Direct Soir n°834 19 oct 2010
Direct Soir n°834 19 oct 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°834 de 19 oct 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 274) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : Guillaume Canet, les copains d'abord

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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EN COUVERTURE Direct Soir n o 834•Mardi 19 octobre 2010 6
CINÉMA PORTRAIT GÉNÉRATION CANET Marion Cotillard, François Cluzet, Gilles Lellouche, Jean Dujardin, Benoît Magimel… Qui n’a pas rêvé de les avoir pour amis ? Guillaume Canet a cette chance. Pour son troisième long métrage, il les met en scène avec bonheur dans « Les petits mouchoirs », l’un des films les plus attendus de cet automne. L’enfant chéri du cinéma tricolore est de retour sous les pro jecteurs. Mais par-delà le bar num de l’incontournable promotion du film, Guillaume Canet est à nouveau au travail, monopolisé par l’adaptation des Liens du sang, le thriller de Jacques Maillot sorti en 2007, qui va connaître une nouvelle vie outre-Atlantique sous l’œil de James Gray. Humble, professionnel, aux antipodes d’une starification qu’il fuit, il présente à Direct Soir Les petits mouchoirs, son troisième long-métrage, qui plonge au cœur d’une bande de huit potes rassemblés pour les vacances à la suite d’un incident dramatique. Un projet très personnel Si tout semble sourire à ce jeune homme de 37 ans, son nouveau film puise en fait dans un terreau relativement sombre. Le surmenage, des problèmes de santé et l’envie de dresser un premier bilan personnel sont à l’origine des Petits mouchoirs. Sait-on en effet que Guillaume Canet a enchaîné plus de trente rôles en une décennie, passant en outre à deux reprises derrière la caméra ? « Je me suis trouvé à un moment de ma vie où je me suis posé de nombreuses questions sur moi, sur mes choix. J’ai remonté le fil de certains événements, les fâcheries avec des potes, les mensonges que j’avais pu me faire à moi-même, le fait d’être en permanence à 200 à l’heure au boulot, de ne pas prendre le temps de vivre. » Ce sont ces petits renoncements, ces petites compromissions qu’il décrypte et exorcise avec une bande d’amis aux talents aussi variés qu’exceptionnels. S’agit-il pour autant d’un film autobiographique ? « J’ai mis beaucoup de moi. « J’AI MIS BEAUCOUP DE MOI » Des traits de caractère, des doutes. J’aurais pu prendre la décision de ne pas le dire, mais c’est un film qui livre les petits mensonges de chacun, je n’allais pas me mettre à mentir à tout le monde », raconte-t-il, toujours animé par ce souci d’authenticité et de sincérité ? Ecrit en cinq mois, dans des conditions parfois acrobatiques, le scénario semblait obéir à une évidence. « Dès que j’avais un moment (sur le tournage de L’affaire Farewell,ndlr), j’allais dans ma caravane, j’allumais mon ordinateur et j’écrivais. Tout est sorti d’une traite, comme si d’emblée j’avais le film en tête. » Pour ce film qu’il considère comme le plus abouti de ses trois réalisations, il hésite à tenir un rôle comme il l’avait fait dans Ne le dis à personne, qui lui avait valu le césar du meilleur réalisateur en 2007. Mais il renonce. « Cela aurait été complètement schizophrénique. J’avais peint ce tableau avec ces huit potes. J’avais envie de les filmer. » Un film de potes « Comme je parle de choses personnelles, il est plus facile de le faire avec des gens en qui vous avez confiance », confie Guillaume Canet. Quoi de mieux alors que de puiser dans son répertoire personnel et amical pour monter un casting de rêve avec sa compagne, Marion Cotillard, François Cluzet, Benoît Magimel, Gilles Lellouche, mais aussi Joël Dupuch, qui, dans la vie comme à l’écran, tient un petit restaurant en bord de mer. « Joël est un ami de très longue date chez qui nous allons manger des huîtres chaque année. » A l’écran, la complicité de cette bande est éclatante. Rien n’a été laissé au hasard par ce réalisateur pointilleux. Les répliques sont justes, les personnages criants de vérité. « Je voulais que tous les comédiens puissent venir dans cette maison avant le tournage pour s’imprégner des lieux, dormir dans les décors et qu’au moment du tournage, ils y reviennent comme s’ils y avaient passé l’été précédent. Je voulais aussi qu’ils inventent le passé du groupe. Comment ils se sont rencontrés, quelles sont leurs affinités, les tensions qui règnent entre les uns et les autres. J’ai demandé qu’ils soient disponibles toute la durée du tournage. J’avais envie qu’ils soient en bande. » Autant de règles drastiques qui témoignent du professionnalisme et de l’exigence du cinéaste. Le procédé fait des miracles. Durant près de deux heures et quart, Guillaume Canet lève avec pudeur les petits mouchoirs qui cachent les secrets et renoncements de chacun. De nous tous ? Les petits mouchoirs, Guillaume Canet, en salles demain. BIO EXPRESS Visionnez la bande-annonce 1973 : Naissance le 10 avril à Boulogne-Billancourt (92) 2000 : A l’affiche de La plage, de Danny Boyle, avec Leonardo DiCaprio. 2002 : Sortie de son premier film, Mon idole, avec son excompagne Diane Kruger. 2006 : Sortie de son deuxième film, Ne le dis à personne, adapté du bestseller d’Harlan Coben. 2007 : César du meilleur réalisateur. 2010 : Sortie de son troisième film, Les petits mouchoirs. Les petits mouchoirs est le troisième long métrage tourné par Guillaume Canet.



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