Direct Soir n°822 1er oct 2010
Direct Soir n°822 1er oct 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°822 de 1er oct 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : Didier Drogba : le king de Chelsea

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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INCONTOURNABLE < CELA FAIT QUATRE ANS QUE J'ATTENDAIS DE VIVRE DES MOMENTS PAREILS. > BLAISE MATUIDI C’EST LE NOUVEAU GEANT Trop souvent abonné aux galères depuis son arrivée à Saint-Étienne, le capitaine des Verts et tout nouvel international A savoure avec délectation le début de saison fracassant d'un club resté mythique. porters. On l’a vraiment ressenti ne pas descendre en L2 (17 e à l’issue TEXTES > LIONEL VELLA PHOTO > MANU BLONDEAU/ICON SPORT/ED LEMAISTRE/PANORAMIC Blaise Matuidi et ses petits copains stéphanois sont, qu’on le veuille ou non, entrés dans l’histoire déjà très riche de l’AS Saint-Étienne. Leaders de L1 depuis le 18 septembre pour la première fois depuis… 28 ans (20 février 1982), ces héros des temps modernes marchent ici sur les traces de leurs illustres aînés, les Verts des années 1970, icônes d’une autre époque p où tout le pays savait placer quasiment Direct Soir n°822• Vendredi 1 er octobre 10 les yeux fermés Saint-Étienne sur une carte de France (cf. encadré). « On a créé un boum terrible dans toute la ville, et même au-delà, confirme Blaise Matuidi, le milieu de terrain de l’ASSE et tout récent international A. Cela fait quatre ans, depuis mon arrivée au club, que j’attendais avec impatience de vivre des moments pareils. On est conscient qu’on a ramené le sourire et une certaine fierté chez nos nombreux sup- quand on est allés s’imposer à Lyon samedi dernier (0-1). C’est super comme sensation mais je vais peutêtre en décevoir beaucoup : cette première place est anecdotique. On a certes très envie de conserver le plus longtemps possible la tête du classement, mais on reste également lucide. Il ne faut surtout pas que l’on s’enflamme. Notre objectif principal demeure les 42 points, synonyme de maintien parmi l’élite. » MARRE DE GALÉRER ! Il faut dire que les deux dernières saisons stéphanoises n’ont guère été lumineuses. Durant cette période, les Verts ont trop souvent lutté pour Funai félicite les Verts ! Funai, bienvenue dans le réel de la saison 2008-2009, 17 e encore à la fin de la saison dernière). « Il y a eu une prise de conscience collective, souligne encore Matuidi. On s’est tous dit qu’il fallait arrêter ça. On en avait marre de galérer chaque année. On voulait tous démontrer que le club ne méritait pas ça. L’apport de nouveaux joueurs expérimentés (Battles, Marchal, Bocanegra), le retour des blessés (Monsoreau, Landrin, Perrin) et le début de saison phénoménal de Dimitri Payet (7 matchs, 7 buts !) a placé l’équipe sur de bons rails. » Le capitaine stéphanois n’oublie pas non plus d’évoquer Christophe Galtier, l’entraîneur qui a su responsabiliser son groupe,
IL RÊVE AUSSI EN BLEU... Fataliste, Blaise Matuidi déclarait la veille de la liste communiquée par Laurent Blanc pour les deux matchs d’octobre (la Roumanie au Stade de France le 9 et le Luxembourg à Metz le 12) qu’il n’en ferait pas une maladie si le sélectionneur national ne faisait pas appel à lui. « Je n’attends pas avec une impatience débordante de savoir si j’y suis ou pas, commente le Stéphanois. Si c’est non, je continuerai à travailler pour retrouver le groupe France. Si c’est oui, cela prouvera que le staff tricolore compte sur moi pour construire quelque chose. » C’est la seconde option que Blanc a finalement choisie. Depuis son arrivée à la tête des Bleus, ce dernier n’a d’ailleurs jamais oublié le capitaine des Verts. Il était ainsi du voyage en Norvège au mois d’août (même s’il n’est pas entré en jeu), puis fut rappelé en septembre VERT ! jusqu’alors très fragile mentalement. BLAISE « Il fonctionne beaucoup à l’affectif, conclut Blaise Matuidi. Depuis décembre 2009, date à laquelle il a pris les rênes de l’équipe, nous sommes sur une dynamique que nous ne supposions même pas. Il a su nous mettre en confiance. Il est très proche de nous. En plus, c’est un ancien joueur. Il sait ce que l’on peut ressentir quand ça ne va pas. » Et là justement, tout va bien.• pour pallier le forfait du Lillois YoannCabaye, retenu au départ dans une première liste. « Pour moi, c’est un grand honneur de faire partie de cette sélection, poursuit Matuidi. Quand on a goûté une fois aux Bleus, on a envie d’y retourner. C’est d’autant plus valorisant que la concurrence à mon poste (milieu défensif,ndlr) est assez rude en équipe de France. » Auteur d’une bonne mais courte rentrée en Bosnie le 7 septembre dernier (une petite dizaine de minutes), Blaise Matuidi n’oubliera pas de sitôt cette première sélection et l’ambiance qui règne au sein du groupe. « Dans le staff technique, il y a pas mal de gens du Sud (Blanc, Gasset, son adjoint, Boghossian et Sulta nian, le kiné), et ça chambre pas mal. À Claire fontaine, l’atmosphère est très agréable. J’ai donc hâte de retrouver cet endroit où j’ai également été formé. » JEAN PAUL THOMAS/ICON SPORT MATUIDI Né le 9 avril 1987, à Toulouse. Clubs successifs : AS Saint-Etienne, depuis 2007 ; ES Troyes AC (2004- 2007), 1 sélection A. JEAN-PIERRE CLATOT/AFP PHOTO L'ÉQUIPE DE FRANCE FOOTBALL LE RETOUR DES VERTS 28 ANS APRÈS... Les grandes équipes de meurent jamais, dit-on. Presque 30 ans après avoir dominé le foot français, Saint-Étienne s’offre une cure de jouvence. Un véritable bol d’air frais pour les plus nostalgiques. On vous parle ici d’un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître. L’AS Saint- Étienne, en ce temps-là, dominait le football français. A ce jour, il est d’ailleurs toujours le club le plus couronné de France avec dix titres de champion, juste devant l’Olympique de Marseille (9). Les quadras nés au milieu des années 1960 ont ainsi été bercés par les exploits des Verts sur les terrains de L1 (la D1 à l’époque), mais surtout en Coupe d’Europe, quand celle-ci s’appelait encore la Coupe d’Europe des clubs champions, ancêtre de la Champions League. Tout le monde, surtout ceux qui rêvaient de ressembler à Dominique Rocheteau, surnommé « L’ange vert », se souvient encore aujourd’hui de l’épopée de 1976, quand la bande à Robert Herbin, dit « Le sphinx », accédait à la finale de Glasgow contre le grand Bayern Munich et son aréopage de champions du monde 1974 (Maier, Beckenbauer, Hoeness, Gerd Müller). Toute la France des seventies haïra de très longues années ces maudits poteaux carrés, qui annihilèrent les tentatives de Bathenay et de Santini. Sans ces quelques bouts de bois mal taillés (qui laisseront place par la suite à des montants ovoïdes), la France verte aurait brandi, bien avant l’OM en 1993, la Coupe aux grandes oreilles. « Pour nous, le patrimoine du club n’est pas un poids, souffle Blaise Matuidi. La ville transpire tellement le football, que c’est pour nous normal que l’on évoque 1976 et les nombreux titres de champions de France. Mais on a aussi envie d’écrire une autre histoire. Maintenant que nous sommes dans la lumière, on veut y rester, même s’il faut faire très attention à l’excès de confiance. Mais c’est vrai que ce serait génial si Saint-Étienne opérait un retour durable au sein de l’élite française… » Avant de briller de nouveau sur la scène européenne. Mais ça, c’est une autre histoire ! La garantie 5 ans de Funai i : bénéficiez z de la qualité durable en gardant t l’esprit i tranquille.



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