E.D.I. n°18 mai 2012
E.D.I. n°18 mai 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de mai 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 134

  • Taille du fichier PDF : 36,0 Mo

  • Dans ce numéro : Stop aux attaques ! Les nouveaux enjeux de la sécurité

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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80 EDI n°18/Mai 2012 Techno & solutions DÉFINITIONS ET PRINCIPES DE FONCTIONNEMENT DEUX INCONNUS CÉLÈBRES : De tous côtés, on n’entend plus que ça. Le Big Data arrive, l’Open Data est là. Paradoxalement, bien peu d’acteurs sont capables de donner une définition précise de ces deux notions. Encore moins d’en évaluer l’impact potentiel sur les VAR et les SSII. Raison de plus pour s’y intéresser. Tout part d’un constat, d’autant plus facile à dresser qu’il est partagé par tous. La consommation mondiale de réseaux, d’informatique et de réseaux ne cesse de croître, et, avec elle, la demande issue des professionnels et des particuliers. En face, l’offre se structure. D’où la multiplication des data centers, châteaux d’eau des temps modernes qui servent à étancher la soif de calculs. Est-ce déjà le Big Data ? Oui et non. Car il faut ajouter à ce constat la sophistication des logiciels, et l’implantation des composants et des puces embarquées ou enfouies (embedded). Pour en savoir plus… Est-ce parce qu’on en parle trop ? Peu d’ouvrages en rayons pour expliquer au profane les enjeux du Big Data. On n’en appréciera que plus le dossier de l’excellente revue britannique « The Economist », réalisé en 2010, qui approfondit cette notion sous tous les angles. Et aussi : un ouvrage publié aux éditions Audible et intitulé « Too big to know ». Une belle manière, effectivement, de résumer cette problématique. Ce livre est accompagné d’un blog élégant et riche, ouvert aux lecteurs et aux curieux, à condition d’être anglophone, naturellement. Son nom est logique : Too big to know, but not too big to blog about. Livre et blog sont tous deux accessibles à l’adresse du site internet www.toobigtoknow.com Côté Open Data, les choses sont un peu plus faciles. Y compris, et surtout, en France. En effet, il exist e un vrai portail, complet et universel (voir capture d’écran page suivante). Il faut également compter avec le livre blanc « Open Data : quels enjeux et opportunités pour l’entreprise ? » Reste que la montée en charge de l’ensemble dépendra beaucoup de la volonté des participants, et d’abord de ceux issus de la sphère publique. Et là, on ne se situe plus du t out dans la sphère technologique… mais dans la politique pure et simple, confie un proche du dossier. C’est vrai pour les réfrigérateurs, les automobiles, les téléviseurs, les smartphones, et, pour ainsi dire, pour tout. C’est cette multitude infinie d’objets, d’interactions numérisables – ou numérisées – qui constitue le Big Data. Et ce n’est pas fini. Selon Blandine Laffargue, organisatrice du congrès Big Data, tenu en mars à la Cité universitaire de Paris, l’activité humaine se trouve impliquée dans le processus. « En produisant en cascade de la donnée brute issue des consommations soit internes comme la logistique de l’entreprise, soit externes comme la demande des consommateurs, les technologies connectées ont conçu un prisme toujours plus précis à travers lequel chacun peut envisager l’avenir. » Et Blandine Laffargue de prolonger son raisonnement. D’après elle, le Big Data se dirige vers l’analyse des sentiments, « en définissant les besoins d’une personne à partir de ses goûts exprimés sur les réseaux sociaux » ou « en croisant des données multidimensionnelles, telle que la combinaison des chiffres de vente et de la météo. » Un son de cloche identique chez EMC, présent sur le congrès. À en croire l’étude commanditée par ses soins Par Pierre-Antoine Merlin et réalisée par le cabinet d’études IDC (International Data Corp), on n’aurait encore rien vu ! « D’ici à dix ans, la quantité de données gérée par les entreprises pourrait être multipliée par 50, et la taille des fichiers par 75. » Du coup, écrit EMC en une formule lapidaire, « le monde n’est que Big Data ». Orwell rencontre McLuhan Dans ce contexte vaguement inquiétant, l’Open Data apparaît comme la partie la plus visible. Et la plus rassurante. Il s’agit de libérer les données publiques, « ouvertes » pour reprendre l’expression anglo-saxonne. Ainsi, la société civile sera informée des décisions qui la concernent. À l’occasion du Forum des acteurs du numérique 2012, Gilles Babinet, alors président du Conseil national du numérique, a fourni un exemple éloquent. « Si les citoyens connaissent la performance des hôpitaux, acte médical par acte médical, ces entités seront incitées à progresser. » Idem sans doute « pour le fonctionnement de la justice ou le logement social ». La limite de l’exercice saute aux yeux : le droit à la protection des données personnelles, à la confidentialité, sans oublier le risque d’intrusion
Techno & solutions BIG DATA ET OPEN DATA On manque notamment de revendeurs positionnés sur les marchés verticaux » dans la sphère publique, toujours rétive à la « marchandisation » de son activité. Reste que, bien compris et bien utilisé, le Big Data et son prolongement Open Data peuvent grandement faciliter la vie des citoyens, à la maison comme au travail. Alors, pourquoi Michael Carney, VP Sales EMEA de SkySQL. ABÉCÉDAIRE Big Data Technologies nécessaires pour exploiter de grandes quantités de données instantanément. Équivalent américain du data deluge cher aux Britanniques. Il s’agit, par exemple, d’exploiter les données comportementales issues de l’observation précise des internautes, afin de mener une action marketing encore plus efficace. Businessintelligence Rassemble les moyens, outils et méthodes pour collecter, modéliser et restituer le patrimoine générique d’une entreprise. ne pas donner du grain à moudre au channel ? Opportunités en cascade pour VAR, SSII et intégrateurs « On manque de deux grandes spécialités pour bien exploiter les possibilités du Big Data et de l’Open Data », explique Michael Carney, VP Sales EMEA de l’éditeur SkySQL. « On déplore, d’une part, une pénurie d’ingénieurs orientés vers des développements logiciels très précis, et d’autre part un manque de VAR, d’intégrateurs et de SSII positionnés sur les marchés verticaux. Ces intermédiaires n’ont pas besoin d’être gros, mais doivent être adaptés aux métiers de la santé, des télécoms, et de la finance qui renferment des gisements de besoins. » Ajoutons à ce trio, la géolocalisation située au croisement du Big Data, pour le nombre de données à traiter, et de l’Open Data, pour la maîtrise Data journalism Activité en expansion associant informaticien, journaliste, statisticien, documentaliste et archiviste. Cette combinatoire consiste à trier, affiner et présenter des données publiques sous forme simplifiée, parfois accompagnée d’infographies. Mashup cartographique Application web utilisant un service 2.0 comme fond de carte pour proposer des informations visuelles comme aide à la décision en toute connaissance de cause. Illustration : l’analyse en temps réel (« semi-réel » serait plus juste) de l’état du trafic routier. L’Administration française peut s’enorgueillir de diffuser plus de 350 000 données émanant de ses services et des entreprises publiques pilotes. Ce portail, en version bêta, accessible sur Data.gouv.fr. a côuté au moins un million d’euros. Bien qu’Open Data et Big Data revendiquent des applications diverses, tous deux partagent une même finalité : diffuser au plus grand nombre d’utilisateurs une information numérique exacte, captée et instantanément restituée. D’où ce glossaire à vocation pédagogique. Open Data Recouvre la mise à disposition, par les services publics, d’agrégats informatisés représentant des données d’intérêt général. Le citoyen peut avoir un accès direct, libre et gratuit à ces fameuses données « ouvertes » susceptible de lui faciliter la tâche. Mais sans empiéter sur sa vie privée… Structuration de données Architecture logique destinée à contenir des données, puis à leur donner une forme autorisant leur traitement et leur interprétation. Part d’un principe identique à celui de la businessintelligence. des aspects liés à la vie privée. Ainsi, la jeune pousse française Pole Star recherche des partenaires dans les télécoms et l’affichage numérique. Sa technologie maison « lui fait gagner des parts de marché outre- Atlantique, où une telle technologie n’existe pas », assure Christian Carle, son président-fondateur. Une belle opportunité, donc, pour des partenaires potentiels spécialisés dans l’indoor et l’outdoor. De son côté, le groupe Talend, pionnier dans le petit monde hypercompétitif du Big Data open source, vient de refondre son programme partenaires pour valoriser en leur proposant des innovations en matière de certifications. En réalité, il existe deux manières de prendre en compte l’explosion des « data ». L’une consiste à l’appréhender sous l’angle philosophique et sociologique, en redoutant un désenchantement planétaire et une déshumanisation. Big Data comme Big Brother. La seconde est de domestiquer le phénomène. De l’asservir aux besoins du consommateur, éduqué par des partenaires aguerris et bien formés. Tout est affaire d’optimisme, de dynamisme, de confiance. Y croire ? Oui, fût-ce au prix de la méthode Coué. ● EDI n°18/Mai 2012 81



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