Direct Soir n°876 21 déc 2010
Direct Soir n°876 21 déc 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°876 de 21 déc 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 274) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Christina Aguilera premier clap

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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TÉLÉVISION INTERVIEW THIERRY ARDISSON, animateur « DES DESTINS PASSIONNANTS » Avec « Tout le monde en a parlé », Thierry Ardisson s’intéresse à ceux qui ont fait la une avant de replonger dans l’anonymat. Voir les images d’archives de l’INA Direct Soir n o 876•Mardi 21 décembre 2010 14 Qu’est ce qui vous plaît dans ces histoires ? Thierry Ardisson : On apprend plus de ses échecs que de ses succès. Je trouve ça intéressant, d’abord parce que cela m’est arrivé. Entre 1993 et 1996, j’ai passé trois ans sur le bord de la route. Une expérience assez éprouvante, mais qui permet de réfléchir sur soi-même. Et c’est ce qui m’intéresse, de savoir pourquoi… pourquoi ils sont devenus stars, pourquoi ça s’est arrêté ? Est-ce que c’est de leur faute ? C’est toujours passionnant de découvrir les destins brisés. Et puis, comme disait Andy Warhol, tout le monde est intéressant un quart d’heure. Quel est votre sentiment personnel sur cette capacité de la télévision et des médias à faire et défaire des « carrières » ? Je ne suis pas complètement d’accord avec ça. Les médias vous portent sur le devant de la scène si vous avez quelque chose à vendre. A part la téléréalité, où on est dans une autre époque et où plus t’es c…, plus ça marche. Là, ce n’est pas pareil. Ce sont des gens qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont fait des choses. Quels parcours vous ont le plus marqué ? Je trouve que l’histoire d’Eric Morena est un film. C’est un type qui a réussi grâce à son ami. La chanson Ô mon bateau était un succès incroyable. Il en a vendu des wagons, puis son ami est mort du sida, et lui en était réduit à faire les supermarchés. Il n’a plus jamais rien fait après. Et quand tu lui poses la question : si c’était à refaire ? Il te répond qu’il aimerait ne pas refaire cette chanson. Ce sont des destins tragiques, c’est ce qu’il y a de plus beau. Tous ne le sont pas, heureusement. Par ailleurs, l’histoire d’Hervé Vilard m’a beaucoup ému également. Qu’est-ce que le « Père Noël Ardisson » nous réserve pour les fêtes de fin d’année ? Cette semaine, il y a Happy Hour qui revient. On a un peu changé la structure du jeu par rapport à celle de cet été, où on a vu qu’il y avait des choses qui fonctionnaient et d’autres pas. Cela m’amuse beaucoup, et maintenant avec le groupe Canal, je fais 52 samedis par an entre Salut les Terriens et Happy Hour. Un mot sur le succès de Salut les Terriens, qui enchaîne des records d’audience ? C’est incroyable. Au début, on a vraiment tâtonné. Et au bout de deux ans, on a décidé de mettre de l’intelligence, de la culture et cela a marché. Ce que je trouve intéressant, c’est qu’on n’arrête pas de dire que « la télé c’est de pire en pire, etc. » et Salut les Terriens est l’exemple que le pari de l’intelligence a apporté de l’audience. Et c’est quand même très rassurant. Tout le monde en a parlé, tous les mardis à 20h40, sur Jimmy. Happy Hour, le 25 décembre et les 1 er et 2 janvier sur Canal+, à partir de 19h. LA TÉLÉ... DANS L’ACTU...DE JEAN-MARC MORANDINI JOURNALISTE, ANIMATEUR DE RADIO ET DE TÉLÉVISION MALAISE C’est une image forte diffusée jeudi soir sur France 4, celle d’un chroniqueur déguisé en Père Noël qui s’effondre sur le plateau. Affolement et immédiatement un membre du service de sécurité intervient et suit le journaliste transporté en coulisses où il est assis. On lui donne un verre d’eau et autour de lui, on le laisse se remettre tranquillement. La diffusion de cette image dans l’émission Touche pas à mon poste a fait du buzz sur le Net. Sachant que l’émission n’était pas en direct et qu’elle a été montée, fallait-il laisser cette séquence ou, au contraire, la couper ? Les avis sont partagés sur ce point : certains estiment qu’il est indécent, surtout sur une chaîne de service public, de laisser une telle scène ; d’autres pensent que le programme doit être le reflet exact de ce qui s’est passé pendant le tournage. L’année dernière, en plein direct de mon émission Morandini ! sur Direct 8, Cécile de Ménibus avait eu un malaise, et j’avais alors lancé immédiatement un reportage afin que l’intervention des pompiers se fasse hors caméra. En retour, j’avais simplement expliqué que « Cécile avait eu un petit problème et qu’elle serait de retour rapidement. » Aucune image de cet incident n’a jamais été diffusée. Il y a bien sûr des cas de force majeure, surtout lors des directs, mais je pense, pour ma part, qu’un malaise ne doit pas devenir un spectacle dans une émission de divertissement ! A demain !



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