Direct Soir n°90 17 jan 2007
Direct Soir n°90 17 jan 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°90 de 17 jan 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : L'aventure à la française

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Mercredi 17 janvier 2007 8 ACTU FRANCE EN BREF Téléphonie mobile : vers la couverture totale v En ce début d’année, 1683communes ne sont toujours pas connectées au réseau de téléphonie mobile, pas assez rentable pour les opérateurs. Elles sont toutes situées dans des « zones blanches », isolées et peu peuplées. Cette situation devrait bientôt prendre fin. Le ministère délégué à l’Aménagement du territoire a indiqué que la couverture de ces zones serait parachevée à la fin de l’année. La Foulée blanche annulée v La 29 édition de la Foulée blanche, une des courses de ski de fond les plus réputées, initialement prévue dimanche à Autrans (Isère), a été annulée par ses organisateurs hier soir. C’est l’enneigement réduit, n’offrant « pas de bonnes conditions de sécurité », qui les a conduits à faire ce choix. 2500 skieurs de tous âges étaient attendus sur les parcours de 5, 10, 20 et 42 km, l’épreuve reine de la journée. Hausse des prix pour l’habitat ancien v Les notaires ont dévoilé ce matin une hausse de 12,2% des prix des appartements anciens et de 10% pour les maisons. Le prix moyen du mètre carré à Paris se situe à 5675 € en moyenne, et entre 2000 et 2300 € en province. A Nice, ville la plus chère de province, il s’élève à 3220 €. Cadres : plus d’emplois en 2006 v Le nombre d’offres d’emploi publiées par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) a progressé de 16% en 2006 atteignant 180 050 (155 400 en 2005). L’informatique conserve la première place avec un tiers des offres. ENQUÊTE/Les adolescents et les élections Seriez-vous favorable à ce que l’âge du droit de vote soit abaissé à 16 ans ? » La question a été posée par le magazine Phosphore à de jeunes militants politiques. La réponse a de quoi surprendre. Selon ce sondage (Phosphore/CSA) publié aujourd’hui, s’appuyant sur un échantillon représentatif de 630 jeunes âgés de 16 à 25 ans, 68% d’entre eux ne veulent pas de carte d’électeur dès leur dix-septième année. C’est le cas de Charles-Edouard, jeune UMP, qui se dit plutôt contre, car à cet âge, « on est encore influencé par ses parents, les professeurs, les artistes ». Laura, jeune communiste, ne partage pas son point de vue. Selon elle, les jeunes s’intéressent à la politique, ce qui justifie le droit de se rendre aux urnes. Avec cette enquête, le cliché du jeune désintéressé par la politique s’éteint. Il est, selon l’étude, remplacé par un adolescent responsable qui ne prend pas la chose politique à la légère, mais qui ne veut pas « tout, tout de suite ». Autre enseignement, les jeunes ont des opinions assez tranchées et plutôt de gauche. Interviewés par téléphone entre le 15 et le 29 novembre 2006, 37% des 16-25 ans opteraient pour Ségolène Royal au premier tour de la présidentielle. Elle devance de 11 points le candidat UMP, Nicolas Sarkozy (26%). Jean- Marie Le Pen obtiendrait quant à lui 11% des voix, Olivier Besancenot 7%, Arlette Laguiller et François Bayrou 5% chacun, Dominique Voynet 3% et enfin Marie-George VIN/Label de discorde h A quelques heures de son lancement, le label « vignoble de France » fait déjà grincer des dents. A l’origine, l’initiative venait de Vinifhlor, l’office national interprofessionnel des fruits, des vins et de l’horticulture. Elle prévoit la création d’une « nouvelle catégorie de vins de pays agréés en cépages et provenant de différentes régions ». En clair, il deviendra possible de mélanger certains vins pour faciliter leur vente à l’étranger, en particulier aux Etats-Unis. Pour certains producteurs, la mise en œuvre du projet est inacceptable. La fédération des interprofessions viticoles du Languedoc- Roussillon, première région européenne productrice de vin, considère que le lancement du label « aurait pour conséquence d’anéantir la révolution qualitative opérée depuis plus de 20 ans […] et conduirait à réduire les vins de la région Languedoc-Roussillon à une simple variable d’ajustement ». THOMAS LIARD,CAROLE TOLILA,NICOLAS CAILLEAUD,MATTIS MEICHLER,ALEXANDRE GIRAUD Les jeunes ne souhaitent pas obtenir leur carte d’électeur à 16 ans et seraient « plutôt de gauche ». Buffet, Jean-Pierre Chevènement (encore candidat au moment de l’enquête) et Philippe de Villiers décrocheraient chacun 2%. Au second tour de scrutin, dans l’éventualité d’un duel entre la présidente de la région Poitou-Charentes et le président de l’UMP, Ségolène Royal obtiendrait 65% chez les 16-17ans, contre 35% pour Nicolas Sarkozy, et 60% chez les 18-25 ans inscrits sur les listes électorales. Le taux d’abstention, vote blanc ou nul est tout de même de 35%. Que le premier vote ait lieu à 16 ou à 18 ans, l’école a cependant un rôle à jouer, car l’initiation au débat démocratique se fait à tout âge. GÉNOCIDE ARMÉNIEN/Les associations mobilisent h Reconnu par la France, le Parlement européen et de nombreux historiens, le génocide arménien est encore contesté par plusieurs mouvements activistes turcs. Afin de lutter contre ce phénomène, le Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF) organise ce soir au Palais de la Mutualité de Paris, un meeting sur ce thème. Au cœur des débats, la loi punissant les actes réfutant l’existence de ce drame, qui a été votée par l’Assemblée nationale en octobre dernier. Les organisateurs souhaitent convaincre le Sénat, qui doit prochainement se prononcer sur le texte, que cette « loi est nécessaire pour le respect des victimes et la dignité de leurs descendants », souligne Alexis Govciyan, président de la CCAF. Aujourd’hui, la Turquie n’entretient pas de relations diplomatiques avec l’Arménie, en raison notamment du différend concernant les massacres et déportations de 1915 à 1917. Deux années noires pendant lesquelles plus de 1,5 million de personnes auraient trouvé la mort selon l’Arménie, contre 250 000 à 500000 selon la Turquie. Le Premier J. SCHULTS/REUTERS C’estdit « On s’attendait à plus d’appétit pour un tel signe extérieur de maturité citoyenne chez ces 16-25 ans si prompts à débattre du CPE, des droits des lycéens sans papiers ou du commerce équitable », déclare Florence Monteil, rédactrice en chef de Phosphore. ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a cependant proposé à l’Arménie en avril 2005 de créer une commission mixte d’historiens sur la question. Mais pour Jules Boyadjian, du Comité de défense de la cause arménienne, « le génocide est une question de droit international et non bilatéral. Les propos turcs permettent de mettre en place le négationnisme en excluant les organisateurs internationaux des débats ». Pour Alexis Govciyan, « le peuple turc vit dans l’ignorance de son histoire qui a été réécrite, l’entêtement de l’Etat turc à ne pas reconnaître le génocide le condamne à rester dans l’impasse. » Manifestation de la communauté arménienne à Paris, le 12 octobre 2006. N. TAVERNIER/REA
www.directsoir.net DON QUICHOTTE/Un succès difficile à gérer Le projet de loi sur le droit au logement opposable devait être présenté cet après-midi lors du Conseil des ministres. Ce texte est le résultat de l’initiative des Enfants de Don Quichotte, qui après avoir mis la question au centre des débats politiques, se sentent aujourd’hui livrés à eux-mêmes. Annoncé par Dominique de Villepin le 3janvier dernier, le projet de loi sur le droit au logement opposable, s’il est voté, pourrait entrer en vigueur dès 2008. Ce texte doit faire de l’Etat le garant du respect de ce droit, en instituant une possibilité de recours judiciaire à l’encontre des pouvoirs publics en cas de manque de logement décent. La revendication est ancienne. En septembre 2003 déjà, une plate-forme « pour un droit au logement opposable » s’était constituée, regroupant une quarantaine d’associations. Elle devait se réunir aujourd’hui pour examiner l’état du texte après sa présentation en Conseil des ministres. L’association des Enfants de Don Quichotte a salué les efforts du gouvernement pour apporter des solutions au problème des sans-abri, mais reste vigilante en ce qui concerne les suites de la mobilisation. C’est dans cette perspective qu’a été constitué un comité de suivi coprésidé par Catherine Vautrin, ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité, et par Jean-Baptiste Legrand, porte-parole et cofondateur des Enfants de Don Quichotte. L’association des frères Legrand peut, dès à présent, se féliciter d’avoir mobilisé l’opinion publique et incité la classe politique à se saisir de la question des sans-logis. Mais la médiatisation dont à fait l’objet le campement du canal Saint-Martin, si elle a permis le succès du mouvement, place ses responsables face à de nouvelles difficultés. Après l’annonce du projet de loi, Augustin Legrand avait annoncé la fin du mouvement. Le campement improvisé du canal Saint-Martin devait être progressivement démonté, à mesure que ses habitants recevraient des propositions de logement. Selon Jean-Baptiste Legrand, « 80 personnes ont reçu des propositions. Mais 10 à 15% ont refusé ». Pour son frère Joseph, si « tout se passe bien jusqu’à présent », l’afflux de personnes extérieures au campement, attirées par la perspective de se voir proposer un logement, pose problème : « On est C’estdit « A titre personnel, je n’atteins pas le seuil de l’impôt sur la fortune, mais est en cumulant mon patrimoine avec celui de mon conjoint. (…) Je suis aisée. Et je pense normal de payer l’impôt sur la fortune et je ne tolère pas qu’il y ait des insinuations qui ont laissé croire que je fraudais l’ISF. » Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle (ce matin sur RTL) Campement des Enfants de Don Quichotte, place Royale à Nantes, le 5 janvier dernier. « On est dépassé par l’afflux de gens. On ne sait pas quoi leur dire, la seule solution qu’on peut leur apporter, c’est de les mettre sur une liste. » Joseph Legrand dépassés par l’afflux de gens. On ne sait pas quoi leur dire, la seule solution qu’on peut leur donner, c’est de les mettre sur une liste ». Il appelle associations et pouvoirs publics à prendre leurs responsabilités : « Il faut que les associations recensent ces personnes-là, c’est une occasion inouïe. Je lance un appel aux bénévoles, on a besoin de gens, pour accompagner les SDF, pour le comité de suivi(…). Il faudrait 300 personnes dès demain ! » Paradoxalement, la focalisation des médias sur le campement du canal Saint-Martin pourrait à terme s’avérer contre-productive. S’il soutient les Don Quichotte depuis le début, Jacques Deroo, auteur du livre Salauds de pauvres et ancien SDF, se montre « assez pessimiste. On va résoudre le problème de quelques personnes dans les tentes, mais ce sont entre 200000 et 400000 personnes qui sont à la rue ». Il considère en outre que « la véritable question n’est pas celle du relogement, mais du suivi. Il faut réapprendre à ces gens à payer un loyer, des factures : on ne vit pas dans un appartement comme sous une tente. On verra dans trois mois combien de ceux qui [ont trouvé] un logement y seront encore ». « Un homme est toujours en mauvaise position pour critiquer une femme. Cela ne doit pas nous empêcher de dire un certain nombre de vérités. C’est moi qui les dirai. » Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, hier, lors de ses vœux à la presse « On passe tous nos étés dans le sud de la France depuis cinq ans. Je vois donc les matchs de l’OM depuis longtemps. c’est un grand club, avec un énorme potentiel et des supporters incroyables. » Jack Kachkar, candidat officiel à la reprise de l’Olympique de Marseille (L’Equipe) AFP A. DENANTES/GAMMA FRANCE PORTRAIT/Qui est James Bond ? h L’espion le plus célèbre de la planète tombe le masque. A l’occasion du premier colloque international consacré à 007, intitulé « Histoire culturelle et enjeux esthétiques d’une saga populaire », quarante experts sont réunis à Paris avec pour mission étonnante de brosser le portrait de James Bond. A travers les dizaines de romans publiés depuis Casino Royale en 1953, et surtout les 21 films, la saga de l’agent britannique est décortiquée sous tous les angles : politique, historique, esthétique, anthropologique, ou encore psychanalytique. Qui est véritablement James Bond ? Un homme « sans foyer, sans histoire, sans relations sociales, sans parents, ni relations amoureuses durables, un individu solitaire qui rencontre ses partenaires dans des lieux de transit, hôtels, casinos, bars », décrypte Michael Baumgartner, de l’université de Vancouver (Canada). Son monde est « peuplé de solitaires paranoïaques ». La société est « menacée d’extinction » si l’agent secret « ne s’interpose pas pour faire échouer les desseins des méchants », ajoute le spécialiste. Un portrait explosif qui sape l’onirisme du héros. Sean Connery, un fameux 007. Dans les KIOSQUES « Profil, sélection, programmes, débouchés », le guide 2007 des études supérieures, hors-série du magazine L’Etudiant, est disponible en kiosque depuis aujourd’hui. De quoi préparer en douceur l’après-bac. BETTMANN/CORBIS Directsoir t Mercredi 17 janvier 2007 9



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