E.D.I. n°1 septembre 2010
E.D.I. n°1 septembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de septembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 31,9 Mo

  • Dans ce numéro : Rendre le portable rentable

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 78 - 79  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
78 79
78 Techno & Solutions SÉCURITÉ LA SAUVEGARDE EN LIGNE, UN PASSAGE OBLIGÉ Il y a peu de temps, le fait de se doter d’un antivirus était considéré comme un luxe négligeable. Aujourd’hui, tous les postes de travail sont équipés. Il en sera bientôt de même avec la sauvegarde en ligne. » Cette réflexion d’un industriel illustre bien la prise de conscience des utilisateurs. On ne peut plus continuer à travailler, sans se soucier de pérenniser les informations traitées. Les chiffres sont là pour témoigner de cette urgence. Les cabinets d’études estiment à 80% des entreprises qui déposent le bilan après avoir subi un sinistre informatique grave, générant presque irrémédiablement une perte de données. Au surplus, le risque juridique existe, et depuis longtemps, pour les entreprises négligentes. Même si, là encore, l’ignorance EDI n°1/Septembre 2010 Cette nécessité s'impose avec autant de force que naguère l'antivirus. Elle suppose des techniques de sauvegarde à la fois diversifiées et gourmandes en ressources. Pour les constructeurs, les éditeurs, les VAR et SSII, le potentiel de business est immense. fait loi. L’article 34 de la loi du 6 janvier 1978, elle-même complétée par la loi du 6 août 2004, prévoit en effet des sanctions contre quiconque n’ayant pas respecté l’obligation de « mettre en œuvre toutes les mesures techniques et organisationnelles appropriées, afin de protéger les données informatiques contre leur perte ou leur endommagement. » Soit, mais comment faire ? L’explosion de l’offre Dans ce domaine, il faut remarquer que les supports physiques sont nettement insuffisants. D’abord, le CD-Rom possède une durée de vie limitée. Ensuite, les clés USB n’offrent pas de niveaux de garantie élevés. Surtout, le processus de sauvegarde sur support physique est manuel dans 90% des cas, alors que la sauvegarde en ligne est, par définition, automatisée. Le moins qu’on puisse dire est que, dans les grands pays d’Europe, Cédric Mermilliod, directeur commercial et cofondateur d’Oodrive. l’offre est déjà très abondante. Ainsi Risc Group, fort de ses rachats successifs, propose Risc Box, un serveur collaboratif capable de sauvegarder plus de 400 Go à distance ou en local. Dans ce cas, la sauvegarde est partiellement repiquée en continu dans les data centers du prestataire, avec garantie d’une restauration rapide des données en cas de perte. L’un des atouts mis en avant par Risc Group pour promouvoir ses solutions est la possibilité offerte au client de sélectionner ses propres plages de sauvegarde, de configurer les alertes, sans oublier la faculté de créer des groupes de machines à télésauvegarder. Même chose du côté d’Oodrive, l’autre spécialiste français de la sauvegarde en ligne. Sa solution Adbackup s’adresse
aux entreprises comprenant jusqu’à une centaine de postes de travail sous Windows. La sauvegarde des données, elle, s’effectue via un simple navigateur web, avec une caractéristique essentielle : elle ne sauvegarde que les blocs d’informations régulièrement modifiés. Ceci afin d’éviter de tout retraiter systématiquement, à chaque modification, si minime soit-elle. C’est ce que l’on appelle la technique du « bloc incrémentiel », terme pompeux pour désigner la partie vivante de l’activité de l’entreprise par rapport à ses fondements intangibles. Autrement dit : le flux par rapport au stock. Par ailleurs, Oodrive met l’accent sur son mode de commercialisation. « Nous sommes, sur le marché européen, AcronisTrueImageHome2011 permet d'effectuer des sauvegardes locales et en ligne (service en option). SAUVEGARDE EN LIGNE, MODE D’EMPLOI Difficile de faire le tour exhaustif des modes de télésauvegarde, tant la technologie évolue rapidement et, avec elle, les usages recensés. Toutefois, un petit arrêt sur image n’est pas sans intérêt.• Le coffre-fort électronique Cette technique est recommandée pour les documents officiels, les factures, et plus généralement pour tout ce qui risque d’être réclamé un jour par les services de l’État. Les procédures de cryptographie et d’identification forte garantissent, en principe, la sécurité et la pérennité du stockage.• La sauvegarde sur serveur Nécessite l’abonnement à un hébergement en ligne (compte FTP+espace de stockage). C’est une solution, le seul éditeur de sauvegarde en ligne qui opère uniquement en indirect », assure Cédric Mermilliod, l’un des cofondateurs de la société. « Notre principal concurrent, à savoir Risc Group, travaille, lui, pour partie en direct et pour partie en indirect. » Selon Oodrive, il est donc nécessaire de s’appuyer au maximum sur son réseau de revendeurs. « Ce sont eux qui gèrent le support technique. » Cédric Mermilliod souhaite d’ailleurs étendre largement ce système largement au-delà de l’Hexagone, et notamment en Espagne. « L’approche espagnole du marché de la sauvegarde en ligne est très proche de l’approche française », estime-t-il. « Le cadre réglementaire et législatif, mais aussi la structure même des entreprises sont très voisins. C’est par exemple beaucoup moins le cas avec l’Allemagne. Les conditions du développement économique et juridique font que l’on doit repenser l’approche commerciale. » L’éditeur Acronis n’est pas en reste. Lui aussi propose, depuis ce mois d’août, un module intitulé Acronis Non Stop Backup, intégré à la nouvelle version de son logiciel Acronis True Image. Ce module crée automatiquement des sauvegardes incrémentielles toutes les cinq minutes. Les utilisateurs peuvent ainsi effectuer des restaurations à la volée, où qu’ils soient, à partir d’une partition Techno & Solutions LES ATTENTES DES ENTREPRISES sécurisée de leur disque dur, même en cas de dysfonctionnement de leur système d’exploitation. La recherche du meilleur coût De plus en plus d’éditeurs cherchent à accroître leur part de marché en jouant sur les coûts. Pour deux raisons au moins. La première, c’est que les VAR et les SSII doivent – sauf s’il s’agit d’une vente directe – non seulement apporter la valeur ajoutée nécessaire à la formation certes, moins sécurisée que le recours au coffre-fort électronique, mais plus simple. Et, surtout, beaucoup moins onéreuse.• Le Cloud ou la télésauvegarde sur commande Ce modèle économique se fonde sur une tarification à la consommation de ressources. On ne paie que ce que l’on utilise. De même, on ne paie pour la restauration de fichiers, ou pour l’action de stocker, que si l’on y a recours. C’est le cas d’Astaro, assez pionnier en la matière, avec sa toute nouvelle solution Astaro Mail Archiving, un service de sauvegarde et d’archivage hébergé dans le Cloud. Reste que, d’une façon générale, ce type de télésauvegarde ne semble pas faire encore recette auprès des entreprises, qui ne comprennent pas toujours ce qui se cache derrière ce fameux nuage. Mais demain ? La majorité des entreprises expriment un besoin d’accompagnement, de service et de conseil avant d’amorcer toute démarche touchant la sauvegarde de données en ligne. C’est ce qu’estime en tout cas le cabinet d’études Markess International, qui identifie ainsi le « profil » des fournisseurs. QUELS TYPES DE PRESTATAIRES SOLLICITÉS ? L’étude « Sauvegarde de données : usages et perspectives France 2009-2011 » repose sur 140 interviews de chefs d’entreprise. L’échantillon comprend des répondants issus du monde industriel, du secteur public, et du secteur financier. Cette enquête est également complétée par une vingtaine d’entretiens avec des prestataires. Le questionnaire autorise les réponses multiples. et à l’accompagnement de l’utilisateur potentiel, mais encore rester fortement compétitifs par rapport aux autres modes d’archivage. C’est pourquoi une société comme Kiwi Backup propose une télésauvegarde elle aussi incrémentielle, mais… à l’octet cette fois, et via une simple ligne ADSL. Ce mode de facturation est très simple. À partir du moment où l’on transfère uniquement les octets modifiés des fichiers, et non pas les fichiers entiers, le travail à faire est plus rapide et moins cher. Et surtout, sans risque d’erreur dans la ressaisie. Autre innovation commerciale: la solution Distribackup, de la société Intradot Labs, est tout simplement fournie en licence aux revendeurs. Charge à eux de le commercialiser auprès des clients, le plus souvent en mode ASP, c’est-à-dire sous forme tarification à l’usage. Thalios va même encore plus loin, en proposant, moyennant un abonnement mensuel, d’effectuer en permanence une véritable réplication du serveur. Il s’agit donc de copier, bloc par bloc, toutes les informations contenues dans le serveur du client, afin de les sauvegarder sur le serveur de secours. On le voit : tous les moyens sont bons pour acclimater les entreprises aux impératifs de la sécurité numérique.■ EDI n°1/Septembre 2010 79



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 1E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 2-3E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 4-5E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 6-7E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 8-9E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 10-11E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 12-13E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 14-15E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 16-17E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 18-19E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 20-21E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 22-23E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 24-25E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 26-27E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 28-29E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 30-31E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 32-33E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 34-35E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 36-37E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 38-39E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 40-41E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 42-43E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 44-45E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 46-47E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 48-49E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 50-51E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 52-53E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 54-55E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 56-57E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 58-59E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 60-61E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 62-63E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 64-65E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 66-67E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 68-69E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 70-71E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 72-73E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 74-75E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 76-77E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 78-79E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 80-81E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 82-83E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 84-85E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 86-87E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 88-89E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 90-91E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 92-93E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 94-95E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 96-97E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 98-99E.D.I. numéro 1 septembre 2010 Page 100