Direct Soir n°832 15 oct 2010
Direct Soir n°832 15 oct 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°832 de 15 oct 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,0 Mo

  • Dans ce numéro : Entretien exclusif avec l'entraîneur du PSG : Kombouaré à la croisée des chemins

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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TÊTE D’AFFICHE < JE PENSE QUE J’AI ENCORE BEAUCOUP DE CHOSES À FAIRE. MAIS JE NE SUIS PAS REVANCHARD. > Direct Soir n°832• Vendredi 15 octobre 2010 18
FRÉDÉRIC L’ELOGE MICHALAK DE LA PATIENCE Écarté des terrains depuis plus de sept mois en raison d’une rupture des ligaments croisés du genou, Frédéric Michalak ne veut pas précipiter son retour à la compétition. À 27 ans, le demi de mêlée international toulousain paraît plus sage que jamais. Et attend son heure avec sérénité. PROPOS RECUEILLIS PAR > GÉRALD MATHIEU PHOTO > RONDEAU/PRESSESPORTS Où en êtes-vous dans votre phase de reprise ? J’ai intégré quelques entraînements avec le groupe. Au bout de six mois, ça fait plaisir de pouvoir retoucher le ballon et regoûter à la vie collective. Comment vit-on cette mise à l’écart forcée ? La blessure n’est jamais facile à vivre. Après, il faut savoir l’accepter, être patient et relativiser les choses pour revenir plus fort. C’est long, mais tout doit s’enchaîner petit à petit. Votre implication au sein de certaines associations, notamment en faveur d’enfants malades, vous a-t-elle aidé à relativiser ? Il suffit de regarder ce qui se passe autour de soi pour se rendre compte qu’il y a des gens qui souffrent plus que moi. Forcément, je souffre parce que je ne peux pas faire ce que j’aime. Mais cette blessure ne va pas m’empêcher de vivre. Tous les sportifs n’ont pas forcément cette approche… Mon père est maçon, ma mère fait des ménages. Je me rends donc compte depuis longtemps que nous sommes des privilégiés, et qu’il faut rester très simples et accessibles. Vous qui n’avez pas été épargné par les blessures (voir encadré), avezvous accusé le coup après celle-ci ? Non, parce que la vie de sportif de haut niveau est faite de hauts et de bas. Le rugby est un sport de contacts. C’est difficile de passer à travers. Le calendrier est-il en partie responsable ? Il y a certaines blessures qui tendent à accuser le calendrier. Si on compare ma blessure avec celles observées, par exemple, en Afrique du Sud, on remarque que, là-bas, il n’y a qu’un cas tous les deux ans, alors qu’en France, c’est beaucoup plus courant. Ça prouve que notre championnat est plus dur, qu’il faut être mieux préparé et que les cadences sont difficiles à suivre. À quand est programmé votre retour ? Si on m’avait écouté, j’aurais repris depuis longtemps ! Mais je préfère attendre de revoir le chirurgien pour qu’il me donne son feu vert. On prendra toutes les précautions pour ne pas se presser. Au cours de votre rééducation, vous en avez profité pour ouvrir un restaurant à Toulouse, le Café 64. Pourquoi ? C’était un projet qui me tenait à cœur et que j’avais en tête depuis longtemps. Gérer une équipe d’une dizaine de salariés, bien accueillir les gens, faire plaisir, partager, ce sont des valeurs que je retrouve aussi chaque jour dans mon sport. La restauration et le rugby se ressemblent beaucoup. À 27 ans, vous avez déjà vécu plusieurs vies « rugbystiques ». L’envie de mordre dans le ballon est-elle intacte ? Pour l’instant, je suis plus dans la patience et la sagesse de celui qui attend dans son coin. Je garde tout à l’intérieur de moi pour laisser éclater tout ça après. Je pense que j’ai encore beaucoup de choses à faire, mais je ne suis pas revanchard. Que pensez-vous du niveau du Top 14 qui s’est élevé d’un cran cette année ? Le championnat est attractif car il y a beaucoup de stars. Mais il ne faut pas se leurrer. Pour être encore meilleurs au niveau mondial, et se comparer au Super 15 ou au championnat anglais, les joueurs auraient besoin d’un mois de plus pour bien se préparer. RUGBY L’équipe de France est-elle dans un coin de votre tête ? Je veux d’abord revenir sous mes couleurs rouge et noir. Mais si ça marche avec Toulouse, l’équipe de France suivra. Une Coupe du monde en Nouvelle- Zélande, ça vous fait rêver ? Ça peut faire rêver à condition d’être prêts le jour J. Mais pour l’instant, on n’y est pas. Et quant à moi, je me prépare pour le moment avec Toulouse. On reconnaît bien là le sage qui attend dans son coin… Avant, j’aurais pensé tous les jours à la Coupe du monde de rugby en me rasant ! Mais il faut d’abord penser à court terme. Et travailler pour l’avenir, sans y penser.• DES TUILES EN SÉRIE Depuis le début de sa carrière pro, entamée lors de la saison 2000-2001, Fred Michalak n’a pas été épargné par la malchance. À ce jour, le Toulousain comptabilise cinq blessures à la cheville droite, trois à chacune des deux épaules, deux à chacun des deux genoux et une aux cervicales ! Mais de toutes, c’est bel et bien la dernière, survenue le 6 mars 2010 après deux minutes de jeu lors du match Stade français-Toulouse, qui l’aura éloigné le plus longtemps de la compétition. Direct Soir n°832• Vendredi 15 octobre 2010



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