Direct Soir n°869 10 déc 2010
Direct Soir n°869 10 déc 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°869 de 10 déc 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : Lance Armstrong, la fin du mythe ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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INCONTOURNABLE LES SITES DU MONDIAL 2022 Le Qatar sera le premier pays arabe à organiser la Coupe du monde de football AL-SHAMAL Madinat Ash Shamal AL-RAYYAN Al-Rayyan* VILLE Stade *Déjà construits UMM SALAL Umm Salal AL-WAKRAH Al-Wakrah BAHREIN Golfe de Barhein ARABIE SAOUDITE QATAR Direct Soir n°869• Vendredi 10 décembre 2010 25 km 22 Golfe Persique DOHA LUSAIL AL -KHOR Al Khor Lusail Iconic Doha Port Qatar University Sports City Al-Gharafa* Khalifa* Education City Source : FIFA Les projets de construction des stades qatariens rivalisent de prouesses techniques et artistiques, tels le Al-Wakrah Stadium, 45 120 places (ci-contre) et le Al-Khor Stadium, 45 330 places (à droite). À l’instar du Green Point Stadium du Cap, en Afrique du Sud, le Madinat ash Shamal Stadium (45 120 places), se situe en bord de mer. Splendide ! Telle une soucoupe volante, le Doha Port Stadium (projet de 44 950 places) est un vrai petit bijou !
COUPE DU MONDE 2022 AU QATAR LE DOSSIER QUI FACHE ! Malgré des appréciations plutôt salées de la Commission dernier, des journalistes du Sunday d’évaluation de la Fédération internationale de football (Fifa), le Qatar accueillera, en 2022, la Coupe du monde. Un choix étonnant et diversement commenté par la planète foot. Les plus virulents allant jusqu’à agiter le spectre de la corruption. TEXTES > LIONEL VELLA PHOTOS > QATAR 2022 VIA GETTY IMAGES Fermez les yeux et imaginez, l’espace de quelques secondes, une Coupe du monde organisée dans un pays dont la superficie totale ne dépasse guère celle de la Corse. Ouvrez maintenant les yeux. Vous êtes au Qatar ! Ancienne possession britannique, indépendant depuis 1971, ce petit émirat de 11 437 km² qui borde le golfe Persique vient d’être choisi par la Fifa pour accueillir le Mondial 2022 de football. Une désignation surprise qui, il faut bien le reconnaître, est loin de faire l’unanimité. Avec seulement 1 696 563 habitants, cet état monarchique ne représente rien en terme de puissance footballistique. Actuellement 113 e au classement Fifa, il est surtout connu pour offrir un dernier et très juteux contrat à d’anciennes gloires en fin de carrière. Parmi elles, citons le Brésilien Romario, l’Argentin Batistuta, les Français Desailly et Dugarry et, plus proche de nous, l’ancien Lyonnais Juninho, champion du Qatar 2010. Le niveau du championnat local, malgré l’apport de joueurs étrangers, reste cependant très modeste : il oscille le plus souvent entre le National et le bas de tableau de L2, en France. Invisible sportivement, le Qatar, qui ne s’est jamais qualifié pour la moindre Coupe du monde depuis son indépendance, n’en reste pas moins influent. Troisième producteur de gaz naturel derrière l’Iran et la Russie, premier exportateur de gaz liquéfié, l’émirat a déjà organisé le Mondial de football des moins de 20 ans en 1995, les Jeux asiatiques en 2006, avant d’accueillir la Coupe d’Asie des nations de football, en 2011. 60 M € POUR S’OFFRIR L’ARGENTINE ? Mais de là à s’octroyer une Coupe du monde au nez et à la barbe des États- Unis, du Japon, de la Corée du Sud ou encore de l’Australie… Trop beau pour être vrai ? Dès le lendemain du verdict, rendu à Zurich il y a une semaine, le Wall Street Journal laissait entendre que le Qatar aurait versé 78,4 millions de dollars (58,6 M €) à la Fédération argentine, dont le président, Julio Grondona, est membre de la… Fifa. Des relents de corruption planeraient-ils sur le dossier qatarien ? En octobre Times, « déguisés » en lobbyistes de la candidature américaine, prouvaient, caméra cachée à l’appui, que certains membres de la Fifa étaient prêts à vendre leur voix contre plusieurs centaines de milliers d’euros. L’un d’eux, le Tahitien Reynald Temarii, reconnaissait avoir fait l’objet de propositions similaires émanant d’autres pays candidats ! « Le Qatar est une décision politique, celle de s’ouvrir sur le monde, explique Jérôme Valcke, le secrétaire général de la Fifa. C’était pareil avec l’Afrique du Sud. » Le vote des membres de la Fifa confirme donc ce désir d’ouverture, mais en optant pour le Qatar, l’instance suprême du football mondial prête le flanc aux attaques et FOOTBALL autres critiques. Outre neuf stades sur douze à sortir de terre, comment gérera-t-on la chaleur extrême (entre 40° et 50 °C) qui règne dans le pays aux mois de juin-juillet ? Les organisateurs ont d’ores et déjà trouvé la parade en équipant tous les stades d’un système d’air conditionné. Quand il fera 40 °C autour de l’enceinte, le thermomètre restera scotché entre 20 ° et 22 °C au bord du terrain. Révolutionnaire, mais pas vraiment écologique. Tant pis pour la planète, vive le football ! Dernière parade en date soufflée par la Confédération asiatique de football : organiser le Mondial en… janvier ou février, pour jouir de températures plus clémentes ! Ce Mondial n'a pas fini de faire parler de lui.• QUAND LA FIFA SCANDALISE LES ANGLAIS On l’avait connue beaucoup plus fair-play. Mais là, la pilule a franchement du mal à passer. L’Angleterre, donnée comme grande favorite pour l’obtention du Mondial 2018, n’a toujours pas digéré l’affront fait à sa candidature. Ridiculisée lors du vote des vingt-deux membres de la Fifa, elle n’a même pas passé l’écueil du premier tour, récoltant seulement deux voix contre quatre aux Pays-Bas-Belgique, sept pour l’Espagne-Portugal et… treize pour la Russie. « Quand on a le meilleur dossier technique, des rapports d’inspection fantastiques, la meilleure évaluation économique et, d’après ce qu’on nous a dit, la meilleure présentation, on a du mal à admettre que cela n’ait servi absolument à rien », tempêtait Andy Anson, le chef de comité de la candidature anglaise. À qui la faute ? Très vraisemblablement aux médias… anglais (Sunday Times et BBC) qui, durant les semaines précédant le vote, ont laissé entendre que des membres de la Fifa auraient touché des pots de vin de certains pays candidats. Cette thèse de l’arroseur arrosé n’a en tout cas pas été du goût de la presse britannique, qui s’est, par la suite, déchaînée. The Sun allant même jusqu’à accuser de « vendue » la Fifa, qui a finalement choisi deux pays (Russie et Qatar) « nageant dans l’argent du pétrole » ! Direct Soir n°869• Vendredi 10 décembre 2010



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