Direct Soir n°91 18 jan 2007
Direct Soir n°91 18 jan 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°91 de 18 jan 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Simone Veil en mémoire des justes

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Jeudi 18 janvier 2007 6 EXCLUSIVITÉ INTERVIEW JACQUES PRADEL Journaliste au long cours Célèbre pour avoir accompagné les larmes de retrouvailles de téléspectateurs longtemps séparés, le journaliste dévoile dans un livre, et chaque jour à la radio, ses deux passions : la rencontre et le voyage. Le voyage est-il votre antistress ? C’est le meilleur antipoison contre les agacements du quotidien. Je n’ai pas fait ce métier pour voyager, mais c’est venu avec le temps. Votre besoin d’évasion vient-il de mai 68 ? C’est de là qu’est née ma passion pour la liberté ! Les débuts de la V e République du général de Gaulle, les mandarins d’université, la famille… Nous étouffions dans cette société pas très drôle. Les étudiants écrivaient sur les murs : « Les jeunes font l’amour, les vieux font des gestes obscènes », « il est interdit d’interdire ». La jeunesse avait une formidable envie d’aller voir ailleurs et de s’inspirer des autres sociétés. Quel voyage vous évoque le plus de souvenirs ? Mon voyage dans le Grand Nord canadien, à la rencontre des Inuits. Atterrir avec un petit avion dans le nord de la Terre de Bafin où aucun arbre ne pousse sur 3 000 km 2, revient à se poser sur la lune. Trois Inuits sont venus m’accueillir. Ils sont tout petits et très Le voyage est le fil rouge de ma carrière Repères DR typés. Ils ne parlent que leur langue. Je monte à l’avant de leur véhicule. Nous descendons vers un village. Ils ont l’air aussi étonnés que moi. Nous étions étrangers les uns pour les autres et pourtant nous partagions l’essentiel. Votre arrivée à Europe 1 a commencé par des petits boulots, au contact des journalistes de studios. En 68, Europe 1 était la « radio barricades ». Elle suivait tous les événements dans la rue. C’était la radio du direct, la radio des jeunes. A cette époque, j’étais étudiant à Sciences- Po et je m’ennuyais. Ma rencontre avec Michel Lancelot m’a donné envie de faire ce métier. « Campus » était une émission à 80% musicale. Mais le vendredi, il y avait une spéciale où l’on parlait de tout ce qui était interdit : la non-violence, la drogue, l’homosexualité… Après un essai de voix, vous êtes engagé à Radio Nederland. C’était la voix des Pays-Bas. Un peu comme RFI pour la France. On s’adressait à tous les francophones. La mission et l’objectif étaient de rendre les Pays-Bas « sympathiques » et de faire connaître cette nation de commerçants. J’avais 21 ans, c’était mon premier voyage et c’était une autre planète… A Amsterdam, les codes Voyages radiophoniques « Perdu de vue » « Je suis curieux des hommes. Le voyage est le fil rouge de ma carrière. Cela permet de rencontrer des gens, de faire des portraits. Je trouve que la société française est une société nombriliste qui a tendance à avoir le nez sur ses problèmes et à se noyer dedans. » PROPOS RECUEILLIS PAR BORIS EHRGOTT,CAROLINE ITHURBIDE AVEC XAVIER PLASSON S. WILLIAM/GAMMA VIM/ABACA BIO 1968 Sciences-Po Paris, puis pigiste à Europe 1 au côté de Michel Lancelot. 1984 Il répond aux questions des auditeurs sur l’éducation de leurs enfants aux côtés de la pédiatre Edwige Antier et de la psychologue Françoise Dolto. 1991 Il présente Perdu de vue sur TF1. 1996 Témoin numéro 1 et L’odyssée de l’étrange. 1997 Les jeux de l’info et Ciné scopie (Europe 1). 2002 L’émission Comprendre, sur Europe 1, réunit chaque matin plus d’un million d’auditeurs autour d’une personnalité scientifique. n’étaient pas les mêmes. Des personnages très différents cohabitaient et se parlaient. A la télévision, vous avez animé Perdu de vue et Témoin n°1. Pensez-vous avoir inspiré la téléréalité d’aujourd’hui ? Ceux qui continuent de faire ça aujourd’hui ont vraiment l’art d’accommoder les restes. Mais ce n’est pas parce que je l’ai fait avant que personne n’est capable de le faire.A l’époque, cette émission manquait. Les fugues n’étaient pas prises au sérieux. On disait aux parents que statistiquement 99% des enfants rentraient chez eux, entre 8 jours et 3 mois, L’affaire Emile Louis est déclenchée en 1985 par une lettre que Jacques Pradel reçoit en tant qu’animateur de Perdu de vue. C’est en partie grâce à l’émission que l’affaire a été réouverte. En 2005, il publie un livre, Disparues de l’Yonne : la huitième victime (éditions Michel Lafon). DR après leur départ. La télévision est un instrument génial mais à l’époque le téléspectateur était passif. Avec Perdu de vue, il devenait un acteur. Tout le monde pouvait aider quelqu’un. N’avez-vous pas eu l’impression de mettre en scène la misère humaine ? Honnêtement non. Nous avons donné la parole à des personnes. Tout dépend ce que l’on appelle un spectacle. Le Journal de 20 heures aussi met l’actualité en spectacle. En 1994, vous avez diffusé l’autopsie de l’extraterrestre de Roswell. Regrettez-vous cette imposture ? Je n’ai jamais dit que je croyais aux extraterrestres ou que c’était un extraterrestre. L’émission s’appelait L’odyssée de l’étrange, pas L’odyssée du réel. Le film de Roswell était diffusé à Londres dans les milieux des « ovniaques » et le sujet collait parfaitement à l’émission. Je ne pouvais pas m’interdire de le diffuser. Ce film a gêné certains journalistes. Je réclame le droit d’aller voir. Si je n’étais pas allé à Haïti en 1982, je ne serais pas revenu avec le secret de la drogue des zombies. Et les zombies, c’est aussi bizarre que les extraterrestres. Ses chemins secrets « Y a-t-il des arbres à pain aux îles Sandwich ? » C’est avec cette question que Jacques Pradel commence son livre de souvenirs de voyages. Album d’une vie consacrée aux reportages et aux rencontres insolites et exotiques. Mes chemins secrets (éditions du Rocher).
J.-C. VERHAEGEN/AFP S. DE SAKUTIN/AFP www.directsoir.net S. Royal et J.-C. Juncker, Premier ministre luxembourgeois. FRONT NATIONAL/Jean-Marie Le Pen cherche sa place h Alors que le débat électoral a pris une tournure bipolaire, le président du Front national ne veut pas laisser échapper la position de troisième homme que lui dispute François Bayrou. Il est intervenu hier dans le débat sur la fortune des candidats soumis à l’ISF, dont il s’acquitte comme Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et Corinne Lepage. Autre sujet abordé : la publication du rapport de l’Insee. « Le vrai bilan démographique est celui d’une substitution de population », a commenté Jean-Marie Le Pen, précisant que « le département record de la fécondité est la Seine-Saint-Denis » dans lequel « 40%des naissances sont à attribuer aux mères étrangères ». Ces interventions médiatiques ne peuvent dissimuler ce qui mobilise les énergies du FN : la collecte des signatures et la gestion du récent soutien de Bruno Mégret. Le cap des 500 paraphes ne serait toujours pas franchi, ceux apportés par le leader du MNR n’étant pas suffisants. Par ailleurs, Jean-Marie Le Pen doit ménager sa fille Marine et ses proches, qui considèrent avec la plus grande méfiance le retour de l’ancien délégué général du Front national et qui multiplient les offres en direction de Philippe de Villiers. Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret. Abonnement N. TAVERNIER/REA à 10 € 3 mois pour EUROPE/Ségolène Royal pour un référendum en 2009 h En déplacement au Luxembourg hier, Ségolène Royal s’est déclarée pour la tenue d’un nouveau référendum sur un projet de traité constitutionnel européen en France en 2009. Ne souhaitant pas soumettre aux électeurs une copie conforme de ce qui leur avait été proposé en 2005, elle souhaite que les Français s’expriment « sur un traité qui permette aux institutions européennes de fonctionner ». La candidate ne veut pas non plus que la France « pénalise les pays européens qui se sont déjà prononcés ». Celle qui s’était déclarée en faveur du « oui », désire inclure un volet social au projet de constitution, et « que les droits des travailleurs soient pris en considération en Europe ». Le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a déclaré que le nouveau texte s’appellerait « traité fondamental de base ». Une suggestion approuvée par Ségolène Royal. Alors que sa campagne connaît quelques difficultés, la députée des Deux-Sèvres semble vouloir orienter le débat préélectoral sur la question de la construction européenne. Fortuites ou coordonnées, les propositions de la candidate socialiste sur un nouveau calendrier européen correspondent à celles avancées hier par Angela Merkel, la chancelière allemande, qui affichait son souhait de voir l’Europe dotée d’une nouvelle Constitution avant juin 2009 devant le Parlement à Strasbourg. CODE DE LA ROUTE/Réviser son examen sur Internet h Comment réviser l’examen du code de la route chez soi ? Pour mettre toutes les chances de son côté, profitez d’Internet pour compléter les cours de l’auto-école. De nombreux sites proposent des questionnaires comparables à ceux des examens officiels. Questions à choix multiples, photographies et même la fameuse voix qui lit les questions, tout est là pour réviser dans les meilleures conditions. Attention, la plupart de ces sites sont payants. Certains proposent un abonnement, à partir de 10 € pour trois mois, d’autres facturent les questionnaires à l’unité (environ 1,5 €). LES SITES À CONSULTER www.code-route.com www.code-route-facile.com www.permisecole.com www.coderoute.com FRANCE PATRIMOINE : DÉCLARATION DES CANDIDATS Propriété de J.M. Le Pen à Saint Cloud (92) Les candidats à l’élection présidentielle rendent public leur patrimoine tour à tour. Cette déclaration est obligatoire pour tous les candidats sous peine de nullité. 1 Dans le dossier de candidature que les prétendants à l’élection présidentielle doivent remettre au Conseil constitutionnel doit figurer, sous pli scellé, une déclaration de situation patrimoniale. Seule la déclaration du candidat élu sera ouverte et publiée au Journal officiel, dans les 24 heures suivant sa proclamation. 2 L’ensemble des biens du candidat doit être déclaré : biens immobiliers, valeurs cotées ou non en bourse, comptes bancaires, assurances-vie, objets d’art, bijoux, meubles, voitures, etc. 3 Ségolène Royal a indiqué être soumise à l’ISF avec son compagnon François Hollande « pour la deuxième année consécutive ». Nicolas Sarkozy (UMP), de son côté, « paie l’ISF depuis un an ». Jean-Marie Le Pen (FN) et Corinne Lepage (Cap 21) sont également assujettis à l’impôt sur la fortune. HADRIEN LECOEUR,FRANÇOIS DENAT,ALEXANDRE GIRAUD T. DUDOIT/EDITING SERVER Directsoir t Jeudi 18 janvier 2007 7



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