Direct Soir n°84 9 jan 2007
Direct Soir n°84 9 jan 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°84 de 9 jan 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Ban Ki-Moon le nouveau visage de l'ONU

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Mardi 9 janvier 2007 6 ACTU EN COUVERTURE BAN KI-MOON/Qui est le nouveau patron de l’ONU ? Neuf jours après sa prise de fonction, le nouveau secrétaire général de l’ONU, le Sud-Coréen Ban Ki-moon, 62 ans, sait qu’il aura fort à faire pendant les cinq ans de son mandat. Darfour, Proche-Orient, Iran, Irak et Corée du Nord sont les gros dossiers qui attendent le successeur de Kofi Annan. « Ces menaces doivent appeler une réponse collective (…). Aucune personne, prise individuellement, y compris le secrétaire général des Nations unies, aucun pays, quelles que soient sa puissance, ses forces et ses ressources, ne peut y répondre seul », a-t-il expliqué devant la presse le jour de son entrée en fonction. L’ONU est de plus en plus sollicitée pour trouver des solutions aux conflits qui éclatent aux quatre coins de la planète, mais aussi pour lutter contre la prolifération nucléaire, contre les maladies et les catastrophes naturelles ou encore aider au développement les pays les plus pauvres. L’organisation n’est pas moins l’objet de nombreuses attaques, en particulier de la part des Etats-Unis. Kofi Annan a entrepris une difficile réforme. Ban Ki-moon doit la poursuivre. Mais déjà, les critiques pleuvent. Réputé affable, il est considéré par beaucoup comme trop consensuel pour parvenir à imposer des changements radicaux. Mais Ban Ki-moon a déjà voulu démentir cette réputation. « J’ai peutêtre l’air doux vu de l’extérieur, mais j’ai une force intérieure lorsque c’est nécessaire », a- t-il affirmé. Ban Ki-moon connaît bien les rouages de l’ONU. Il a été ambassadeur de son K. KYUNG HOON/REUTERS KARÈNE BASSOMPIERRE pays de 2001 à 2003 auprès de l’organisation. Mais ce sont surtout ses qualités de diplomate qui seront utiles pour traiter des dossiers ultrasensibles, le Darfour prioritairement, mais aussi la nucléarisation de la Corée du Nord. Ministre des Affaires étrangères sud-coréen de 2004 jusqu’à son élection à la tête de l’ONU, Ban Kimoon connaît bien le dossier. Il a été vice-président de la commission mixte (nord et sudcoréenne) de contrôle nucléaire en 1992. Il a aussi présidé la Commission préparatoire pour le traité d’interdiction des essais nucléaires à l’AIEA en 1999. Les pays non-alignés, regrou- Les enjeux d’un mandat Une nationalité symbolique Le secrétaire général de l’ONU est toujours issu d’un pays peu présent sur la scène internationale. Après l’Afrique dont est originaire Kofi Annan, c’était au tour de l’Asie d’être représentée. Aucun Asiatique n’avait occupé le poste depuis le Birman U Thant, secrétaire général de 1961 à 1971. Cette nomination est une étape importante pour la Corée du Sud qui n’a intégré l’organisation qu’en 1991. Ban Ki-moon, avant d’accéder à la plus haute fonction de l’ONU, était depuis janvier 2004 ministre des Affaires étrangères de son pays. S. HONDA/AFP Le huitième secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, prêtant serment devant l’Assemblée générale, le 14 décembre dernier, à New York. K. PRINSLOO/AP Un budget en hausse pés au sein du « groupe des 77 » craignent toutefois que Ban Ki-moon, qui a fait ses études à Harvard et qui a été ambassadeur aux Etats- Unis, ne soit inféodé à la superpuissance. Les Etats-Unis souhaiteraient un secrétaire général accommodant, qui avaliserait leurs décisions. Ban Ki-moon a semblé confirmer ces prédictions en refusant de condamner explicitement la pendaison de Saddam Hussein. Mais les intentions de celui que les journalistes surnomment « l’anguille glissante » à Séoul et « le diplomate Tefal » à New York, demeurent, en réalité, pour l’instant, insondables. Dans le budget onusien, les dépenses extraordinaires ont explosé ces dernières années, passant de quatre à huit milliards de dollars. En cause, la multiplication des opérations sur le terrain, qui atteignent le nombre record d’une vingtaine. Le personnel, civil et militaire, originaire de 112pays, est passé de 20 000 à 99 000 hommes. L’organisation est financée à 66% par cinq pays : les Etats-Unis, le Japon, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France. La contribution minimale demandée aux pays en développement est de 17066 dollars. D. KARP/AP L’info en plus Ban Ki-moon et John F. Kennedy A 18 ans, dans le cadre d’un programme organisé par la Croix-Rouge américaine, il rencontre le président américain à la Maison Blanche, en 1962. Sa décision est prise, il sera diplomate. L’indispensable réforme Kofi Annan est l’instigateur de la réforme de cette institution datant de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Son image de marque a été ternie par des scandales qui ont défrayé la chronique. Plusieurs hauts responsables ont été mis en cause dans des affaires de corruption et des Casques bleus sont impliqués dans des affaires d’abus sexuels sur le terrain. Ban Ki-moon est conscient des limites de l’organisation. « Dans trop d’endroits, j’ai été consterné par l’inaction de l’ONU, ou par des actions trop faibles ou trop tardives. » Mais il s’est dit « déterminé à chasser les désillusions ».
www.directsoir.net L’association a appelé hier à une « levée des campements ». CÉRÉMONIE/Vœux présidentiels aux fonctionnaires h Jacques Chirac était ce matin à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, pour présenter ses vœux aux fonctionnaires et agents de l’Etat. A cette occasion, il a souhaité que la question de l’égalité des chances soit « au cœur du débat » présidentiel. Le président de la République a estimé que « la Nation a engagé un effort sans précédent pour l’égalité des chances, un effort nécessairement de longue haleine », et décliné l’action mise en œuvre par le gouvernement en matière d’éducation, d’emploi ou encore de sécurité. BÂTIMENT/Croissance de 2% en 2007 h La Fédération française du bâtiment dresse un bilan enthousiaste de l’année écoulée et envisage 2007 avec optimisme. Avec 463000 chantiers lancés en 2006, soit une hausse de près de 10%, la France a retrouvé un niveau de construction inégalé depuis 27 ans. Le dynamisme du secteur aurait ainsi permis la création de 35000 emplois permanents. En tablant sur une croissance économique de 2%, les professionnels du secteur espèrent en créer 15000 à 20000 cette année, intérim compris. R. DUVIGNAU/REUTERS F. LAFARGUE/GAMMA C. PARIS/AP Pour un retour du « fair-play » LES ENFANTS DE DON QUICHOTTE/Pari gagné h Alors que le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, a dévoilé hier son « plan d’action renforcé » avec 27100 nouvelles places pour les SDF, l’association des Enfants de Don Quichotte a annoncé simultanément la fin de son action. « Un plan d’urgence est mis en œuvre dès aujourd’hui et nous démarrons immédiatement le processus qui nous conduira à la fin de tous les campements », a indiqué Augustin Legrand, porte-parole du collectif. L’association y avait installé des tentes, dès le 16décembre, faisant des émules en province avec « des villages de toile » comme à Marseille, Nice ou Toulouse. A l’approche de l’élection présidentielle, Les Enfants de Don Quichotte ont réussi à placer le problème du logement des SDF au cœur du débat politique. En quelques semaines, les 300 tentes rouges abritant sans-logis et « bien-logés solidaires » ont médiatisé l’urgence d’une solution viable pour les plus démunis. Jean-Louis Borloo a déclaré que ces 27100places devront accueillir de façon « pérenne » et « adaptée » toute personne nécessitant un logement d’urgence. Elles doivent cependant se substituer aux 13500 places déjà existantes. A Strasbourg, l’antenne locale des Enfants de Don Quichotte a indiqué qu’elle retirerait ses tentes seulement après avoir obtenu, en garantie, des « contrats de location signés pour toutes les personnes du campement ». SUPPORTERS DE FOOT… PAS SI FOUS h Dix millions de supporters et de spectateurs célèbrent le football en France. Si des actes de hooliganisme qui ont conduit à la mort d’un homme sont venus souiller, pêle-mêle, l’image du sport le plus populaire de la planète, la sincérité d’un public passionné et la crédibilité des pouvoirs publics et des forces de l’ordre pourtant conscients de la menace, l’heure est à l’apaisement. Deux décrets parus le 12décembre au Journal officiel, l’un permettant aux préfets de transmettre aux fédérations sportives la liste nominative des individus interdits de stade, l’autre permettant la mise en œuvre de la loi autorisant la dissolution des groupes de supporters prônant la violence, viennent entériner la volonté collective de tourner la page. Le fair-play reprend ses droits à coups de chartes sur le bon comportement requis des supporters, et la Ligue de football professionnel initiait cette saison « le championnat de France des tribunes », visant à encourager le caractère festif des matchs et à favoriser les comportements positifs des supporters. Pour en savoir plus : Solidarité, sur Direct8, mercredi 10 janvier à 14h. FRANCE L’ÉCART ENTRE GÉNÉRATIONS SE CREUSE Le Centre d’analyse stratégique (CAS) a rendu hier son rapport annuel sur la pauvreté en France. Premier constat, celle-ci a encore diminué depuis les trente dernières années. Mais les inégalités de salaires demeurent, alors que les inégalités de patrimoine restent plus marquées. 1 Le nouveau clivage dans la société se situe, selon le rapport, au niveau des générations. Parmi les jeunes de moins de 25 ans, la proportion de titulaires d’emplois stables est tombée à 55% en 2002, contre 70% en 1977. Les menaces pesant sur le système de protection sociale pèsent aussi sur le « pacte intergénérationnel ». 2 Pour y remédier, le CAS propose une année de formation gratuite pour les moins qualifiés. Pour les jeunes adultes issus d’une famille en difficulté, une dotation financière pourrait être mise en place, d’un montant de 23000 euros versés l’année des 18 ans, pour un premier investissement universitaire ou professionnel. 3 Autre volet de ce rapport, la création d’un service public de la petite enfance. La majorité des deux parents étant actifs ou désirant le devenir, ce service public serait destiné à concilier l’activité professionnelle et la vie familiale, grâce notamment à un « droit opposable » pour un mode d’accueil de l’enfant. HADRIEN LECŒUR,FRANÇOIS DENAT,ISABELLE GAYRARD,XAVIER FORNEROD,ANTONIN MOSER J.C. JAFFRE/URBA IMAGES Directsoir t Mardi 9 janvier 2007 7



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