E.D.I. n°18 mai 2012
E.D.I. n°18 mai 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de mai 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 134

  • Taille du fichier PDF : 36,0 Mo

  • Dans ce numéro : Stop aux attaques ! Les nouveaux enjeux de la sécurité

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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20 EDI n°18/Mai 2012 Actus salons INNOROBO 2012 L’avenir est en marche Hétéroclite et inventif, le marché de la robotique peine encore à trouver des débouchés grand public. Ses principaux acteurs s’étaient donné rendez-vous à Lyon. Pour la seconde édition du salon InnoRobo, qui s’est tenue à Lyon du 14 au 16 mars, 104 exposants étaient venus du monde entier montrer leur savoir-faire en matière de robotique. Assez pour composer un tableau représentatif d’un marché en plein essor, mais particulièrement hétéroclite : quoi de commun, par exemple, entre les véhicules télécommandés de l’Intra, destinés à intervenir en cas d’accident nucléaire, et le génial Nao, petit robot humanoïde d’Aldebaran Robotics ? Ou entre les recherches du professeur Sankai (Cyberdine) qui permettent d’améliorer les conditions physiques humaines grâce à des exosquelettes de haute technologie, et les aspirateurs autonomes Roomba de iRobot ? Les Roomba justement, ainsi que ses innombrables concurrents et clones, sont l’un des symboles de cette robotique domestique qui commence TROIS QUESTIONS À… BRUNO BONNELL « Dans deux ou trois ans, la robotique dans la distribution sera une réalité « Cofondateur d’Infogrames dans les années 1980, Bruno Bonnell est omniprésent dans le microcosme robotique. Auteur de l’essai « Viva la Robolution », il dirige Robopolis, premier distributeur européen de robots grand public, ainsi que Syrobo, le syndicat français de la robotique de service. Il est à l’origine du lancement de Robolution Capital, fonds d’investissement spécialisé qui sera, à terme, doté de 60 millions d’euros. L’EDI : Où en est le marché de la robotique ? Bruno Bonnell : Il est réel pour les robots ménagers, par exemple, mais embryonnaire pour les robots compagnons, notamment. On entend dire : « C’est encore trop cher mais ça me plairait bien de avoir l’à la maison » : on est donc sortis d’une phase d’incompréhension du public à une phase de négociation sur le prix. D’ici à deux ou trois ans, on disposera de la réalité de la robotique dans la distribution. Le marché est prêt à exploser, et Noël 2015 pourrait être décisif. L’EDI : Qui distribue les robots ? B. B. : Cela dépend. Dans l’aspirateur [Robopolis importe les fameux Roomba d’iRobot, NDLR], on couvre l’essentiel La seconde édition d’Innorobo a voulu présenter un contenu encore plus riche et des expériences interactives immersives pour les participants. à entrer dans les foyers : il s’en est vendu plus de 7 millions depuis la sortie du premier modèle, en 2002, avec une accélération phénoménale depuis deux ans. Évidemment, le nouveau venu de la gamme, le Scooba, un petit laveur de sol capable de se glisser derrière la cuvette des toilettes fait moins rêver que le robot coréen Kibo, qui, de ses 1,20m, du territoire avec plus de 3 500 points de vente. Mais dans le robot éducatif, comme POB, on n’est présents que chez certains multispécialistes : Fnac, Virgin, etc. Les robots compagnons sont encore Bruno Bonnell, moins distribués, surtout directeur de Robopolis. pour une question de prix. Mais on trouve peu de produits avec une appétence et une demande aussi spontanées que pour la robotique. C’est plus une question de zone de chalandise et de volume d’activité qui fera basculer les gens vers des produits robotiques disponibles autant en boutiques spécialisées que dans la grande distribution. L’EDI : Le marché est-il prêt ? B. B. : Les distributeurs voient que ça bouillonne. Et je vous parlais de Noël 2015, mais il faut le préparer dès Noël 2012. Il faut donc déjà communiquer, informer les clients, installer des corners, etc. Et pas juste attendre un grand soir de la robotique qui n’arrivera sûrement pas tout seul. est capable de sourire en retour à un visiteur – grâce à son système de reconnaissance faciale qui analyse vos émotions –, de lui tenir la main ou de lui réclamer un câlin, voire de chanter et de danser (sur Dancing Queen, de Abba). Mais le Scooba a un débouché commercial assuré, à la différence du Kibo. « Ce n’est qu’un projet, pour l’instant, explique Cathy Kim, porte-parole de Kist, le laboratoire qui le développe. Le coût de revient du robot est encore bien trop élevé. » Le petit français Nao réjouit le grand public Encore embryonnaire, le marché des robots compagnons se heurte en effet à une barrière tarifaire difficile à franchir. Si Aldebaran, start-up française particulièrement en pointe sur le sujet, a réussi à vendre plus de 2 000 exemplaires du Nao, c’est essentiellement à des laboratoires et des établissements éducatifs : à 12 000 € pièce en moyenne, le petit humanoïde est encore loin de conquérir le grand public malgré l’engouement qu’il suscite – palpable lors du salon, à en juger par le nombre de visiteurs du stand Aldebaran et par leurs mines enjouées devant les prouesses de Nao. D’ailleurs le constructeur « ne veut pas communiquer sur une date de sortie d’une version grand public. Il y a eu trop d’attentes déçues ». Même prudence sur le stand voisin de Nec, qui présentait une petite tribu de PaPeRo (Partner type Personal Robot), un sympathique petit robot compagnon : « Nous ne savons pas encore sous quelle forme il sera positionné », prévient François Lapeyrere, responsable du développement commercial chez le constructeur japonais. « D’un côté, c’est un robot grand public qui pourrait faire partie d’un environnement domotique.
De l’autre, on peut imaginer des solutions plus verticales, comme l’aide aux personnes âgées. Mais pour l’instant nous n’avons aucune visibilité sur le prix du PaPeRo. » De fait, ce marché de 16 milliards de dollars en 2011 est, pour l’instant, dominé par la robotique industrielle. Mais l’International Federation of Robotics table sur un développement de la robotique de service – dont les robots compagnons sont les emblèmes – pour assurer, à l’horizon 2020, 85% d’un marché qui devrait alors peser 100 milliards de dollars. Quand aura lieu la bascule ? Vers 2015, estiment généralement les acteurs interrogés. D’ici là, le prix des robots devra être drastiquement revu à la baisse. À 400 € , l’adorable petit dinosaure Pleo (Innvo Labs) que l’on requinque avec un piment RFID lorsqu’il tremble de froid, va sans doute entrer à la Fnac à la rentrée prochaine. En revanche, le contrat de distribution qui liait POB Technology à l’« agitateur de curiosité » ne sera probablement pas renouvelé. Si la petite équipe lyonnaise se refuse à tirer un bilan, l’expérience de vendre le POB, un petit véhicule programmable, en grande distribution – fut-elle spécialisée – n’a pas convaincu. Pas tant à cause du prix (349 € ), mais surtout parce qu’ils n’ont « pas su expliquer à quoi ça servait », estime un concurrent moyennement charitable. Dur d’être en avance sur son temps. ● Repris par Mindscape puis récemment par Aldebaran Robotics, le petit lapin communiquant Karotz – successeur du Nabaztag de Violet – est conçu comme un compagnon de la vie quotidienne, capable par exemple d'envoyer une photo par e-mail quand les enfants rentrent de l'école et lui passent une clé RFID sous le museau. L'une des stars du salon : le Kibo chante, danse, analyse les émotions de ses interlocuteurs et leur sourit en retour, voire réclame des câlins – comme ce fut le cas auprès de Nora Berra lors de la visite de la secrétaire d'État chargée de la Santé.



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