E.D.I. n°17 avril 2012
E.D.I. n°17 avril 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de avril 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 38,7 Mo

  • Dans ce numéro : La distribution IT à l'heure de la vente 2.0

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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56 EDI n°17/Avril 2012 Reportage Des dames du téléphones et des anciens PTT, parfois dénommés P&T au gré des ministères de l’époque, il ne reste rien. La scission entre Poste et Direction générale des télécommunications d’abord, la transformation de la DGT en France Télécom ensuite, puis le processus décisif de privatisation, ont fait éclater tous les cadres établis. Ce n’est pas tout : en 2001, France Télécom Vivek Badrinath, directeur exećutif, en charge des services communication Entreprises d'OBS. fait main basse sur l’un des joyaux de la couronne britannique – Orange – racheté peu de temps auparavant par Mannesmann. Avant d’être fondu dans Vodafone. Au fil des ans, la « marque » Orange, propriété de France Télécom, s’est étendue aux activités internet, cloud et mobile du groupe pour aboutir enfin à la création et au développement d’OBS (lire Les dates clés, p. suivante). Fine analyste de l’univers mouvant des télécoms, la société Satmetrix résume bien cette mue stratégique, inédite dans l’histoire industrielle française. « Constituée à l’origine par la fusion de plusieurs entreprises de télécommunications européennes de très grande taille et très prospères, l’entreprise s’est attachée, jusqu’en 2004, à sa croissance », écrit-elle. « Cela ne lui a guère laissé de temps pour se consacrer à l’optimisation Par Pierre-Antoine Merlin DES PTT AUX DATA L’INCROYABLE PARCOURS Passer du « 22 à Asnières » à la pointe du numérique, c’est la gageure que réalise Orange Business Services, bras armé de France Télécom dans le cloud et les outils professionnels. Pour les partenaires, c’est une chance. À une condition : savoir se rendre indispensable. Plus facile à énoncer qu’à faire. des processus internes. Mais après avoir achevé la majeure partie des opérations de fusions-acquisitions, OBS s’est focalisée sur la nécessité d’un ensemble uniforme de processus commerciaux, allant de la vente de services jusqu’aux professionnels, en passant par l’assistance aux clients. » Stéphane Dunglas, directeur des ventes indirectes Entreprises France d’OBS, Orange passe au vert Être une entreprise française est un atout appréciable pour l’économie numérique nationale : Orange Business Services, qui dispose de trente centres de données au niveau mondial, possède une dizaine d’entre eux dans l’Hexagone. Et ce n’est pas fini. Le groupe prévoit l’ouverture en 2012, en Normandie, d’un bâtiment « de niveau tier 4 » proposant la redondance intersites et l’autonomie énergétique. Il envisage en outre, sur le même terrain, l’adjonction potentielle de trois bâtiments identiques. Ce data center écologique de type PUE 1.3 utilisera la t echnologie free cooling « pendant 80% de l’année », assure l’entreprise. À court terme, cette force de frappe industrielle se poursuivra, en France comme dans le r este du monde, « par le biais de partenariats ou d’investissements ciblés ».
Reportage CENTERS, D’ORANGE BUSINESS SERVICES le reconnaît sans ambages : cette transformation est complexe. « Nous venons du mode direct. Aujourd’hui, nous allons résolument vers l’indirect, mais aussi vers le multicanal. Nous appelons cela la multicanalité : des boutiques détenues en propre, des boutiques franchisées, le web, les revendeurs, etc. En somme, la pluralité des canaux de distribution. » Autonomie au revendeur Autre particularité d’OBS, la notion consistant, pour un revendeur, à travailler « en autonomie ». Pour le patron des ventes indirectes, cela renvoie au concept de distribution classique. Quant au concept de marque blanche, c’est une hypothèse souvent évoquée. Aujourd’hui, elle prend forme. « Par exemple, sur l’offre Flexible Computing Express relative au IaaS, on est dans une prestation susceptible d’être commercialisée en marque blanche », indique Stéphane Dunglas. En attendant l’avènement définitif de cette fameuse multicanalité, l’indirect gagne du terrain. À l’œuvre dans toutes les lignes de produits, il est en fait surtout présent dans les solutions d’avenir : concrètement, on le voit beaucoup moins dans les lignes analogiques que les services liés à l’internet et à la mobilité. « Toutes les lignes prometteuses, nous les lançons systématiquement en indirect. » Est-ce à dire que l’indirect est déjà majoritaire dans le mix produits ? « Ce n’est pas le premier canal de distribution, mais juste derrière. Et c’est celui qui se développe le plus. » Selon Pascal Vieville, directeur adjoint des ventes indirectes Entreprises France d’OBS, ond doit distinguer partenaires généralistes et partenaires IT. Les premiers sont appelés à maigrir, et les seconds à augmenter. « Nous voulons monter en valeur, travailler, par exemple, avec des VAR qui maîtrisent les spécialités métier, comme le mode d’administration chez le client. » Ce qui permet à OBS d’investir massivement le domaine de l’informatique à la demande. Ce n’était pas gagné : selon des témoignages concordants, le nuage avait tendance à évoluer, les premiers temps, un peu de sa propre initiative. Aujourd’hui, tout a changé. Il ne passe pas une semaine sans une réunion destinée à harmoniser les stratégies produits, y compris avec les équipes cloud. « Le marché du cloud est vraiment en passe de décoller », renchérit Vivek Bradinath, directeur d’exécutif d’OBS, en charge des services de communication Entreprises. « On entre dans la phase industrielle. » Il est vrai que l’ambition que s’assigne l’opérateur est à la mesure du défi : le plan Conquêtes 2015, annoncé avec une certaine solennité à l’arrivée de Stéphane Richard à la présidence, prévoit un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros en 2015, pour la seule activité cloud computing. Un objectif confirmé Les dates clés 1997 Petite révolution dans le monde feutré des télécoms françaises : pour la première fois, France Télécom est coté sur les places boursières de Paris et New York. 1998 Création de Neocles, intégrateur destiné à la virtualisation des postes clients. 2000 France Télécom acquiert le très dynamique opérateur britannique Orange. C’est le début d’une longue histoire, qui se poursuit encore de nos jours. 2006 Neocles devient filiale de France Télécom. La même année, Orange Business Services est une identité commerciale à part entière. Son objectif est de proposer, à travers une marque unique, les solutions de télécommunications, de réseaux et d’informatique de l’ex-fleuron des télécommunications publiques. 2008 Orange Business Services crée le Forfait Informatique, conçu pour aider les PME à sauter le pas vers le numérique, au moins en ce qui concerne leurs besoins professionnels. Une initiative qui sera renouvelée, et enrichie, quatre ans plus tard par le biais d’un accord stratégique avec Microsoft. 2010 Acquisition d’Alsy, intégrateur de solutions de communication Microsoft. 2011 Annonce du Cloud Pro, déclinaison du concept de Forfait Informatique pour les seules TPE et entreprises unipersonnelles. Et depuis le début de l’année 2012… OBS propose la haute définition sur son offre de téléphonie sur IP. Par ailleurs, la société annonce son intention d’accélérer son offensive cloud, en France comme à l’étranger. à chaque étape du processus, et encore tout récemment lors d’une présentation dans les locaux parisiens d’Orange Rive Droite par Didier Jaubert, directeur global solutions & services d’OBS. Dans une communication officielle, le groupe fait d’ailleurs savoir qu’il a enregistré dans ce secteur « un chiffre d’affaires 2011 en forte croissance, en ligne avec ses objectifs ». Il faut dire qu’OBS attaque toutes les lignes de produits du cloud – ou presque. Pour se limiter à quelques exemples : l’offre d’infrastructure « comme un service » évoquée plus haut par Stéphane Dunglas, ou encore la gestion des communications unifiées via Office Together. On peut également mentionner le poste de travail virtualisé, sous la forme du Forfait Informatique, Didier Jaubert, directeur global solutions & services d'OBS. ➜ EDI n°17/Avril 2012 57



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