E.D.I. n°16 mars 2012
E.D.I. n°16 mars 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de mars 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 134

  • Taille du fichier PDF : 51,5 Mo

  • Dans ce numéro : 35 milliards de téraoctets et vous, et vous, et vous...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Reportage SYMANTEC, LE GÉANT DISCRET Rien ne prédisposait cette start-up à devenir, en l’espace de vingt ans, le numéro un mondial de la sécurité. Rien, sauf une solide ambition, appuyée par une stratégie indirecte délibérée, avec, pour corollaire, un réseau puissant et diversifié. Expect great things » : le PDG de Symantec signe parfois ainsi ses messages pour inciter les employés à se dépasser. C’est dire l’ambition, la volonté et la ténacité de l’éditeur de logiciels, d’un naturel discret mais vorace : il a, sans en avoir l’air, absorbé méthodiquement presque tous ses concurrents (lire l’encadré ci-dessous). Quelle est sa botte secrète ? Une progression régulière et continue. La tortue et le lièvre à la fois. Apparemment, ça marche. Vingt ans d’une irrésistible ascension Pas question de détailler ici l’histoire du géant mondial de la sécurité. Pourtant, un rappel subjectif des principales étapes qui ont marqué la vie de l’entreprise permet de fixer les idées. Et d’apprécier le solide appétit que Symantec a toujours manifesté, avec un sens aigu de l’opportunité. 1982 Naissance de la société Symantec. Étonnamment, son orientation stratégique porte plutôt sur les projets et développements autour de l’intelligence artificielle. 1990 C’est le grand tournant. Symantec rachète Norton, un éditeur d’utilitaires pour DOS déjà réputé : on se souvient des fameux « Norton Utilities ». Dès lors, la part des produits issus de Norton ne cesse de progresser dans le chiffre d’affaires du groupe. 2004 Veritas et Symantec fusionnent. La politique de croissance externe de Symantec s’accélère. Tour à tour Sygate, Altiris, PC Tools et PGP (entre autres !) tombent dans le giron de l’entreprise. 2011 Refonte en profondeur du programme partenaires, de manière à segmenter plus finement les lignes de produits commercialisés. Et depuis le début de l’année 2012… Symantec annonce détenir la plus forte croissance du marché des certificats SSL. Le groupe s’appuie pour ce faire sur l’étude Netcraft Survey, publiée en tout début d’année. Dans le même temps, la société absorbe LiveOffice, « un rachat très technologique », observe Christophe Négrier. 78 EDI n°16/Mars 2012 Comme beaucoup d’entreprises de la Silicon Valley, le siège social de Symantec se trouve à Mountain View (Californie). En France comme ailleurs, le mot d’ordre est toujours le même. « On ne revient pas sur une politique à succès », affirme Christophe Négrier, directeur des ventes channel de Symantec France. « Nous devons rester à 100% indirect car il faut privilégier la clarté vis-à-vis des clients et des partenaires. » Sur le marché français, Symantec affirme disposer d’un réseau de partenaires étoffé. Indirect, sinon rien « Depuis dix-huit mois, nous prenons un virage pour les accompagner au mieux. Il faut les fidéliser et les récompenser. Donc reconnaître leur implication. » D’où une refonte du programme partenaires établie sur une plus grande spécialisation des profils selon les technologies, mais aussi en fonction du type d’entreprises concernées. À ce sujet, Christophe Négrier note l’appétence du marché français pour la sécurité, « mieux comprise par les partenaires et les clients finaux que dans bien d’autres pays. » Du tout cuit en perspective pour un éditeur de logiciels spécialisé dans la… sécurité, justement. Par Pierre-Antoine Merlin Vonny Allaman, directrice commerciale Norton Symantec France. Toutefois, la sécurité informatique traditionnelle, qui repose sur la revente d’antivirus, est menacée. Sauvegarde et restauration en un seul mouvement À l’heure de la virtualisation, la vogue des boîtes, des licences et des protections approximatives est révolue. Les partenaires français ont devant eux un horizon majeur, potentiellement lucratif et décrit parfaitement par Hervé Lequippe, technical director, regional product
Reportage DE LA SÉCURITÉ INFORMATIQUE Au cours des deux dernières années, il s’est créé plus de données qu’entre l’homme de Cro-Magnon et 2009 » management, EMEA : « Il faut savoir qu’il s’est créé au cours de ces deux dernières années plus de données qu’entre l’homme de Cro-Magnon et 2009. Désormais, on ne parle plus de teraoctets, mais de zettaoctets, et donc de milliards de teraoctets ! » Selon lui encore, les entreprises gèrent avec difficulté ce déluge d’informations et sa sauvegarde au fil de l’eau. C’est pourquoi le plan de restauration (PRA) est – au mieux – un objectif. D’où la nécessité de mêler, en un seul mouvement, sauvegarde et restauration. Hervé Lequippe en est convaincu. « Le nouvel outil Backup Exec 2012, destiné aux PME, intègre le concept V-Ray, qui offre plus de visibilité dans VMware et Hyper V : dès le commencement de la restauration, on voit ce qui « Les parts de marché de Norton augmentent parce que les efforts de visibilité et de valorisation portent leurs fruits », assure la direction commerciale de Norton Symantec France. L’avis de l’intégrateur Scasicomp Intégrateur de solutions de stockage et de sauvegarde, le groupe Scasicomp a été créé en 1994. Son portefeuille client compte 40% des sociétés du CAC 40. L’effectif – une cinquantaine de personnes – est réparti entre le siège de Boulogne-Billancourt et les implantations régionales d’Arras, de Lyon et de Nantes, où Catherine Saindon occupe le poste d’ingénieur commercial. Les points forts Un des points forts de Symantec est son programme de certifications. Complexe à obtenir, il permet un véritable transfert de compétences et de connaissances technologiques vers nos équipes pour acquérir le meilleur savoir-faire et répondre aux attentes de nos clients. De plus, Symantec connaît bien de notre région. Cette proximité géographique est primordiale : on ne peut pas tout faire de Paris, et les clients y sont très sensibles. Pour Symantec, la proximité est attestée par sa présence à Nantes depuis plusieurs années, et aussi, par l’organisation régulière de séminaires régionaux. Les points à améliorer Non, je ne vois aucun point à améliorer qui soit propre à Symantec. En revanche, il y a bien un problème récurrent chez tous les éditeurs : le marché évoluant très vite, les nouvelles versions de logiciels sortent, elles aussi, un peu trop vite. Du coup, on reçoit davantage de correctifs que par le passé. Mais, je le répète encore une fois, il ne s’agit pas d’un problème spécifique à Symantec. se passe à l’intérieur de la machine. C’est important, car on ne protège bien que ce que l’on voit v raiment. Ici, pas besoin d’attendre la fin pour constater un incident éventuel. » Ce marché, vanté par Christophe Négrier au plan commercial, adoubé par Hervé Lequippe au plan technique, est sans doute promis à un bel avenir. Mais cette offensive envers les (petites) entreprises n’empiète-t-elle pas sur le pré carré de Norton, cette entité intégrée il y a vingt ans pour servir le grand public ? « Pas du tout », réplique Hervé Lequippe. « Norton s’occupe bien du grand public, et nous, plutôt du professionnel. Cela dit, avec la montée du cloud et la consumérisation, il existe une zone de recouvrement, mais nous nous rendons chez un partenaire, en compagnie de nos collègues Norton, autant que nécessaire. » Grande diffusion : l’effet Norton La partie grand public est celle de Vonny Allaman, directrice commerciale de Norton Symantec France. « Là aussi, nous connaissons une forte croissance, tant en volume qu’en valeur. Nos parts de marché augmentent, en particulier parce que les efforts de visibilité et de valorisation du travail des partenaires portent leurs fruits. » Les lancements de produits dépassent largement le segment du PC et touchent de plus en plus les tablettes et les smartphones. « On frôle 40% de par t de marché », ajoute-t-elle, non sans fierté. Avant de nuancer son enthousiasme : « On est un peu embarrassés par le retard persistant du lancement de Windows 8. Mais nous nous y préparons. » Àlong terme, Norton entend peser sur le marché français de trois manières : « Par un processus d’innovation en continu ; la mise au point d’un business model un peu différent pour la dématérialisation ; et enfin, la détection de nouveaux revendeurs. » Séparer sécurité et stockage ? L’avenir de Symantec, en France et dans le monde, paraît tout tracé. Augmenter son avance en suivant les tendances et en regardant le niveau de satisfaction – réelle, pour le moment – des partenaires. Christophe Neǵrier, directeur des ventes channel de Symantec France. Néanmoins, deux sujets majeurs sont à l’ordre du jour. Le premier est tout naturel : l’exigence de sécurité implique la sauvegarde, qui elle-même implique les plans de restauration, et donc la capacité à stocker efficacement les données. Aujourd’hui, l’activité proprement « stockage » du groupe représente un peu plus de 50% des r evenus. Peut-elle être détachée du reste, par exemple en faisant l’objet d’une tentative de rachat ? La rumeur en a couru, mais ce n’est pas le scénario le plus probable. Sécurité et stockage sont difficilement scindables, d’autant que ces deux segments « margent » beaucoup pour les revendeurs. ● EDI n°16/Mars 2012 79



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