Douane Magazine n°5 nov 15 à fév 2016
Douane Magazine n°5 nov 15 à fév 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de nov 15 à fév 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Douanes et Droits Indirects

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 3,6 Mo

  • Dans ce numéro : la douane mobilisée pour la protection de l'environnement.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Interview. Alain O’Jeanson Directeur Général de Terminaux de Seine Sur les 10 dernières années, le transport fluvial a progressé de plus de 6%. Comment expliquez-vous ce regain d’intérêt pour ce vecteur ? A. O.  : Les échanges internationaux en conteneurs sont de plus en plus importants au fil des années, les compagnies maritimes investissent dans des bateaux de plus en plus gros. Pour répondre aux besoins de leurs clients armateurs, les grands ports maritimes doivent offrir en plus d’une infrastructure portuaire de qualité, une desserte organisée et massifiée de leur hinterland avec des services multimodaux réguliers. Le transport fluvial est l’une des réponses. Voilà pourquoi, depuis quelques années, nous incitons les chargeurs à utiliser le transport fluvial. Ils redécouvrent l’intérêt économique de ce mode de transport, en plus bien sûr des aspects écologiques et vertueux qu’il recouvre. Quelles mesures ont été prises par Paris-Terminal pour promouvoir le vecteur fluvial ? A. O  : Depuis 1994, Paris-Terminal investit dans ce mode de transport. Il fut l’initiateur des premières navettes fluviales sur l’axe Seine avec le lancement de liaisons régulières entre l’Île-de-France et les ports maritimes. Depuis, il a constamment investi dans son offre de service, en renforçant ses moyens de manutention (3 e portique fluvial) et sa zone de stockage de conteneurs vides, et en développant les prestations connexes aux conteneurs. Paris-Terminal s’applique 6 700 km de rivières et canaux aménagés sur les 8 500 km de voies navigables nationales. également à standardiser les procédures administratives du passage de la marchandise sur l’IDF avec le déploiement du Cargo Community System (CCS AP+) utilisé sur les ports maritimes de l’axe (logiciel de gestion portuaire accessible à tous les opérateurs, aux plates-formes et à la douane). Fin 2012, il a investi dans Terminaux de Seine SAS afin de parfaire le maillage des plateformes fluviales sur la Seine, la Marne et l’Oise, outils permettant de recevoir ou d’expédier des marchandises par le fleuve jusqu’au plus près des entrepôts des chargeurs. Comment la douane participe-t-elle à la valorisation de ce vecteur ? A. O  : À l’importation, la mise en place de la procédure douanière fluvio-maritime (PFM) a permis une avancée significative. La PFM permet aujourd’hui de fluidifier le passage portuaire de la marchandise 5. Soutien. avec des formalités douanières simplifiées. Cette procédure intègre davantage les contrôles douaniers au sein du processus logistique. Les transferts sous dépôt temporaire sont facilités grâce à la dématérialisation des démarches dans AP+. Désormais, un manifeste semblable au manifeste maritime se substitue à la déclaration en douane de transit et s’accompagne d’une dispense de garantie pour les bénéficiaires. Ce système permet également de traiter de façon dématérialisée le transport du chargement des derniers kilomètres jusqu’à l’entrepôt final grâce au « menu chargeur » qui est en cours d’expérimentation et offre la possibilité de bénéficier du délai de stockage en dépôt temporaire allongé (45 jours depuis l’arrivée du conteneur avant d’établir le dédouanement de la marchandise). 33



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