E.D.I. n°2 octobre 2010
E.D.I. n°2 octobre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de octobre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 30,0 Mo

  • Dans ce numéro : Sécurité : préparez la riposte

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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52 EDI n°2/Octobre 2010 Observatoire LA RÉSISTIBLE ASCENSION DE L’industrie de l’open source est aujourd’hui à la croisée des chemins. Soit elle continue sa marche à la professionnalisation et devient un acteur incontournable, à l’égal des solutions commerciales, soit elle décide de rester une alternative sympathique, mais minoritaire. Pour la France comme pour l’Europe, tout se joue maintenant. Simon Philibert, directeur des études chez Pierre Audoin Consultants, n’y va pas de main morte. S’appuyant sur sa toute dernière enquête, intitulée « 2010-2020 : le futur de l’open source en Europe et son impact sur l’économie numérique », il met le doigt là où la réalité fait le plus mal. Sans précaution oratoire excessive. « En Europe, il existe de grands acteurs sur toutes les couches du logiciel, à l’exception des couches intermédiaires open source et cloud. » Ce n’est pas faux. Le Vieux Continent n’est pas équipé de poids lourds susceptibles de créer un vrai courant d’affaires, comparable à ce qu’a su imposer, par exemple, SAP dans le domaine des progiciels et de la chaîne logistique intégrée. Pour autant, affirme Simon Philibert, « l’open source est devenu en quelques années un élément potentiellement crucial du dispositif, à condition toutefois que l’Europe veuille vraiment avancer dans la voie d’une industrie du logiciel digne de ce nom. » Le mouvement paraît lancé. Les collectivités territoriales en pointe Curieusement, ce sont les villes et, d’une façon générale, les entités décentralisées qui sont les principales pionnières du logiciel libre. « Des villes comme Paris et Munich ont déjà basculé, au moins partiellement, vers le libre », reprend Simon Philibert. Les responsables informatiques sont là pour en témoigner, à l’image de Jean-Claude Meunier, le DSI de la mairie de Paris. « Pour tout ce qui concerne les appels d’offres, nous avons acté depuis le début une prioritarisation du libre. C’est un des paramètres de sélection des dossiers. » De fait, au sein de la fonction publique, il est permis de constater que beaucoup d’administrations fonctionnent d’ores et déjà en double-commande, organisant une sorte de coexistence pacifique entre les solutions libres et les logiciels Microsoft, lesquels sont pourtant éprouvés de longue date. On voit ainsi se banaliser une sorte de bilinguisme culturel de l’utilisateur professionnel, qui « parle » indifféremment Microsoft ou Linux. Les entreprises à la traîne Mais les entreprises, pour leur part, restent globalement assez réticentes. Peu sensibles à la séduction du libre, en un mot. Pourquoi ? Cet environnement CE QUE PLÉBISCITENT LES UTILISATEURS est-il jugé pas suffisamment sérieux ? Pas assez sûr ? Là encore, Simon Philibert enfonce le clou. « Il faut absolument que le logiciel libre et les entreprises apprennent à se parler, à se connaître. Mais en retour, il est indispensable que les éditeurs de solutions open source démontrent à la fois la réalité du retour sur investissement et la pérennité de leurs produits. » La France, elle, semble plutôt bien partie dans la course à l’open source, comme l’atteste la société Actuate. Cependant, pour que l’exemple français se généralise, Source : Actuate. Réponses multiples possibles.
L’OPEN SOURCE l’Union européenne ne doit pas craindre d’annoncer des mesures de soutien aux entreprises, comme la création de fonds d’investissement, avec à la clé une batterie de mesures fiscales intéressantes pour les entreprises. Libre, mais pas gratuit ! À ce nouveau modèle de développement doit en effet correspondre une perspective de business. À un certain moment, s’il veut pouvoir disposer de nouvelles couches logicielles qui enrichissent son travail, l’utilisateur professionnel devra payer. Et il sera gagnant. Les éditeurs spécialisés dans l’open source font valoir que, dans tous les cas de figure, le choix d’une telle solution revient de toute façon beaucoup moins cher qu’un outil propriétaire. Du grain à moudre, donc, pour les entreprises innovantes qui cherchent un marché lucratif. C’est dire que l’écosystème informatique européen a tout intérêt à marcher sur ses deux jambes, avec d’un côté l’open source et de l’autre, les logiciels commerciaux classiques. Les efforts d’innovation et de compétitivité consentis par l’ensemble Simon Philibert, directeur des études des protagonistes, joints chez Pierre Audoin Consultants. à la banalisation des fertilisations croisées et des échanges de bonnes pratiques, vont déjà dans ce sens. Le paysage informatique dans l’Europe de 2010 est donc segmenté en deux catégories parfaitement identifiées, qui ont l’ardente obligation de travailler ensemble. Il n’est plus temps de promettre aux entreprises et aux administrations le meilleur des mondes. Il faudra se contenter du meilleur des deux mondes. ● La course à l’open source Selon une récente enquête de la société Actuate, les trois produits les plus utilisés actuellement en France sont Apache (72,6%) , Linux (69,8%) , et MySQL (68,2%). Ensuite viennent Mozilla (61,5%) , PHP (61,5%) et Tomcat (49,7%). Eclipse, lui, est utilisé par seulement 29,1% des personnes interrogées. Quand on observe dans le détail les différents secteurs d’activité, on trouve peu de changements dans l’usage des logiciels open source. À l’exception notable d’Eclipse, toutefois, dont la pénétration est nettement plus importante dans les services financiers. Les responsables d’Actuate indiquent enfin que, dans la prochaine livraison de leur enquête, prévue avant la fin de l’année, ils examineront « à quel point la technologie open source a progressé en tant que possibilité d‘achat sérieuse pour une entreprise. » PRINCIPALES TECHNOLOGIES UTILISÉES EN FRANCE Source : Actuate. Les réponses multiples étant autorisées dans le questionnaire, composé de responsables informatiques issus de l’industrie, du secteur public et des services financiers, le total dépasse largement 100%.



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