Direct Soir n°854 19 nov 2010
Direct Soir n°854 19 nov 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°854 de 19 nov 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : Entretien exclusif avant le masters : Nadal, maître du monde ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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À LA UNE < DIRE QUE JE SUIS MEILLEUR OU MOINS BON QUE ROGER FEDERER EST UN DÉBAT STUPIDE ! > J’étais fatigué mentalement et physiquement. Mais depuis, je vais mieux. J’ai bien récupéré, tout en suivant une phase de rééducation intensive pour mon épaule. Aujourd’hui, je me sens même mieux qu’en octobre. Avec une victoire finale à Tokyo et deux éliminations prématurées à Shanghai et à Bangkok, comment analysez-vous cette tournée asiatique ? Cette tournée fut bonne car j’ai remporté un tournoi. Et ça, c’est ce qui compte le plus pour moi, car les matchs perdus s’oublient, mais les titres restent. Quant à mes deux éliminations, je ne me prends pas la tête avec ça. Je suis déjà passé à autre chose. Ce Masters de Londres vaudra le déplacement, car, en cas de victoire, vous devanceriez Roger Federer dans l’histoire du tennis en devenant le seul joueur – avec Andre Agassi – à avoir remporté tous les titres majeurs… Dire que je suis meilleur ou moins bon que Roger est un débat stupide, selon moi. Et surtout, je crois que ce n’est pas le moment de tirer des conclusions. Si on compare le nombre de titres du Grand Chelem, il n’y a pas photo. Roger est supérieur. Son palmarès le prouve. Je ne pense pas être le meilleur. C’est la vérité du moment et, pour tout vous dire, je pense que ce sera comme cela jusqu’à la fin de ma carrière. Je suis juste heureux de ce que j’ai fait jusqu’à présent et je me contente largement des titres que j’ai gagnés. Avouez tout de même que vous venez de réaliser une saison en tout point exceptionnelle, bien supérieure à celle de vos adversaires ? J’ai beaucoup gagné cette saison, c’est sûr. J’ai savouré pleinement chacun de mes titres, car je sais combien c’est difficile d’y parvenir. Je n’oublie surtout pas que tout peut s’arrêter du jour au lendemain. Tu ne sais jamais quand sera la fin. Direct Soir n°854• Vendredi 19 novembre 2010 PHOTOS : CYNTHIA LUM/ICON SPORTS MEDIA/DPPI 12 Roger Federer est-il sur le déclin ? Mais Roger a encore réalisé une saison incroyable ! Il a gagné l’Open d’Australie, Cincinnati, Bâle. Il est allé en finale à Madrid et Toronto. Son niveau de jeu est toujours aussi élevé. Et puis, rester comme lui au top niveau pendant 7-8 années d’affilée, c’est juste incroyable. C’est donc encore une très bonne année pour lui. Après votre victoire à l’US Open, synonyme de carton plein en Grand Chelem, combien de temps vous a-t-il fallu pour prendre conscience de la portée de votre exploit ? Après l’US Open, j’étais comme sur un nuage. C’était un rêve pour moi. Les sensations étaient inimaginables car j’ai travaillé toute ma vie pour ça. Mais jamais je n’aurais imaginé avoir les quatre Grands Chelems. Avez-vous le sentiment de revenir de loin, vous qui nagiez, l’an passé, à pareille époque, en plein doute ? Le vent a tourné. Il y a un an, c’était difficile. Je vivais des moments très durs. Je m’interrogeais. J’avais des problèmes personnels, et ensuite j’ai eu pas mal de pépins physiques, notamment aux abdominaux et aux genoux. J’ai repris en janvier, mal joué pendant six mois. Puis, au bout de onze mois, j’ai recommencé à gagner (à Monte- Carlo). Et là, tout s’est enchaîné. Depuis cette période, mes émotions sont différentes lorsque je remporte un tournoi, car je sais d’où je reviens. Vous croyez-vous capable de remporter les quatre tournois majeurs au cours de la même saison ? Pour moi, c’est impossible. Je me sens capable de gagner quatre titres l’an prochain… mais pas ceux du Grand Chelem ! Non, vraiment, je pense que c’est impossible. Quels sont vos objectifs à venir ? M’améliorer. Continuer à progresser et m’efforcer d’être meilleur, encore et toujours. Cet objectif reste celui que je me suis fixé tout au long de ma vie. < IL Y A UN AN, C’ÉTAIT DIFFICILE. JE VIVAIS DES MOMENTS TRÈS DURS. JE M’INTERROGEAIS. > Quel est le secret de votre succès ? Je pense que le mental et l’attitude sur le court sont mes deux principaux atouts. Le mental, je l’ai beaucoup travaillé quand j’étais enfant. Ça ne date pas d’hier. Sur le court, je suis toujours positif, je me bats tout le temps. Mais ce n’est pas l’essentiel. J’écoute aussi ce que dit mon oncle (Toni, son entraîneur) et dans ce domaine, je pense être capable de mettre rapidement en application les consignes qu’il me donne. Physiquement, vous êtes une vraie plaie pour vos adversaires ! C’est vous qui le dites. Mais c’est vrai que lorsque je joue bien, cela signifie que je suis au top physiquement. Du coup, je parviens à mettre de l’intensité sur le court. Je joue au même rythme et au même niveau très longtemps. Dans quels domaines pensez-vous pouvoir encore progresser ? Au niveau du jeu, le service et la volée. Si je parviens à bien servir, ce sera un changement très positif pour moi et pour la suite de ma carrière. Pareil pour ma volée et mon placement sur le court. Côté attitude, je dirais l’agressivité et le self-control. Je dois jouer de façon plus agressive tout en étant plus serein sur mes retours. Personne n’est parfait ! J’ai encore du pain sur la planche.•
www.fleuvenoir.fr 240 pages - 14,90 € 240 pages - 14,90 € UN MASTERS HUIT ÉTOILES La semaine passée à Paris-Bercy, Andy Roddick, Tomas Berdych et David Ferrer ont été les derniers à composter leur billet pour la Masters Cup de Londres, qui débute ce dimanche et s’achèvera le 28 novembre. Tous trois ont rejoint Rafael Nadal, Roger Federer, Novak Djokovic, Andy Murray et Robin Söderling, déjà assurés d’être qualifiés. Depuis 1970, le Masters – dont l’appellation officielle est, depuis l’an passé, Barclays ATP World Tour Finals – réunit les huit meilleurs joueurs de la planète, répartis en deux poules de quatre (formule en vigueur depuis 1986). Cette année, le Groupe A sera composé de Nadal, Djokovic, Berdych et Roddick. Le Groupe B, de Federer, Söderling, Murray et Ferrer. Considéré comme le plus grand tournoi au monde après les quatre levées du Grand Chelem, le Masters couronne souvent le tennisman qui a été le plus performant tout au long de la saison. Mais vu la place qu’il occupe dans le calendrier d’une saison déjà à rallonge, ce tournoi pas comme les autres accouche souvent d’un lauréat inattendu. Comme Nikolay Davydenko, vainqueur surprise l’an passé, Novak Djokovic en 2008 ou encore David Nalbandian en 2005. Parmi les huit joueurs engagés, seuls Roger Federer, brillant vainqueur à quatre reprises (03, 04, 06, 07), et Novak Djokovic ont déjà inscrit leur nom au palmarès de cette prestigieuse compétition. Rafael Nadal, lui, attend son tour de pied ferme. Il a rendez-vous avec l’histoire. Le chat aux 79,6 millions de fans sur YouTube ! TENNIS Illustration : Simon’s Cat Ltd. 2009



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