Discuts n°6 jun/jul/aoû 2012
Discuts n°6 jun/jul/aoû 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de jun/jul/aoû 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Alexis Malbert

  • Format : (140 x 190) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : tourne-disque et tournevis.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Panorama subjectif et incomplet de quelques bricolages de platines. Par Arnaud Rivière. 1985. Pour Ghost (I don’t live today) en hommage à Hendrix, Christian Marclay fixe une sangle de guitare sur une platine pour en jouer debout, pour moi, ça veut dire beaucoup. En s’autorisant ce geste radical, il ouvre la voie à tous les détournements, toutes les pratiques imaginables et donne à ce lecteur de disque un statut d’instrument de musique. Evidemment, ce glissement de la fonction de l’outil ne se fait pas ex nihilo. Sans parler du hiphop, Marclay est aussi influencé par la liberté d’action qu’apporte le mouvement punk que par les usages subversifs faits du tourne-disque et du disque depuis leur invention, les détournements de la fonction de reproduction sonore au profit de la création musicale initiés par des artistes tels que Darius Milhaud, László Moholy-Nagy, Pierre Schaeffer, Photo : Philo Lenglet - Tous droits réservés Arnaud Rivière en pleine action sur ses platines. John Cage ou Milan Knízák. Placé à l’horizontale, le tourne-disque joué par Marclay s’éloigne de la platine de salon et de nombreux platinistes ont ainsi pu bricoler ingénieusement leur instrument pour qu’il s’adapte aux besoins de leur art. Musicien central de ces pratiques, Martin Tétreault commence son activité de platiniste improvisateur au début des années 80 en abordant celle-ci par le découpage et Le magazine des manipulations sonores
Une table tournante de Martin Tétreault. Photo : Martin Tétreault - Tous droits réservés recollage de disque. Il multiplie assez rapidement le nombre de lecteurs en en utilisant deux puis quatre avant de coller deux platines (pardon ! Tables tournantes) ensemble en leur ajoutant chacune un bras pour donner un pick-up à quatre bras ! Il s’amuse de ces modifications « pas trop bien faites », sources de parasites et donc de possibilités musicales à ses oreilles. Agrémentées d’aiguilles reliées à des ressorts ou à des ballons et des cellules préparées, l’instrument créé par Tétreault lui permet de creuser la musique de l’objet, enrichissant ainsi son vocabulaire musical initial basé sur la citation hors contexte de fragments sonores sur supports. Dans une toute autre version, du point de vue des finitions impeccables et enregistrée dans le Livre Guinness des Records comme la platine disque la plus polyvalente du monde, la Triphonic Turntable de l’artiste anglais Janek Schaefer est équipée de trois bras. Fabriquée en 1997, il a depuis produit des petites soeurs à deux bras plus aisées à transporter. Sortant les bras du socle, Yuri Suzuki va jusqu’à en en proposer cinq pour lire autant de points d’une face de disque et YannLeguay, quasi manchot en comparaison avec seulement trois bras, ausculte et amplifie les bruits de différents lecteurs de médias (DAT, K7, HD, etc…). Dans une visée toute réductionniste à l’opposé des pré-cités, le même Yuri Suzuki propose avec son Finger Player d’ôter le bras de lecture Photo : Janek Schaefer - Tous droits réservés Une platine disque de Janek Schaefer. Le magazine des manipulations sonores



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