E.D.I. n°19 juin 2012
E.D.I. n°19 juin 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de juin 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 38 Mo

  • Dans ce numéro : Le service toujours gagnant

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 38 - 39  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
38 39
Reportage PANASONIC, UN INDUSTRIEL QUI Disposant de l’un des portefeuilles de produits les plus étendus parmi les grands noms de l’électronique, Panasonic se considère plus industriel que constructeur. Avec une stratégie de production qui vise davantage la valeur que le volume. On trouve, à l’origine de Panasonic, un homme, Konosuke Matsushita. Self-made man, il fonda ce qui allait devenir le groupe qui porte son nom en 1918 en proposant des produits électriques destinés à améliorer la vie des Japonais. Les fameuses Ideas for life– devise de la marque – figuraient donc déjà dans ses gènes. En dehors du Japon, le groupe Matsushita n’est connu que sous la marque Panasonic. Et en 2008, signe d’une volonté de cohérence et d’uniformisation de sa stratégie, le président de l’époque Fumio Ohtsubo choisit de faire disparaître le nom de Matsushita au profit du seul Panasonic. « Cela n’a l’air de rien mais dans l’esprit japonais un tel changement était une véritable révolution, se souvient André Meterian, country manager France de PSCEU (Panasonic System Communications Europe), car l’usage du nom Matsushita personnifiait la marque avec l’homme et ses valeurs ». Mais si le patronyme disparaît l’héritage de son fondateur perdure. Panasonic Corporation est d’abord et avant tout un industriel. « Notre volonté n’est pas d’être un simple bureau de R & D qui sous-traite sa production dans des usines en Chine ». En effet, la marque dispose de ses propres usines et peut maîtriser tous les composants de la production, 38 EDI n°19/Juin 2012 André Meterian, country manager de Panasonic System Communications Europe. avec des unités de fabrication au Japon mais aussi en Europe telle celle destinée aux écrans implantée en Tchéquie. Panasonic a même vocation à produire des composants pour ses concurrents directs et se classe quatrième entreprise dans le monde en termes de dépôt de brevets. Mais ce fort accent industriel a aussi son mauvais côté, notamment en période de crise : un groupe de cette dimension qui représente plus de 330 000 employés répartis dans près de 600 filiales ne peut pas s’adapter rapidement aux changements de conjoncture économique. Ainsi, l’exercice 2012 fut, pour Panasonic, une des pires de son histoire avec un chiffre d’affaires en baisse de 10% par rapport à 2011, à 76 Mds d’euros, et surtout une perte nette de 7,5 Mds d’euros. Pour redresser la barre et renouer avec la croissance et les bénéfices, Panasonic ne s’est pas contenté de lever le pied sur les activités problématiques, comme les téléviseurs grand public, L’usine implantée sur le site d’Amagasaki depuis 2009 est l’une des nombreuses unités de production présentes dans le giron de Panasonic. Par Vincent Verhaeghe mais a choisi d’étendre son portefeuille et de miser sur sa notoriété. C’est pour cette raison que des marques présentes dans le giron du groupe – telle Ramsa ou Technics dans l’audio – disparaissent pour se retrouver sous la bannière Panasonic. Obligé de s’investir dans de nouveaux secteurs La cible de clientèle, à forte orientation grand public, se tournera de plus en plus vers le monde de l’entreprise. « Notre activité se répartit à peu près à 75% dans le B to C et à 25% dans le B to B. L’objectif est d’atteindre un ratio de 60-40 d’ici à 2018 », précise André Meterian. Une année butoir qui revêt aussi une part symbolique puisqu’elle marquera le centenaire du groupe.Un changement de stratégie qui ne peut donc pas seulement s’appuyer sur le portefeuille existant et qui implique donc l’arrivée de Panasonic sur de nouveaux secteurs. C’est le cas depuis le début de l’année 2012, avec la visioconférence, un marché jugé très porteur auprès des PME voire des TPE, notamment. « Nous n’arrivons pas sur ce marché les mains vides puisque si on considère notre éventail de produits, on voit bien
Reportage MET SES PRODUITS EN VALEUR que nous maîtrisons les caméras, les écrans et les codecs logiciels », souligne André Meterian. Pas question ici de viser Cisco ou Huawei et leurs systèmes de téléprésence haut de gamme. Panasonic veut proposer aux professionnels des solutions multipoint et point à point avec un prix d’entrée inférieur à 10 000 € bien adaptées aux PME. « Il est plus logique, pour cette catégorie de clientèle, d’envisager la mise en place d’installations de visioconférence à ce tarif qu’une seule salle de téléprésence au prix fort. » Dans le domaine de la bureautique, Panasonic a aussi amorcé un virage radical. Le constructeur a abandonné ses gammes de copieurs A3 pour se concentrer à la fois sur l’impression A4 avec un ensemble d’imprimantes et de multifonctions tout en lançant très récemment sa première gamme de scanners. « Nos lignes de produits de numérisation ciblent tous les besoins en termes de volume, et nous pouvons nous appuyer sur nos compétences internes pour la partie logicielle afin de proposer des solutions de dématérialisation et de gestion électronique du document totalement intégrées », précise Valérie Poret, chef de gamme de Panasonic France. Trois segments fédérés par la valeur Visioconférence, impression et numérisation sont parties intégrantes d’un même segment appelé Communication Solutions et qui inclut les produits de téléphonie d’entreprise et de broadcasting. Deux autres segments complètent l’offre professionnelle de Panasonic : Visual regroupe l’affichage dynamique, les projecteurs, les écrans et les tableaux blancs interactifs ; Captation correspond aux offres de vidéosurveillance et celles liées à des secteurs plus verticaux comme la santé avec les solutions d’imagerie médicale. Cette pléthore de références Premier smartphone disponible sur le marché européen, l’Eluga marque le retour de Panasonic sur le marché du téléphone mobile. La part du B to B devra représenter 40% de notre activité d’ici à 2018 » n’est pas simple à appréhender vue de l’extérieur, mais elle reste liée à un dénominateur commun, celui de la valeur. « Notre objectif n’est pas d’écouler des milliers de pièces d’une référence d’entrée de gamme mais de proposer des produits qualitatifs et ciblant parfaitement les besoins du client », ajoute André Meterian. Ainsi, dans l’affichage dynamique, Panasonic ne propose rien à moins de 65 pouces. Et dans la vidéoprojection où le constructeur vient de finaliser l’absorption de Ricoh, il annonce le tout premier modèle à 20 000 lm compatible 2D/3D. À l’entité PSCEU proprement dite, est aussi rattachée une activité verticale qui connaît un beau succès dans l’IT, celui des portables durcis. Préférant laisser les autres groupes lutter sur le marché ultraconcurrentiel et pauvre en marge de la mobilité, Panasonic dispose, avec ses gammes ToughBook L’avis du partenaire, AB Telecom Assistech Implanté en Gironde à Latresne, AB Telecom Assistech commercialise les produits de téléphonie et de vidéosurveillance de Panasonic. Fort de 10 employés, ce revendeur réalise un chiffre d’affaires d’environ 1,2 million d’euros. Son gérant est Jean-Paul Lapouble. Les points forts de Panasonic « La grande force de Panasonic est sa capacité à innover. Ils proposent des produits originaux avant les autres, et quand ce n’est pas le cas, ils sont capables de rattraper rapidement leur retard et faire mieux que leurs concurrents grâce à leur fort investissement en R & D. En outre, ce sont des produits très fiables à tel point que la maintenance n’est pas un service dont nous pouvons réellement tirer de marge supplémentaire. On trouve chez Panasonic l’avantage d’une organisation japonaise et une cohérence entre ce qui est annoncé et ce qui est fait. » Les points à améliorer « C’est l’assistance technique qui pose le plus de problème. Je dirai même qu’elle s’est dégradée avec le départ de certains techniciens de haut niveau. Nous avons besoin d’un haut niveau de compétence car nous sommes nous-mêmes spécialistes de leurs produits, et quand nous faisons appel à leur hotline, c’est pour des problèmes très pointus. En dehors de ça j’aimerais aussi pouvoir adresser directement Panasonic plutôt que de passer par des grossistes qui ne nous apportent pas toujours le service que nous sommes en droit d’attendre ». d’un porte-drapeau idéal de son savoirfaire. La gamme d’ailleurs s’étoffe avec l’arrivée de la première tablette durcie, la ToughPad, avec des débouchés industriels très larges. Le constructeur s’appuiera sans doute sur la réputation des ToughBooks pour réussir un pari un peu plus risqué : en juin, Panasonic lance son premier SmartPhone, l’Eluga, un modèle que nous avons pu avoir entre les mains et qui se distingue par une excellente qualité d’écran et une robustesse très largement supérieure à la moyenne, résistant à la poussière et à l’eau. C’est un retour au monde de la téléphonie mobile pour la marque qui fut très présente dans ce secteur, il y a quelques années. Une distribution verticalisée et assurée par des spécialistes L’organisation de la distribution de Panasonic est à l’image du catalogue du constructeur, très disparate. Pour chaque secteur, la marque a choisi de faire appel à des grossistes spécialisés (Spigraph ou Dicom pour les scanners, Intelware pour la visioconférence, etc.) pour s’appuyer sur l’expertise de chacun d’entre eux dans ces domaines d’application. « La commercialisation de nos produits exige des compétences que des grossistes généralistes ne sont pas en mesure de proposer, et nous préférons cibler notre distribution en la confiant à des spécialistes que nous nous engageons à former », insiste André Meterian. C’est aussi un moyen pour Panasonic d’être plus proche des partenaires intégrateurs et des revendeurs avec lesquels il travaille toujours en mode projet, la distribution étant à 100% en indirect. Et, pour assurer une certaine continuité de contact avec ses partenaires, la marque disposera aussi prochainement d’un nouveau site web dédié. ● EDI n°19/Juin 2012 39



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 1E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 2-3E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 4-5E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 6-7E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 8-9E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 10-11E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 12-13E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 14-15E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 16-17E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 18-19E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 20-21E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 22-23E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 24-25E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 26-27E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 28-29E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 30-31E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 32-33E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 34-35E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 36-37E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 38-39E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 40-41E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 42-43E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 44-45E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 46-47E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 48-49E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 50-51E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 52-53E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 54-55E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 56-57E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 58-59E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 60-61E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 62-63E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 64-65E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 66-67E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 68-69E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 70-71E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 72-73E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 74-75E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 76-77E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 78-79E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 80-81E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 82-83E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 84-85E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 86-87E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 88-89E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 90-91E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 92-93E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 94-95E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 96-97E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 98-99E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 100-101E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 102-103E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 104-105E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 106-107E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 108-109E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 110-111E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 112-113E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 114-115E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 116-117E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 118-119E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 120-121E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 122-123E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 124-125E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 126-127E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 128-129E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 130-131E.D.I. numéro 19 juin 2012 Page 132