Direct Soir n°840 27 oct 2010
Direct Soir n°840 27 oct 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°840 de 27 oct 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Yodelice, larme fatale

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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SPORT A la barre de « Oman Air Majan » Sidney Gavignet, 41 ans, se prépare à prendre le départ, dimanche, de sa première Route du Rhum, dans la catégorie Ultime, qui fait son grand retour cette année. 8 SIDNEY GAVIGNET « JE SUIS PRÊT ET LE BAT Il s’agit de votre première participation à la Route du Rhum. Que représente cette course pour vous ? Sidney Gavignet : C’est une très grande chance de pouvoir y participer. C’est une course historique qui me rappelle de bons souvenirs. Quand j’ai débuté la voile vers 14 ans, je passais beaucoup de temps sur mon dériveur sur le lac d’Annecy. La Route du Rhum, c’était mon inspiration. Cette année marque le retour du « no limit » (aucune limitation de tailles de bateau), absent depuis 1990. C’est plutôt une bonne chose pour vous… Etant donné la taille de mon bateau, c’est effectivement une bonne chose. Au-delà de ça, le « no limit » fait pour moi partie de l’esprit de la Route du Rhum. Avoir sur la ligne de départ 85 bateaux de tailles diverses et variées dirigés par Direct Soir n o 840•Mercredi 27 octobre 2010 des professionnels ou des amateurs est vraiment exceptionnel. Ce mélange fait toute la beauté de cette course. Vous n’êtes pas un habitué de la course en solitaire. Est-ce une inquiétude supplémentaire ? Cela fait dix ans que je n’ai pas pris part à une course en solitaire, mais cela ne m’inquiète absolument pas. Le solitaire, c’est quelque chose que l’on a en soi ou pas. Pour ma part j’ai toujours eu cette fibre. Il est certain que c’est une navigation dangereuse, mais aujourd’hui je me sens très serein. Je suis prêt et le bateau aussi. Justement, comment avez-vous préparé cette course ? J’ai commencé par faire le tour de l’océan Indien en équipage. Accumuler les milles est important puisque cela m’a permis de bien m’acclimater au bateau, de bien le comprendre, le sentir. Nous avons en plus eu des conditions extrêmes, qui m’ont montré à quel point le bateau était marin. J’ai aussi fait cet été le tour des îles britanniques où j’ai battu le record. Il me fallait un parcours avec de nombreuses contraintes pour me mettre à l’épreuve. Par rapport au large, les parcours côtiers sont plus dangereux, car si vous vous endormez, il y a toujours un risque. Sur celui-ci, il fallait par exemple composer avec les cailloux, les bancs de sable, les bateaux de pêche qu’on ne voit pas au radar, les plates-formes pétrolières ou encore les champs d’éoliennes. Est-ce difficile de passer d’un monocoque à un maxi-multicoque ? Oui et non. Grâce à mes différentes participations à la Volvo Ocean Race, j’ai eu l’habitude de naviguer sur des 70 pieds. Alors même si ce sont des monocoques, ils font tout de même partie de la famille des gros bateaux. Ce sont des machines qui développent beaucoup de force. Il faut être très vigilant sur ce qu’il se passe, où l’on met Visionnez le diaporama les doigts, etc. Cette culture du gros bateau, je l’ai, donc je ne suis pas surpris par la machine. Les capacités d’Oman Air Majan sont limitées par rapport à ceux de vos concurrents. Pourquoi n’avoir pas effectué certaines modifications ? Nous avons décidé de rester fidèles à la vie de ce bateau. Sans foils (lames dans les flotteurs des bateaux,ndlr) qui peuvent rapporter trois à quatre nœuds à certaines vitesses, il est certain que je n’ai pas un bateau pour gagner. Sur le papier, je ne peux être théoriquement que cinquième. Maintenant, on ne sait jamais ce qui peut se passer. Quelles sont justement les forces et les faiblesses de vos adversaires ? Il y a des bateaux très différents. Gitana XI (le bateau de YannGuichard,ndlr), par exemple, est un bateau plus petit, mais qui a plus de chevaux sous le capot par rapport à sa taille. De son côté, Groupama 3 a beaucoup plus de puissance, mais c’est un énorme engin à manipuler. Franck Cammas aura sans
EAU AUSSI » doute du mal à le mener en permanence au maximum. Mais à vrai dire, jusqu’ici jamais atteint dans ma vie de est de m’élever à un niveau que je n’ai mes adversaires, je m’en fiche. Pour sportif, mais également dans ma vie moi, la clé, c’est la gestion du bonhomme. d’homme. C’est-à-dire ? Je pars du principe que tous les gars sont bons sur la ligne de départ. La différence se fait donc sur l’approche personnelle, la motivation. Mon premier atout et mon premier adversaire, c’est moi-même. J’ai donc axé tout mon travail sur ce que je définis par le focus, la concentration, la lucidité. Mon objectif Pour sa première Route du Rhum, Sidney Gavignet naviguera sur un trimaran sans foils ni mât basculant, long de 32 mètres et pesant 11 tonnes. Abordez-vous donc cette Route du Rhum plus comme une aventure humaine que sportive ? Mon objectif est en effet de devenir un meilleur gars à l’arrivée. Depuis que j’ai trouvé cette approche, ma motivation est d’autant plus profonde et forte que si c’était une motivation purement sportive. Maintenant, je sais que si j’atteins ce palier, le résultat sportif suivra. Le navigateur français, courtisé par les Anglo-Saxons, a une occasion de se faire connaître par le public français. E. ROBERT/DIRECT 8 FAYOLLE/SIPA JON SUPER/AP/SIPA BACK PAGE IMAGES/REX/REX/SIPA SI J’ÉTAIS PRÉSIDENT WAYNE DOLLARS LE PETIT POIS GAGNANT ➲ DÉDICACE À UNE STAR RENCONTRE « Y’A PAS QUE LE FOOT DANS LA VIE… ET POURTANT » PAR CHRISTOPHE PACAUD JOURNALISTE RTL « Il était une fois à l’entrée du vestiaire un entraîneur au regard un peu triste. Il attendait du président une phrase magique, et lui dit simplement : « Si j’étais président, je connaîtrais la suite de la chanson » … » Mais Jean-Michel Aulas (photo) n’est pas Gérard Lenorman. Il ne nommera pas Mickey entraîneur de l’OL, mais conservera-t-il pour autant Claude Puel ? Sans cesse repoussée, sa décision devrait intervenir au sortir de ce match de Coupe de la Ligue contre le PSG. Alors, tout changer et risquer de tout perdre ou garder celui que les habitués de Gerland n’ont de cesse de huer ? Généralement, après les rencontres, les Anglais prononcent le sempiternel « good play ». Cette fois, c’est en coulisses que le « bien joué » sied à merveille au faux départ de la star anglaise Wayne Rooney, que tous les tabloïds envoyaient soit chez le voisin milliardaire Manchester City, soit vers le fortuné Real Madrid. Mais loin de lui l’idée de quitter la maison rouge de Manchester United et son mentor, sir Alex Ferguson. Simplement, « WR » n’a cessé de faire grimper les enchères jusqu’à faire céder le manager écossais. A la clé ? Un juteux contrat, presque indécent en ces temps de crise. Que les supporters de Manchester United se rassurent. Si les millions de livres sterling ne remettent pas Rooney sur le droit chemin des buts adverses, son remplaçant désigné, Javier Hernandez, n’a guère besoin de GPS intégré. « El Chicharito » (« Le petit pois ») leur a récemment offert un des buts les plus audacieux d’une magnifique tête renversée, avant de signer un retentissant doublé en championnat. Le prodige mexicain porte son surnom sur le dos et bien des espoirs dans le clan des Mancuniens. Et ce petit pois n’a pas fini de peser sur les défenses adverses. C’est avec un ballon sous le bras qu’il a quitté dimanche l’enceinte de Santiago Bernabeu. Car comme le veut la tradition en Espagne, après un quadruplé, toute l’équipe doit signer le ballon du match pour l’homme du match, Cristiano Ronaldo. Quatre buts dans un match officiel pour la star portugaise du Real revenue en pleine forme après un Mondial raté. Le premier quadruplé de sa carrière pour un attaquant souvent critiqué pour sa façon d’être. Trop fier, trop personnel pour certains, mais insolent de classe et d’aisance.



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