Direct Soir n°861 30 nov 2010
Direct Soir n°861 30 nov 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°861 de 30 nov 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Edouard Baer inclassable

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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AVENTURE Pour mener à bien leur projet, Julien Delauney et ses trois compagnons de cordée se sont entraînés durant six mois dans le massif du Mont-Blanc. 14 JULIEN DELAUNEY PREMIER DE CORDÉE Faire le tour du monde à pied, dans la autre terrain de jeu. Aujourd’hui, il est difficile d’innover en alpinisme. Toutes les Il y a trois ans, Julien Delauney s’est lancé un défi : réaliser tête d’un alpiniste chevronné, cela implique de passer par les sept plus variantes possibles ont été entreprises l’ascension des sept sommets les plus hauts de chaque continent, hauts sommets de chaque continent. C’est le projet que mènent Ju- décidé de créer notre propre aventure, sur tous les sommets. Nous avons donc avec trois compagnons de cordée. Après avoir conquis l’Elbrouz lien Delauney et ses trois compagnons qui est avant tout humaine », affirme Julien Delauney. Pour cet alpiniste aguerri (Russie) et le Kilimandjaro (Tanzanie),les quatre alpinistes visent de cordée, Bruno Cheilan, Clément Beaudin et Sébastien Rougegré, depuis trois à la marche en montagne depuis l’en- la cime de l’Aconcagua, en Argentine. Aujourd’hui, l’équipe s’attaque ans, à raison d’une ascension par an, en fance et détenteur d’une licence d’alpinisme, l’enjeu est double. « Le dernier en effet au point culminant des Andes. autonomie. « Quand on a acquis un certain niveau technique, on cherche un sommet que nous conquerrons sera Direct Soir n o 861•Mardi 30 novembre 2010 Après l’Aconcagua, les quatre alpinistes réaliseront l’ascension du mont McKinley (Alaska), plus haute montagne d’Amérique du Nord, qui culmine à 6 194 m d’altitude.
l’Everest. Réaliser cet exploit est un des objectifs sportifs visés. Mais l’engagement total dans cette aventure et le fait de la mener jusqu’au bout tous les quatre est notre objectif primordial, précise Julien Delauney. Car partir marcher à l’autre bout du monde ajoute une difficulté psychologique importante. Il n’y a pas de secours possible. Sur l’Aconcagua, à partir de 4 000 mètres, soit dès le premier camp de base, les seuls secours sont les autres cordées d’alpinistes. » En 2008, les quatre amis ont entamé leur défi par l’ascension du mont Elbrouz (5 642 m), en Russie. En 2009, ils se sont attaqués avec succès au Kilimandjaro(5 891 m). Arrivés en Argentine depuis une semaine, ils entament actuellement l’ascension de l’Aconcagua (6 962 m), point culminant de la cordillère des Andes. Un an de préparation par sommet Réaliser l’ascension d’un sommet d’envergure tous les ans nécessite une préparation logistique importante et un budget important. Pour l’Aconcagua, il s’élève à 5 000 euros par personne, entièrement financé par des sponsors. Outre la logistique, la préparation physique est intense. Les six premiers mois de l’année sont consacrés à l’entraînement individuel : ultra-trail en montagne ou course à pied. Et rien n’est laissé au hasard pour bien connaître ses capacités. « Au-delà de 130 pulsations par minute, je brûle de l’énergie pour rien. Mais si je reste à cette allure, j’ai la possibilité de marcher entre 12 et 15 heures tranquillement, explique Julien Delauney. Car il faut en garder sous le pied pour la descente. Sur l’Everest, les trois quarts des gens qui meurent se tuent à la descente », rappelle l’alpiniste. Les six dernier mois sont enfin consacrés à des sorties en montagne sur le massif du Mont- Blanc, leur terrain de jeu préféré, <À PARTIR DE 4000 MÈTRES, LES SEULS SECOURS SONT LES AUTRES CORDÉES D’ALPINISTES.> pour approfondir les techniques et souder le groupe. L’Aconcagua par la voie des Polonais La voie choisie pour escalader l’Aconcagua sera la voie dite « des Polonai ». Plus technique que la voie normale, elle demande des notions particulières de cramponnage pour passer sur le glacier crevassé. L’équipe a prévu douze jours pour atteindre la cime de l’Aconcagua. Arrivée prévue : le 9 décembre au matin… Avec une marge de deux jours pour se laisser la possibilité de le tenter au moins deux fois en cas de mauvais temps. Les sacs de 20 à 30 kg que les alpinistes portent pendant les trois premiers jours de marche seront délestés à chaque camp. Et l’altitude sera apprivoisée petit à petit. « La technique consiste à dormir un peu plus bas que l’altitude atteinte dans la journée pour respecter les paliers et permettre au corps de fa - briquer suffisamment de globules rouges », expli - que Julien De - launey. Peu de craintes sérieu - ses sur l’ascension pour ces alpinistes avertis- dont l’un est guide de haute montagne, habitués à des pentes glacées plus raides, si ce n’est le mal aigu des montagnes (MAM). « Il s’agit de loin du plus gros risque. Car il peut prendre l’homme le plus entraîné, n’importe quand. D’où l’importance de s’hydrater et de bien gérer l’acclimatation à l’altitude », prévient Julien Delauney, déjà en route pour le succès. ALPINISME



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