Direct Soir n°871 14 déc 2010
Direct Soir n°871 14 déc 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°871 de 14 déc 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Jean Dujardin : « Je fais un métier d'enfant »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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EN COUVERTURE Comment vos proches ont-ils réagi quand vous avez décidé de faire carrière au cinéma ? Dans ma famille, comédien était un métier abstrait. Moi, je savais que c’était ce que je voulais faire. Je me souviens de mon premier passage dans l’émission télévisée Graines de star sur M6 (Jean Dujardin remporte trois fois le jeu dans la catégorie comique entre 1997 et 1998,ndlr). J’avais la trouille, mais j’étais à l’aise devant la caméra. Je n’ai jamais eu l’impression d’avoir galéré. J’ai profité d’une époque propice aux comiques avec l’arrivée de Gad Elmaleh, Jamel Debbouze ou Eric et Ramzy. Vous dégagez un énorme capital sympathie. Comment l’expliquez-vous ? C’est l’effet télé. Quand vous êtes dans le salon des gens pendant quatre ans (de 1999 à 2003, il joue Loulou dans la minisérie Un gars, une fille PHOTOS : NANA PRODUCTIONS/SIPA 6 avec Alexandra Lamy sur France 2,ndlr), un lien se crée forcément avec le public. J’essaie de faire mon métier avec la plus grande sincérité. A chaque fois, j’arrive sur un tournage avec la même naïveté, la même angoisse. Cela me permet de garder les pieds sur terre. Je déteste l’idée d’être « bankable ». C’est presque insultant. L’acteur n’est qu’un maillon de la chaîne cinématographique. Les auteurs et les équipes techniques qui travaillent dans l’ombre devraient être davantage valorisés. Gérard Depardieu explique qu’un « bon acteur, c’est celui qui a beaucoup vécu » *. Vous confirmez ? Je dirais qu’un grand acteur est plus armé que les autres. Il est plus à vif, a connu plus de souffrances. Il est donc plus généreux. En revanche, pour être un bon acteur, il n’est pas nécessaire de s’ouvrir les veines. A l’instar de votre ami Guillaume Canet, qui vous a récemment dirigé dans Les petits mouchoirs, avez-vous envie de passer derrière la caméra ? Aujourd’hui, je m’en sens plus capable qu’il y a encore deux ou trois ans. J’ai d’ailleurs un projet avec Gilles Lellouche. Ce pourrait être un film à sketches. Nous allons peut-être le réaliser ensemble, mais je ne veux pas aller trop vite. C’est une vraie décision. Et le théâtre ? J’y reviendrais peut-être un jour. Il faut simplement trouver le bon texte. La scène est une bonne salle de « muscu ». Pendant une heure et demie, vous êtes sur scène, vous gérez vos silences et votre débit, vous êtes le maître des lieux. C’est la base du métier, comme disent les anciens. Les acteurs devraient y retourner tous les trois ou quatre ans. Etes-vous tenté par une carrière à l’étranger ? ZOOM UN ACTEUR CAMÉLÉON En 2006, dans OSS 117 : Le Caire nid d’espions… …qui sera suivi par OSS 117 : Rio ne répond plus. Avec lui, il a tourné OSS 117 : Le Caire, nid d’espions (2006) puis OSS 117 : Rio ne répond plus (2009). Cette année, Jean Dujardin a retrouvé le réalisateur Michel Hazanavicius pour The Artist, un film muet tourné en noir et blanc à Los Angeles, dont la date de sortie n’est pas encore programmée. « Avec ma partenaire, Bérénice Bejo, nous avons tourné avec des acteurs américains comme John Goodman, confie le Direct Soir n o 871•Mardi 14 décembre 2010 comédien. Nous étions plongés dans un décor des années 1920. C’était incroyable. » A 38 ans, Jean Dujardin s’impose définitivement comme l’un des acteurs les plus talentueux de sa génération. « Il s’adapte à tous les réalisateurs, à tous les styles de jeu, explique Michel Hazanavicius. Sur un plateau, Jean apporte beaucoup de joie. Même si la comparaison entre lui et Jean-Paul Belmondo me paraît exagérée, ces deux acteurs ont un point commun : le bonheur de jouer. Ce ne sont pas des artistes torturés. Ils prennent beaucoup de plaisir et cela transparaît à l’écran. » Par ailleurs, Jean Dujardin devrait de nouveau endosser le personnage de publicitaire Octave Parango. Jan Kounen prépare en effet 99 roubles, la suite de 99 francs (2007). Le film s’inspirera du livre Au secours pardon, de Frédéric Beigbeder. RENCONTRE Pas vraiment. Qu’est-ce que j’irais faire aux Etats-Unis ? Là-bas, tu joues soit un « French lover » soit un méchant ! (rires) Et je n’y ai même pas d’agent. Je suis bien dans ma langue. Je reste très chauvin avec le cinéma français. N’oublions pas les frères Lumière, tout de même ! Nous vivons dans un pays créatif, qui peut être récréatif. Une génération d’acteurs bienveillante est en train de pousser. J’aime le cinéma populaire, ce qui ne signifie pas pour autant un cinéma vulgaire. Et puis, je m’appelle « Dujardin », pas « From the Garden » ! Et à quoi rêve aujourd’hui Jean Dujardin ? J’espère simplement que tout cela va continuer. Ce métier m’apporte la satisfaction, le bonheur, le choix et la liberté. J’existe aux yeux des gens. Je ne peux pas demander plus, ce serait indécent. * Dans Ciné Live, en octobre 2001. Avec le réalisateur Michel Hazanavicius. Dans 99 francs en 2007. NANA PRODUCTIONS/SIPA ISACK SASHA/SIPA
Groupe VOLKSWAGEN Frances.a. Division Škoda France. 02600 Villers-Cotterêts - RCS Soissons : B 602 025 538 - - Bernard Bakalian/PAB ŠKODA, VAINQUEUR À ANDORRE, 2 ÈME ÉTAPE DU TROPHÉE ANDROS. SIMPLY CLEVER Ça glissait un peu, mais on a réussi à grimper sur la plus haute marche. Simply Clever : Simplement Évident



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