Direct Soir n°846 5 nov 2010
Direct Soir n°846 5 nov 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°846 de 5 nov 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : Le choc PSG - OM, comme à la belle époque

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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TÊTE D’AFFICHE RONNY TURIAF CROQUE DANS LA POMME Après avoir entamé sa carrière NBA aux Los Angeles Lakers, l’intérieur français découvre un autre club mythique depuis cet été : les New York Knicks. L’occasion, aussi, de profiter de cette mégalopole unique, qui ne dort jamais. Pour Direct Sport, Ronny Turiaf raconte ses premiers pas dans une Grosse Pomme qu’il compte bien mordre à pleines dents. TEXTES > ALEXANDRE HERBINET PHOTOS > NATHANIEL S. BUTLER/NBAE VIA GETTY IMAGES/AFP/CATHERINE STEENKESTE/NIKE Direct Soir n°846• Vendredi 5 novembre 2010 18 Le destin nous joue parfois de drôles de tours. Ronny Turiaf pourrait vous en parler. Passé à deux doigts de voir sa carrière s’arrêter à la suite de la découverte d’une malformation cardiaque, en 2005, l’international français a, depuis, connu la joie de porter les maillots de deux des quatre clubs les plus mythiques de la NBA (avec les Boston Celtics et les Chicago Bulls) : les Los Angeles Lakers, où il a évolué de 2006 à 2008, et les New York Knicks, où il a débarqué cet été en provenance des Golden State Warriors, grâce à un échange de joueurs. Un double rêve pour tout basketteur digne de ce nom. « Après tout ce qui m’est arrivé, ça représente beaucoup pour moi d’être passé par ces deux clubs. En plus, cette fois, c’est sur la côte Est des États-Unis. C’est génial. Comme on dit ici : j’ai eu le meilleur des deux mondes. » Au-delà du challenge sportif, dans une équipe en pleine reconstruction et dont le mythe s’effrite au fil des années de déception (aucun titre depuis 1973, aucune participation aux playoffs depuis 2004), son arrivée dans la mégalopole new-yorkaise lui offre une expérience de vie unique. La possibilité de croquer à pleines dents dans cette Grosse Pomme qui ne dort jamais. UN AIR DE MARTINIQUE « La découverte de cette ville se résume en quelques mots. Choc. Joie. Étonnement. Elle respire le bas ket, c’est très fort de la représenter sur le terrain. » Sans oublier tout le reste, presque plus important. « Je n’habite pas à Manhattan, mais en dehors, près de la salle d’entraînement. Mais quand j’y vais, on sent que c’est une ville où ça vit, où tu marches dans la rue et tu peux voir des gens faire tout et n’importe quoi. Cela me rappelle un peu La Martinique, mon pays. Tu vois des gens À New York, Ronny Turiaf va pouvoir évoluer aux côtés de la star Amar’e Stoudemire (à gauche), arrivé lui aussi cet été. Un rôle de complément, qui lui va bien : « Je dois prendre les fautes dans la raquette, lui rendre la vie facile. Ce qui compte, c’est le succès de l’équipe, pas ma production personnelle. »
< CETTE VILLE A UNE ÂME, UN FEELING À PART. IL N’Y A PAS UN JOUR OÙ TU NE TROUVES PAS QUELQUE CHOSE DE NOUVEAU À DÉCOUVRIR. > Ce soir 20h30 BASKET•PRO A PARIS LE MANS Match commenté par : David Cozette et Jacques Monclar LE BASKET SUR SPORT+ PRO A : Nancy/Roanne Demain à 20h Disponible sur le câble, l’ADSL et CHAUSSURES À SES PIEDS Sous contrat avec Nike, Ronny Turiaf va pouvoir, cette saison, porter des chaussures designées par… ses propres fans. Après un concours organisé par la marque à la virgule, via sa plate-forme Nike iD, dix jeunes ont pu proposer dehors qui font un barbecue, d’autres qui font la fête, des familles qui sont rassemblées à jouer au basket. Cette ville a une vie particulière, une âme, un feeling à part. Il n’y a pas un jour où tu ne trouves pas quelque chose de nouveau à découvrir, une émotion différente de la veille. C’est magique, grandiose. » Carrefour du monde et de toutes les cultures, New York ne pouvait que plaire à ce globe-trotter, qui a découvert le basket dans sa Martinique natale avant d’être formé à l’Insep, puis de partir faire ses études universitaires aux États-Unis. « C’est la ville cosmopolite par excellence et ça me plaît beaucoup. J’aime rencontrer des gens de tous les horizons. Ce mélange est beau à voir. Et c’est plus simple pour s’adapter. Je suis un grand voyageur, et New York, c’est un peu un voyage quotidien. Cela permet d’apprendre des choses sur soi et sur les autres et de devenir plus grand, plus mûr sur un plan personnel. » Pour mieux s’adapter, le pivot international a trouvé un allié de circonstance en la personne de… Thierry Henry, arrivé cet été aux New York Red Bulls et dont il était déjà un ami via son grand pote Tony Parker. TITI EN GUIDE TOURISTIQUE « On se voit beaucoup. C’est quelqu’un avec qui j’ai une amitié forte, une épaule sur laquelle je peux me reposer dans les moments difficiles. On dîne ensemble, on s’entraide. Titi, ça fait environ onze ans qu’il vient ici chaque année, donc il connaît la ville plus que moi. C’est un plaisir de la découvrir avec lui. Cela aide beaucoup LA CHAÎNE DE TOUS LES SPORTS BASKET à Ronny une paire de baskets customisées à leur sauce. Turiaf en a sélectionné trois, qu’il portera cette saison à l’occasion de trois matchs de gala face aux Boston Celtics, aux Los Angeles Lakers et au Miami Heat de LeBron James. d’avoir quelqu’un de proche autour de soi, un Antillais en plus… (rires) qui sait ce que je ressens. » Reste désormais à conquérir le parquet du légendaire Madison Square Garden, où son énergie de tous les instants en a déjà fait le chouchou des fans. Une mission bien plus difficile dans un contexte où la pression monte, suite à l’arrivée, cet été, de la star Amar’e Stoudemire. Les fans des Knicks en ont marre de perdre. Et ça se ressent. « J’aime cette attente, prouver aux gens le contraire de ce qu’ils pensent quand c’est négatif », explique Turiaf, qui tourne à 5,3 points, 3,3 rebonds et 2,7 contres de moyenne sur les trois premiers matchs de la saison. La pression, ça permet de rester éveillé. Tout le monde n’est pas capable de la gérer. Moi, ça me fait avancer. » Quand la vie a failli vous priver de votre passion, plus rien ne vous fait peur. N’est-ce pas, Ronny ? •



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