E.D.I. n°13 novembre 2011
E.D.I. n°13 novembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de novembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 43 Mo

  • Dans ce numéro : Réseaux & Télécoms, la convergence a trouvé sa voie

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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48 EDI n°13/Novembre 2011 Dossier [Réseaux & Télécoms] LES REVENDEURS DOIVENT ACQUÉRIR DES COMPÉTENCES MULTIPLES Pour l’entreprise, la convergence IP signifie moins une baisse des coûts des équipements de téléphonie, que l’arrivée de nouveaux services. Parlant désormais une langue commune, l’IP, il devient plus facile de faire coopérer réseau, applications informatiques et téléphonie. Auparavant, il existait déjà le couplage téléphonie et informatique (CTI), mais les services étaient lourds à mettre en œuvre et peu nombreux. Le plus emblématique était la messagerie unifiée : recevoir ses messages vocaux dans sa boîte Exchange, par exemple. Mais ce CTI n’a pas connu l’immense succès qui porte aujourd’hui la convergence. Un monde bouleversé La convergence a bouleversé le monde des revendeurs, traditionnellement coupé en deux. D’un côté, ceux pour qui le cœur de métier est le réseau informatique et pour qui l’IP est la langue de travail. Mais ils ignoraient tout de la téléphonie, beaucoup plus exigeante que la plupart des applications informatiques en termes de temps réel, de latence (temps de traversée du réseau) et de gigue (variation de la latence). De l’autre, les téléphonistes. Ils connaissent ces particularités et travaillaient en mode circuit avec le RNIS, le réseau type télécoms, sur lequel sont d’ailleurs encore raccordés beaucoup de PABX en France. La téléphonie était sous le contrôle total des constructeurs, qui imposaient leurs choix technologiques, alors que le monde IP, sans être totalement ouvert, obéissait davantage à des standards (SIP par exemple). Ces téléphonistes ont donc dû apprendre l’IP. Bien sûr, il existait des revendeurs et des sociétés de services qui avaient un pied dans chaque camp, mais ils ne constituaient pas la majorité. Or refuser d’entrer sur ce nouveau marché, c’est se priver de prestations à forte valeur ajoutée. Il ne s’agit plus uniquement de vendre des boîtes, mais d’accompagner le client dans sa mutation. Par exemple, qui dit téléphonie sur IP (ToIP) dit qualité de service obligatoire, car le réseau IT n’est pas taillé pour véhiculer la voix. Le mode circuit était la technologie idéale, mais gourmande en ressources ; ce n’était pas la vocation de l’IP. Il a donc fallu doter l’IP de mécanismes de qualité de service afin que la voix soit acheminée dans de bonnes conditions. Les réunions virtuelles enrichies Aujourd’hui, la ToIP est une technologie mûre et a définitivement pris le dessus sur la téléphonie traditionnelle. Elle entre désormais dans une catégorie plus large : la communication unifiée, dont elle n’est que l’un des outils. Son but est d’unifier, précisément, les différents outils, afin que l’utilisateur puisse recourir à celui qui lui convient le mieux à un instant donné. Par exemple, savoir si tel ou tel collègue est disponible et le joindre sur son téléphone fixe s’il est à son bureau, sur son mobile s’il est en déplacement ou simplement lui poser une question rapide, via la messagerie instantanée, s’il est déjà en ligne. Ou encore organiser rapidement une audioconférence avec quelques collègues distants qu’ils soient à leur bureau ou en voyage. Autre palette d’outils nés de la convergence IP, ceux de collaboration. Dans les grandes lignes, elle consiste à travailler à plusieurs sur un document commun quelle que soit la localisation des participants. Elle permet, surtout, de partager une présentation commerciale ou technique, d’élaborer à plusieurs une plaquette, sans avoir à envoyer au préalable des copies des documents, que chacun annote dans son coin, et dont il faut ensuite faire la synthèse des versions. L’audio et, a fortiori, la visioconférence enrichissent les réunions de travail virtuelles. De nombreux fournisseurs se sont installés sur ce nouveau marché de la convergence.●
TÉMOIGNAGES « Il faut désormais être multidisciplinaire » Dominique Bayon, président du groupe Foliateam, intégrateur et revendeur Aastra « La montée en puissance de la ToIP et de ses prolongements, tels que la communication unifiée et la visioconférence sur IP, va totalement bouleverser le marché, car elle nécessite d’être désormais multidisciplinaire. Par exemple, on n’installe pas la voix sur IP dans un réseau informatique qui n’a pas été mis à niveau. L’intégration de ces nouveaux services avec l’existant ne va pas toujours de soi. Les frontières entre les vieilles spécialités d’avant, comme la téléphonie, les réseaux, la visioconférence, pour ne citer qu’elles, vont disparaître et il faudra posséder toutes les compétences pour proposer aux clients des solutions complètes, clés en main. Pour le moment, nous ne vendons plus que de la ToIP pour les installations nouvelles. La seconde étape, la communication unifiée, commence à se développer, surtout dans les grands groupes ou les entreprises multi-sites. Mais elles intéressent de plus en plus les autres, qui y voient des sources de gains de productivité, par exemple via la communication présentielle, et d’économie en réduisant les voyages grâce à la visioconférence et aux outils de collaboration. Si le marché français de la convergence est aujourd’hui d’environ 500 millions d’euros, il doublera dans les 5 à 7 ans. L’arrivée d’un acteur de poids comme Microsoft, avec son produit Lync, va largement y contribuer. Son intégration avec des constructeurs comme Aastra facilitera le déploiement et ouvrira un large éventail de services nouveaux pour les entreprises. » « La ToIP est poussée par les DSI » Philippe Andrea, directeur général d’ITAC Télécom, intégrateur et revendeur Mitel « L’adoption de la ToIP dans l’entreprise est presque toujours le fait du DSI. Il a pris le contrôle de la téléphonie car le monde IP lui est familier. Il peut gérer l’IP-BX comme il le fait pour les serveurs. Souvent, dans les petites agences de quelques personnes, il n’y a plus de commutateur téléphonique. Les postes sont directement raccordés au site central via le réseau informatique. Le DSI peut tout superviser depuis sa console de management. En cela, l’offre de Mitel répond parfaitement à cette demande. De plus, Mitel n’étant pas un très grand acteur sur le marché français face à des Alcatel ou des Cisco, c’est un facteur différenciant pour le revendeur. Souvent, le DSI prend en plus quelques licences pour les services nouveaux, par exemple de communication unifiée, comme le numéro unique, afin de les tester dans l’entreprise et les généraliser si la demande est là. Pour accompagner nos clients, nous pratiquons le maquettage de ce type de service, par exemple, pour un bureau virtuel, avant son déploiement. Actuellement, hormis chez les entreprises technophiles, la demande des utilisateurs et des directions opérationnelles est encore balbutiante. Mais cela devrait changer avec l’arrivée des nouvelles générations, car elles utilisent quotidiennement, pour leur usage personnel, la messagerie instantanée et les réseaux sociaux. Ils ne comprendront pas qu’ils ne retrouvent pas au travail ces outils. Dans le même ordre d’idée, la visioconférence arrivera par le biais de la 4G et la poussée de la fibre optique. »



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