E.D.I. n°15 février 2012
E.D.I. n°15 février 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15 de février 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 206

  • Taille du fichier PDF : 53,8 Mo

  • Dans ce numéro : Enquête au coeur des Programmes Partenaires

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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94 EDI n°15/Février 2012 Reportage MICROSOFT BASE SON AVENIR Tout en communiquant à foison sur ses solutions cloud, Microsoft reste un éditeur dont l’histoire est fortement ancrée dans les modes de distribution traditionnels. Une stratégie à deux faces au cœur de laquelle les partenaires doivent trouver leur place. L’influence de Microsoft dépasse largement les frontières de l’IT. Selon les derniers chiffres publiés par le cabinet Net Applications, Windows – sous toutes ses déclinaisons – est le système d’exploitation de plus de 92% des ordinateurs de la planète ; MacOS d’Apple arrivant en seconde place avec à peine 6,5% de par ts de marché. Autrement dit, Microsoft partage avec Intel le privilège d’être la seule marque présente dans pratiquement toutes les entreprises, mais aussi dans tous les foyers. Il n’est donc pas étonnant qu’une telle omniprésence exacerbe les passions. La moindre décision stratégique de Microsoft, le moindre écueil et même ses silences sont sujets à interprétations, débats et discussions. Avec, exprimée ou sous-entendue, une lutte à distance entre la firme de Redmond et celle de Cupertino. Ainsi, quand en mai 2010, la capitalisation boursière d’Apple Gwénaël Fourré, responsable stratégie et programmes partenaires de Microsoft a dépassé pour la première fois celle de Microsoft, les afficionados de la marque à la pomme n’ont pas manqué célébrer l’évènement, quand bien même il revêtait surtout une valeur symbolique ; même si certaines de leurs activités se chevauchent, Apple et Microsoft ne peuvent plus être considérés comme de véritables adversaires. Et paradoxalement, lorsqu’en septembre dernier ce fut au tour d’IBM de voir sa capitalisation boursière dépasser celle de Microsoft (214 milliards de dollars contre 213,2 à l’époque), on en a beaucoup moins parlé, alors que les activités des deux firmes, autrefois complémentaires, sont de plus en plus concurrentes du fait de l’implication grandissante de Microsoft dans le cloud. Quand Microsoft communique ou se tait, tout le monde le sait. Exemple : l’aile du bâtiment en forme de catamaran ancré à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), à quelques encablures du périphérique parisien, est visible par des millions de conducteurs, nuit et jour. Par Vincent Verhaeghe Car, malgré son hégémonie trentenaire sur le marché du logiciel et du système d’exploitation, Microsoft est à un carrefour décisif de son histoire. Pas pour sa survie bien entendu, un poids lourd de cette dimension dispose de suffisamment d’inertie financière pour affronter moult tempêtes, mais pour retrouver le chemin d’une véritable croissance ; les résultats de ces trois dernières années ayant montré un certain tassement. Entre 2001 et 2008, le chiffre d’affaires mondial de Microsoft est passé de 25 à 60 milliards de dollars. En 2009, l’éditeur a subi pour la première fois une baisse de son chiffre d’affaires redescendu à 58 milliards, pénalisé de façon endémique par la crise économique
Reportage SUR SES FONDAMENTAUX et de son propre fait par l’échec de Windows Vista : alors que Windows XP, le plus gros succès commercial de l’histoire de Microsoft, s’est écoulé à 400 millions d’exemplaires (équipant encore aujourd’hui près de 1 PC sur 2 en acti vité), Windows Vista n’a jamais réussi à s’imposer, coincé entre des contraintes techniques délicates à surmonter et des exigences trop élevées en termes de performances. Windows 7, la figure de proue Heureusement pour l’éditeur, ce passif lié à Windows Vista est en grande partie effacé grâce à Windows 7. « Sur une période équivalente, Windows 7 s’est déployé deux fois plus vite que Windows XP, et Office 2010 cinq fois plus rapidement que Office 2007 », souligne Gwénaël Fourré, responsable stratégie et programmes partenaires de Microsoft France, qui précise également que la croissance de Microsoft pour l’exercice fiscal en cours sera « à deux chiffres » mais sans pouvoir encore en dire davantage. « Rien qu’en France, il reste encore un potentiel de plus de 9 millions de postes det ravail à faire migrer vers Windows 7, et 5 millions vers Office 2010. C’est une source de revenus très importante pour nos partenaires revendeurs ». Et cela démontre également, qu’en dépit des grands discours généralistes sur l’évolution de marché vers le cloud, le présent et l’avenir de Microsoft et de ses partenaires se déclinent encore sur un mode de commercialisation en licences traditionnel. « Bien sûr le cloud est un levier de croissance énorme et nous sommes impliqués dans ce secteur et le serons de plus en plus dans les mois qui viennent », explique Gwénaël Fourré, « mais le cœur de notre business, reste Windows 7 et Office 2010. Le cloud est, pour nous, un vecteur idéal pour développer des solutions logicielles de type CRM, de communications unifiées ou décisionnelles comme SQL Server car ces produits sont plus faciles à appréhender pour les PME quand elles sont déployées en mode cloud ». Le fait est que ces deux dernières années, Microsoft a fortement mis l’accent sur ces solutions. Son offre Office 365 par exemple, construite sur les fondements de BPOS (Business Productivity Online Services), propose aux entreprises des solutions simples et surtout très souples pour mettre en place des outils de productivité (Office Web Apps), de messagerie (Exchange) et de communication (Lync). Plutôt que d’opter pour un logiciel en version boîte avec une gestion plus lourde des licences, la PME peut ici choisir à la carte non seulement les outils dont elle a vraiment besoin, mais aussi définir précisément Les dates clés de Microsoft Clap de fin annoncé pour Windows XP, le plus gros succès commercial de l’histoire de Microsoft, dont l’éditeur n’assurera plus le support le 8 avril 2014. 1975 Bill Gates et Paul Allen créent Microsoft 1981 Sortie de MS-DOS 1 uniquement disponible sur IBM PC 1983 Création de Microsoft France 1985 MS-DOS s’enrichit d’une couche graphique, Windows 1.0 1990 Sortie de Windows 3.0, l’OS graphique s’affranchit peu à peu du DOS 1993 Arrivée de Windows NT, une version « pro » de l’OS et premiers partenariats en France avec de grandes SSII 2001 Lancement de Windows XP, le plus grand succès de Microsoft à ce jour, qui sera déclinée en versions multimédia, embarquée, tablette ainsi qu’en deux moutures pour processeurs 64 bits. 2002 Microsoft investit le marché du loisir numérique avec la Xbox 2005 Arrivée de la Xbox 360 et de Windows Live 2007 Sortie de Windows Vista avec son interface Aero et d’Office 2007 avec l’apparition du « ruban » de fonctions 2009 Microsoft inaugure son nouveau Campus à Issy-les-Moulineaux et propose son propre moteur de recherche, Bing. 2009 Lancement de Windows 7 et de la plate-forme cloud Windows Azure 2010 Lancement d’Office 2010, de Windows Phone 7 et de Kinect 2011 Lancement d’Office 365 les postes de travail auxquels ces outils seront attribués. Un mode de distribution donc radicalement différent de la vente en licence auquel les partenaires doivent s’adapter, plus commercialement que techniquement. « Les compétences techniques pour mettre en place une solution « on demand » [NDLR : de type SaaS] ou une solution « on premise » [NDLR : vente en licence classique] sont les mêmes à 80%. Les vrais changements se situent au niveau commercial, à la fois sur la facturation et sur la gestion de la trésorerie du revendeur », explique Gwénaël Fourré. Certifications exigeantes mais rémunératrices Microsoft met en œuvre, à cet égard, des outils pour aider ses partenaires à appréhender cette transition. Parfois, l’éditeur fait même appel à des consultants externes tels Vascoo qui propose des ateliers BMT (Business Model Transformation) à destination des dirigeants des revendeurs de Microsoft. La formation et la certification sont en effet les nouveaux piliers des relations entre la firme de Redmond et ses partenaires. La dernière mouture du programme de l’éditeur, Microsoft Partner Network, est axée sur la spécialisation des revendeurs. L’époque où le statut de revendeur Gold était relativement simple à acquérir et, par conséquent, un peu galvaudé est révolue. Désormais, le niveau de certification d’un revendeur sera étroitement lié à son investissement en temps et en ressources. Concrètement, pour disposer du statut Gold EDI n°15/Février 2012 95



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