E.D.I. n°19 juin 2012
E.D.I. n°19 juin 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de juin 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 38 Mo

  • Dans ce numéro : Le service toujours gagnant

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 80 - 81  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
80 81
80 EDI n°19/Juin 2012 Techno & solutions DÉFINITIONS ET PRINCIPES DE FONCTIONNEMENT LA B.I. ET L’OPEN SOURCE EN D’un côté, la businessintelligence est considérée comme irrémédiablement complexe. De l’autre, l’open source a souffert d’une réputation de légèreté et d’amateurisme. Pourtant, la réunion de ces deux concepts révolutionne l’informatique d’entreprise et stimule le potentiel commercial des VAR et des SSII. Voilà quelques années, une éventuelle synergie entre les outils de businessintelligence (B.I.) et le monde de l’open source était impensable. Les technologies n’étaient pas prêtes, la banalisation d’internet n’avait pas atteint un tel niveau, les prix étaient élevés et la marche vers la consumérisation commençait à peine. L’informatique décisionnelle, elle, se limitait le plus souvent à quelques tableaux de bord et à des « camemberts électroniques », pour reprendre l’expression du moment, le tout Pour en savoir plus… Une fois n’est pas coutume, on trouve sur la Toile plusieurs sites en français consacrés à la jonction entre B.I. et open source. Le plus intéressant, le plus prometteur en tout cas, est ce blog tenu par un certain Julien Decreuse, passionné de technologies et de leurs usages potentiels. Il écrit dans sa première note : « Depuis que j’ai commencé à travailler dans le domaine de la B.I. open s ource, j’ai pu constater la rapidité avec laquelle ces solutions ont évolué. Nous sommes passés du communautaire à de véritables éditions de logiciels complets et très riches en fonctionnalités. Parallèlement, un véritable business model open source a émergé au fil des ans, avec ses avantages et ses inconvénients. On compte aujourd’hui des éditeurs bien identifiés, avec souvent un modèle économique à deux étages : une version open source, qui sert souvent de démo ou d’accroche marketing, et une version soumise à paiement pour profiter de fonctionnalités supplémentaires. » Tout est dit. Du côté des ouvrages plus traditionnels, disponibles en librairie et en téléchargement, on conseillera le manuel « Pentaho, mise en place d’une solution de businessintelligence ». Écrit par Christian Vigouroux et publié par ENI (52 € pour la version papier, 41 € en numérique) il s’attarde sur de nombreux exemples de mises en application. Plus technique que commercial, il s’adresse avant tout aux spécialistes. Voici un complément très utile à l’approche fondée sur le « netsurfing », aux résultats plus qu’incertains sur une matière aussi complexe. servant de système informatisé d’aide à la décision – les fameux SIAD –, censé faciliter la vie des responsables. Depuis internet et les smartphones, la Terre est plate : chacun veut tout, tout de suite, dans sa vie professionnelle comme dans sa vie privée. La businessintelligence est devenue l’intelligence du business, et l’open source recèle un vivier de possibilités techniques et commerciales. La complexité des données se cantonne désormais à l’amont, essentiellement dans les data centers et les centres de calcul. Mais en aval, chez le partenaire comme chez le client, ce qui domine, c’est la simplicité d’usage. Une mine inexploitée pour les VAR Une telle évolution était loin d’être écrite. Simon Philibert, directeur des études du cabinet Pierre Audoin Consultants, expliquait l’été dernier encore – pour le déplorer – qu’il existait « de grands acteurs sur toutes les couches du logiciel, à l’exception des couches intermédiaires Par Pierre-Antoine Merlin open source et cloud ». Une manière lapidaire, mais concrète, de dire que ce qui touchait au logiciel libre, surtout dans le business, n’était pas pris au sérieux. Mais à mesure que la crise s’approfondit, le climat des affaires se durcit. Du coup, l’exploitation des entrepôts de données devient cruciale. De plus, la restriction des budgets, liée à la nécessité accrue d’optimiser les ressources existantes, fait le jeu de l’open source. « Il faut que le logiciel libre et les entreprises Bernard Liautaud, administrateur de Talend.
Techno & solutions BONNE INTELLIGENCE Le principe de la B.I., c’est chercher, trouver, identifier et traiter des informations » Jean-Noël de Galzain, PDG de Wallix. apprennent à se parler. Et que les éditeurs de solutions open source démontrent à la fois la réalité du retour sur investissement et la pérennité de leurs produits », précise Simon Philibert. Un avis partagé par Michel Calmejane, directeur général de Colt France. ABÉCÉDAIRE, POUR Y VOIR CLAIR « Pour les fournisseurs, les VAR et, d’une façon générale, pour l’ensemble de la chaîne de valeur, c’est un mouvement important. Pour donner une idée : la moitié des systèmes d’exploitation utilisés dans nos data centers sont sous Windows, et l’autre moitié sont déjà des outils open source. » Toujours selon cet opérateur, ces derniers offrent de meilleures capacités en termes de flexibilité et de développement. Jean-Noël de Galzain, PDG de Wallix, éditeur français de sécurité, va plus loin. Selon lui, l’open source a partie liée avec la businessintelligence. « Le principe même de la B.I., c’est d’arriver à rechercher, trouver, identifier et traiter une masse de plus en plus volumineuse d’informations. Le fait de travailler avec un système qui permet la mise à disposition du code source au plus grand nombre va explicitement dans ce sens. » Autrement dit, l’open source, Rarement un domaine aura été aussi riche en acronymes anglo-saxons que celui de la businessintelligence, surtout quand elle est abordée sous l’angle du logiciel libre. Raison de plus pour en décrypter les principales notions de base. Décisionnel Regroupe l’ensemble des éléments constitutifs de la B.I. : les moyens, outils et méthodes pour collecter, modéliser et restituer le code génétique de l’entreprise. L’objectif est de fournir une aide à la décision aussi synthétique et cohérente que possible, à seule fin d’éclairer les choix du décideur. ETL Extract TransformLoad, c’est-à-dire « extraction-transformationchargement » en français. Il s’agit de synchroniser massivement des bouts d’informations d’une base de données vers une autre. OLAP Littéralement, Online Analytical Processing. Ce terme renvoie à l’ensemble des procédés permettant de conduire l’analyse multidimensionnelle des données. Y compris celles qui seraient difficilement accessibles via les systèmes de gestion de bases de données classiques – les fameux SGBD – quelquefois inaptes à l’interprétation et à la gestion d’informations trop complexes ou trop volumineuses. Open source Cette appellation est souvent préférée à celle de « free software ». Et maintenant, Google contre Facebook Sergey Brin, le cofondateur de Google, met en garde contre une dérive – selon lui – abusive. Dans un récent entretien publié dans The Guardian, il met en cause Facebook et Apple à propos du cloisonnement du nombre gigantesque de données enfermées, dans un cas, sur ses pages (Facebook) et, dans l’autre, au sein de ses applications (Apple). Mais pour Sergey Brin, cette difficulté à aller À raison : dans la langue anglaise, le mot « free » évoque aussi bien l’idée de liberté que celle de gratuité. En mettant l’accent sur la simple mise à disposition du code source pour les développeurs et les utilisateurs, l’usage du terme « open source » remporte l’agrément de tout le monde. À noter que le développement de ce marché est non seulement porté par les entreprises traditionnelles de l’informatique, mais aussi par des sociétés de services spécialisées, appelées SSLL (sociétés de services en logiciels libres). Cet intitulé permet de les différencier des classiques SSII. Sergey Brin, cofondateur de Google. puiser les données de ces deux géants du web tient moins à la masse énorme des informations qu’ils génèrent qu’à une volonté manifeste de les cloisonner. Du coup, malgré tous ses efforts, Google n’arrive pas à agréger les contenus pour les présenter, in fine, sur l’écran de l’internaute. Impossible, donc, d’indexer les items. Plus encore, à propos d’Apple et de ses 550 000 applications, l’homme fort de Google l’affirme sans ambages : « Toutes ces informations contenues dans les applications, les robots des moteur s de recherche ne peuvent pas les sonder. » Du grain à moudre pour les informaticiens… et pour les avocats. le Big Data et la sécurité participent du même écosystème. Et les systèmes de gestion de bases de données ? Lorsqu’on rentre plus avant dans la technique, ils apparaissent souvent dépassés par le volume des informations impliquées par internet. De ce point de vue, affirment certains spécialistes, le recours à la B.I. open source peut résoudre ce problème, car elle est capable de dénicher toutes les informations enfouies, pour autant qu’elles aient été numérisées. Reste à les identifier et les indexer. Bernard Liautaud, administrateur de Talend, un éditeur de logiciels de B.I. open source, ne dit pas autre chose. « Le logiciel libre permet d’envisager des déploiements moins onéreux et aussi performants que les outils commerciaux habituels. » Témoignage confirmé, non sans humour, par l’animateur du blog professionnel The VAR Guy : « Si hier vous revendiez de la B.I. et que vous avez quitté ce marché, revenez-y » ● EDI n°19/Juin 2012 81



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 1E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 2-3E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 4-5E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 6-7E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 8-9E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 10-11E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 12-13E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 14-15E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 16-17E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 18-19E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 20-21E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 22-23E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 24-25E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 26-27E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 28-29E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 30-31E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 32-33E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 34-35E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 36-37E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 38-39E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 40-41E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 42-43E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 44-45E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 46-47E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 48-49E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 50-51E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 52-53E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 54-55E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 56-57E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 58-59E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 60-61E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 62-63E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 64-65E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 66-67E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 68-69E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 70-71E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 72-73E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 74-75E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 76-77E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 78-79E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 80-81E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 82-83E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 84-85E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 86-87E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 88-89E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 90-91E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 92-93E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 94-95E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 96-97E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 98-99E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 100-101E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 102-103E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 104-105E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 106-107E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 108-109E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 110-111E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 112-113E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 114-115E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 116-117E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 118-119E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 120-121E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 122-123E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 124-125E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 126-127E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 128-129E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 130-131E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 132