDI n°2/Octobre 2010 57



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