E.D.I. n°18 mai 2012
E.D.I. n°18 mai 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de mai 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 134

  • Taille du fichier PDF : 36,0 Mo

  • Dans ce numéro : Stop aux attaques ! Les nouveaux enjeux de la sécurité

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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46 EDI n°18/Mai 2012 Tendances LA TECHNO BOUSCULE LES HABI Le rôle des technologies de l’information semble primordial dans l’évolution des conditions de travail en entreprise. C’est le constat de l’étude réalisée par TNS Research pour le compte d’Intel et de Dell qui identifie des tendances clés. Voici un bon indicateur et une base de travail pour les revendeurs. Dell et Intel ont identifié des tendances clés dans l’évolution des conditions de travail des salariés français en entreprise par une étude intitulée « The Workforce Perspective », conduite par TNS qui a interrogé plus de 500 personnes salariées de tous âges, et appartenant tant au secteur privé que public. L’objectif est de voir comment la technologie joue son rôle dans l’évolution du poste de travail, surtout à l’heure où la consumérisation IT bat son plein. La première tendance repose sur les services de crowdsourcing, à savoir que les salariés ne seront plus regroupés sur un même site mais disséminés grâce aux nouvelles technologies. « Le crowdsourcing atténue la hiérarchisation : le savoir n’est plus le pouvoir. On cherche les compétences où elles se trouvent », souligne Isabelle Flory, directeur des relations institutionnelles et des initiatives stratégiques chez Intel. L’IT réduit les distances mais crée un doute sur la sécurité À ce titre, 80% des employés français jugent que, grâce à Internet et à l’IT, ils joignent les autres plus facilement. C’est surtout vrai pour les services médicaux privés (88%) et le secteur financier (86%). Mais les salariés restent dubitatifs quant à la fiabilité et à la sécurité des technologies liées aux avantages du crowdsourcing. Reste donc aux revendeurs IT et aux fournisseurs de les convaincre surtout sur les offres d’externalisation. En effet, 25% des salariés français estiment que ces dernières pourraient, à terme, menacer leur emploi. La deuxième tendance est intéressante à analyser car les acteurs IT devront trouver des solutions technologiques capables de mesurer la productivité des salariés, non pas en termes de quantité – nombre d’heures réalisées – mais plutôt sur la qualité de la production. En effet, 75% des employés pensent que leur productivité doit être mesurée par la qualité de leurs résultats plutôt que par le temps passé sur le lieu de travail, même si 46% d’entre eux avouent avoir du mal à décrocher et à se détendre après le travail. Pour mesurer la qualité de la productivité, 55% des salariés réclament plus de flexibilité dans leurs horaires ce qui, pour eux, serait bénéfique. Mais, ce n’est pas si simple car le modèle basé sur les résultats et la présence est ancré en France. Par conséquent, le rôle de la technologie est de trouver un compromis entre la qualité du travail et le respect de la vie privée. C’est un fait, avec la consumérisation, les usages des salariés évoluent dans l’adoption des équipements. Les entreprises se retrouvent donc confrontées à une diversité de terminaux et de systèmes d’exploitation. Cette troisième tendance invite les acteurs IT à accompagner les entreprises dans l’anticipation des demandes d’équipement, en garantissant simultanément l’interopérabilité. Ce dernier point est essentiel, car, selon l’étude, à peine plus de la moitié des employés français (58%) sont en mesure de partager des données entre les appareils. Alors qu’ils sont 69% à vouloir bénéficier, dans le futur, de cette interopérabilité entre les appareils. Isabelle Flory, directeur des relations institutionnelles et des initiatives stratégiques chez Intel. Par Benoît Huet Outre les usages, l’étude s’est penchée sur les conflits intergénérationnels éventuels : elle montre que les jeunes – la tranche 18-24 ans – semblent plus fortement considérer la technologie comme acquise alors que les plus de 35 ans considèrent les ordinateurs ou autres matériels IT mis à disposition par leurs employeurs comme un avantage. Ainsi 84% des plus de 35 ans pensent que cela contribue à « résoudre des problèmes » comparés aux 61% de la tranche des 18-24 ans. Le lien social s’opposerait au lien hypertexte Le deuxième « conflit » – si on peut appeler cela un conflit – oppose les plus de 55 ans aux plus jeunes (18-24 ans). En effet, si les plus de 55 ans sont conquis à 84% par l’outil informatique, ils s’opposent assez fermement à l’idée de travailler à distance. Ainsi 47% des plus de 55 ans estiment que le télétravail sape l’esprit d’équipe, alors que 25% seulement des 18-24 ans sont d’accord avec cet avis. « Le télétravail est mal perçu en France surtout dans le secteur public ; il est considéré comme un élément anticollaboratif, le lien social se tisse grâce au travail en équipe », confirme Isabelle Flory.
TUDES DE TRAVAIL Ces conflits intergénérationnels supposés obligeront-ils les employeurs à surveiller leurs salariés ? Les résultats sont surprenants : 41% des employés qui se déclarent insatisfaits de leur travail avouent que le contrôle de leurs courriers électroniques est plus fréquent. D’ailleurs, insatisfaits ou pas, 18% des salariés affirment que leur courrier électronique est contrôlé, et 28% s’attendent à la mise en place du contrôle d’ici à dix ans. L’électron fragilise la confiance « C’est surtout le secteur financier – à la lueur des événements récents – qui subit une surveillance drastique, que les salariés acceptent d’ailleurs, en toute transparence », précise Isabelle Flory. Toutefois, des salariés de secteurs tels que la vente au détail et les services (38% et 36%, respectivement) ont le sentiment que leur employeur observe la manière dont ils consacrent leur temps. La confiance risque donc de s’éroder. Si 73% des travailleurs français reconnaissent les valeurs de leur entreprise, l’avenir semble moins positif car 56% des 18-24 ans sont moins enclins à considérer les valeurs de l’entreprise comme un facteur de motivation. Ce signal d’alerte des 18-24 ans indique un déclin potentiel de confiance dans le futur. Toutes ces tendances montrent donc bien que les employés aspirent à davantage de souplesse, d’autonomie et de satisfaction personnelle. C’est pourquoi les choix informatiques concernant le poste et les outils de travail pourraient constituer l’un des critères de séduction, d’embauche, et de fidélisation des recrues. Cela nous amène donc logiquement aux responsabilités endossées par le service informatique – qu’il soit un prestataire ou interne. Et pour cause, en lisant ces chiffres, on comprend mieux l’impact des outils informatiques sur les salariés. Ainsi, 51% d’entre eux déclarent qu’ils seraient davantage productifs s’ils disposaient de meilleures ressources informatiques. « Les salariés veulent simplement s’approprier leur outil de travail », indique Isabelle Flory. En effet, un peu plus de la moitié des interrogés (55%) apprécieraient davantage leur travail s’ils pouvaient choisir les technologies utilisées, alors que dans les faits, seulement 28% ont la capacité de décider de leurs propres équipements. Quant au support informatique, 70% des salariés le note favorablement, et seulement 37% ressentent les problèmes informatiques comme une frustration dans leur vie professionnelle. À travers ces chiffres, on constate qu’en investissant dans les technologies dernier cri, les employeurs français amélioreraient rapidement le moral de leur personnel et de ce fait la productivité. Dernier point de cette étude, on note une certaine dépendance de la part des salariés, vis-à-vis de l’outil informatique imposé par leur hiérarchie. Par exemple, la moitié (48%) des salariés pensent avoir leur mot à dire sur les décisions informatiques. Cela est moins évident dans les organismes publics (40%) que dans le secteur privé (51%). À ce titre, les différences sont nettes entre les PME et les grandes entreprises. En effet, 55% des salariés des PME ont le sentiment que leurs besoins en informatique sont pris en considération comparé à 44% dans les grandes entreprises. Promouvoir l’innovation à l’initiative des employés. Et pourquoi pas ? ● « Les salariés veulent s’approprier leur outil de travail lorsqu’ils manifestent le désir de choisir les technologies utilisées « 



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