Direct Soir n°864 3 déc 2010
Direct Soir n°864 3 déc 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°864 de 3 déc 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 274) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 6,3 Mo

  • Dans ce numéro : Finale de la Coupe Davis Serbie - France, impossible n'est pas français

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ENJEU « Prends garde à toi ! », semble indiquer le « racingman » Sébastien Chabal au « stadiste » James Haskell. Plus qu’un derby entre les deux meilleurs ennemis, ce match pourrait marquer un réel tournant dans l’histoire des deux clubs. Et conférer au Racing Métro 92 le statut de nouveau club fort de la capitale. RACING MÉTRO - STADE FRANÇAIS À LA CROISÉE DES CHEMINS Le derby parisien opposera, dans un duel fort en symboles, ce samedi à Colombes, l’équipe montante du Top 14, le Racing-Métro de Berbizier et Chabal, au Stade français, qui vit des heures difficiles. TEXTES > LUDOVIC NINET (RUGBYCONNECTION.COM) MONTAGE PHOTOS > A BIBARD/PANORAMIC, PHILIPPE LECOEUR/IP3 Quand, en août, les chiffres sont Championnat de France à la fin du tombés, instantanément, tous XIX e siècle, pour, dans une histoire plus les observateurs l’ont noté : récente, briller lorsque l’autre souffrait, 340 000 euros séparaient le et vice versa. budget prévisionnel du Racing- Métro 92 de celui du Stade français : UN SACRÉ COUP DE VIEUX 18,94 millions contre 19,28. Quel Et s’il est évident qu’économiquement symbole, tant, déjà en une saison deux clubs peuvent se partager la – 2009-2010, la première parmi l’élite capitale, il est tout aussi évident que après plus de dix années de purgatoire – le Racing avait sportivement dership sportif et médiatique pour ces deux-là vont se disputer le lea- dépassé son aîné en se qualifiant exister plus que l’autre. pour les barrages (pseudo-quarts de Dans cette optique, le duo Lorenzettifinale) et la Coupe d’Europe. Berbizier est bien décidé à donner le Enfin, difficile de dire lequel des deux plus rapidement possible un coup de est l’aîné puisque les deux clubs ont vieux au Stade français de Max été les premiers à se disputer le Guazzini, si novateur en e son temps, 22 sportivement et en coulisses, mais empêtré depuis quelques saisons dans sa gestion familiale et ses résultats sportifs en déclin (dernière demifinale de Top 14 en 2008). Il y a bien, d’un côté, une terrible machine au pragmatisme tout droit inspiré de l’éclatante réussite de son président, Jacky Lorenzetti, fondateur du Groupe Foncia. Un rouleau compresseur qui a trouvé en son directeur sportif, Pierre Berbizier, le parfait maître d’œuvre d’une telle entreprise, encore très froide mais si réaliste sur le terrain. Et de l’autre, un Stade français en proie à des problèmes financiers. Un club en perte de lustre, obligé d’alléger sa masse salariale quand, en face, on recrute à tour de bras et à coups de millions quelques grands noms du rugby mondial (Chabal, Nallet, Steyn, Hernandez) ou des stars en devenir (Fall…). La dynamique a changé de camp. Et l’on retrouve du côté de Colombes cette ambiance qui faisait vivre Jean-Bouin, en reconstruction aujourd’hui, au tournant des années 2000, alors haut lieu de la bourgeoisie et des milieux d’affaires branchés parisiens… CHARGÉ DE SYMBOLES Il y aura donc, ce samedi à Colombes, un match entouré d’une immense symbolique. Le Racing, leader du Top 14 à l’issue des 7 e et 9 e journées et actuel 3 e, en est le favori. Le Stade français, lointain 10 e, ne dément pas. Comme le confirme son entraîneur, Michael Cheika : « Avec Chabal, Nallet, Qovu, une première ligne très forte, Steyn, Fall, Bobo, un bon jeu au pied. La classe aussi, si Hernandez revient, plus Wisniewski. On va essayer de faire notre jeu et de voir si on peut être compétitifs avec eux. » • Le rugby autrement sur www.rugbyconnection.com
Photograohie : Nicolas Claris – CNB Yachts – 4 > 12 DÉC 2010 Porte de Versailles Paris www.salonnautiqueparis.com RUGBY VINGT ANS SANS SE VOIR... Le Racing Club de France, parisien à l’époque, est champion de France en 1990 (finaliste en 1987). C’est le temps du showbiz, des nœuds pap’et de la création de la marque Eden Park par certains joueurs emblématiques. Une image sur laquelle se reconstruit en partie le Racing d’aujourd’hui, devenu Racing-Métro en 2001 à la suite de la fusion avec l’US Métro, alors que le club vivait mal en deuxième division. Avant de devenir, en 2005, le Racing- Métro 92, soutenu par le conseil général des Hauts-de-Seine. C’est d’ailleurs près de La Défense que sera construit l’Arena 92, le futur stade des Ciel et Blanc. Mais le Racing ne retrouvera l’élite qu’en 2009. Au début des années 90, le Stade français végète, lui, dans les divisions amateur où le reprend Max Guazzini, en 1992, rejoint par Bernard Laporte en 1995. Le Stade français est champion de France de Groupe B en 1996, de Groupe A2 en 1997 et de Première Division en 1998, pour la première finale au Stade de France. Il le sera à nouveau en 2000, 2003, 2004 et 2007, et atteindra deux fois la finale européenne en 2001 et 2005.



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