Direct Soir n°815 22 sep 2010
Direct Soir n°815 22 sep 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°815 de 22 sep 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : Cécile de Ménibus, le défi

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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SPORT DirectSoir n o 815• Mercredi 22 septembre 2010 12 PHÉNOMÈNE Un gardien et quatre joueurs de champ évoluent sur une petite surface, pendant deux périodes de trente minutes chacune. UN AUTRE FOOTBALL Le foot se joue désormais à cinq. Plus rapide, plus intense, cette nouvelle forme de football ne cesse de gagner en popularité. En 2005, deux Parisiens ont parié sur son implantation en France ; leur marque, UrbanFootball, est aujourd’hui en plein essor. Gros plan sur ce sport promis à un bel avenir. Rien n’y fait. Les années ont beau passer, le football reste le sport le plus populaire au monde et celui le plus pratiqué en France. Un succès qui a ouvert la voie à de nombreuses déclinaisons du football traditionnel. Futsal, jorkyball, beach soccer… Parmi ces différentes adaptations du sport roi, le football à cinq séduit de plus en plus d’adeptes (environ 25 millions de pratiquants dans le monde). Un engouement qui se traduit par l’éclosion, notamment dans les grandes villes, de centres sportifs pri- vés dévolus à cette discipline. Même Zidane s’y est mis ! Récemment, l’ancien numéro dix des Bleus a en effet posé la première pierre du complexe sportif Z5, qui ouvrira ses portes en mai 2011 à Aix-en-Provence. Depuis l’expansion en France de ce sport, extrêmement pratiqué au Brésil ou en Angleterre, les centres sportifs privés jouent des coudes pour s’imposer sur ce marché. Parmi eux, UrbanFootball s’impose comme la marque leader. « Au début nous étions quasiment seuls. Depuis, le marché s’est développé de manière assez significative. Aujourd’hui, on voit émerger de plus en plus de centres indépendants dans différentes villes », explique Aymeric de Tilly, directeur de la communication d’UrbanFootball. Facile d’accès Créée en 2005 sous l’impulsion de Nicolas Warter et Victor Augais, UrbanFootball ouvre son premier centre aux couleurs de la marque (orange et vert) à Puteaux, en région parisienne, dans un ancien complexe de tennis. « Le foot à cinq répond à un véritable besoin de personnes qui ont envie de taper dans le ballon de manière ludique, explique Aymeric de Tilly. Ils n’ont pas forcément envie de s’inscrire dans un club, qui suppose une régularité et un investissement. Par ailleurs, aujourd’hui, composer une équipe Avec très peu d’arrêts de jeu et des déplacements constants, le football à cinq est un sport très physique.
de vingt-deux joueurs et trouver un terrain en ville n’est pas évident. » Jouer au foot sans se compliquer la vie, c’est en résumé l’objectif d’UrbanFootball. Un projet financé par des actionnaires, des fonds privés et sponsorisé par des marques telles que Nike, Konami Powerade ou encore SFR, convaincues du succès de cet autre football. « C’est vrai qu’il y a beaucoup de déclinaisons du football, mais nous pensons que l’avenir réside dans le football à cinq, qui est le plus proche du football traditionnel », confie Aymeric de Tilly. Ludique et fair-play Toujours pratiqués sur gazon synthétique, les matchs d’UrbanFootball se jouent en indoor ou en outdoor, sur une petite surface (en moyenne 40 m de longueur, 25 m de largeur et un but de 4 m de large et 1,50 m de hauteur). Chaque équipe compte quatre joueurs de champ et un gardien. Ce dernier a pour obligation de rester dans sa zone, sous peine d’offrir un coup franc à l’équipe adverse. A l’inverse, les autres joueurs n’ont pas le droit de pénétrer dans cette surface de réparation. Particularité de la discipline : l’utilisation des palissades comme élément à part entière du terrain. « Cela permet aux plus doués de petites fantaisies dans les gestes techniques, détaille Aymeric de Tilly. Et aux débutants de rattraper leurs maladresses ! » Résultat : pas besoin de s’appeler Messi pour jouer. Néanmoins, du côté d’UrbanFootball, on préfère prévenir les débutants : « C’est un sport très physique. Il y a très peu d’arrêts de jeu et vous êtes en permanence en déplacement. L’avantage, c’est que tous les joueurs se sentent impliqués, mais vous êtes rapidement épuisé. C’est d’ailleurs pour cela qu’on recommande de venir avec des remplaçants. » Autre spécificité : le fair-play. Ici, les tacles sont inter- <25 MILLIONS D’ADEPTES DANS LE MONDE> dits et le comportement doit être irréprochable pendant les compétitions, sous peine d’en être exclu. « Nous n’avons aucune gêne à virer des équipes qui ne respectent pas nos règles », prévient Aymeric de Tilly. On l’aura compris, un seul mot d’ordre : ludique. « Le but est vraiment de répondre à cette envie de se retrouver entre copains et de passer un bon moment. Chez nous, en une heure et demie, on peut avoir fait du sport, bu une bière, vu ses potes et regardé un peu un match à la télé. » Six centres en France Dans les centres, tout est donc mis en œuvre pour que les clients se sentent bien. Outre les terrains et les vestiaires, l’espace offre une gamme de loisirs très complète, avec accès à Internet, journaux, écran géant et coin restaurant. « Nous essayons de faire en sorte que les centres soient accueillants, que les clients trouvent le matériel nécessaire pour jouer au foot, mais aussi pour partager un bon moment avec leurs amis, dans une ambiance chaleureuse », ajoute Aymeric de Tilly. Un pari réussi puisque les adeptes du football à cinq sont de plus en plus nombreux. Face à cet engouement, UrbanFootballa même diversifié son offre. « On a évolué au fur et à mesure de la croissance, en regardant ce qui pouvait permettre de développer l’entreprise. Les deux autres axes, en plus de la location et des championnats classiques, sont l’organisation de séminaires pour les entreprises et d’anniversaires pour les plus jeunes. » Un véritable business qui fait la réussite d’UrbanFootball. Depuis 2005, la marque a ouvert six centres – quatre en région parisienne, un à Lille et un à Nantes. Et elle ne compte pas s’arrêter là : son objectif est en effet d’ouvrir « au minimum deux centres par an. » www.urbanfootball.fr E. ROBERT/DIRECT 8 ADAM JAN/AFP P.MERLE/AFP P.FAYOLLE/SIPA SUPERCHERIE UN ANGE VERT L’AMOUR DU MAILLOT ➲ FOOTBALL À CINQ « Y’A PAS QUE LE FOOT DANS LA VIE... ET POURTANT » PAR CHRISTOPHE PACAUD JOURNALISTE RTL ET DIRECT 8 Drôle de match amical la semaine dernière. Le Bahreïn avait en effet invité les célèbres Eperviers togolais avant le début du championnat d’Asie. Un Togo méconnaissable, composé de professionnels inconnus et surtout sans attache avec la fédération de leur pays. La fédération bahreïni a en fait été dupée par un agent véreux, qui lui a vendu ce match en se faisant passer pour un représentant officiel des Eperviers. Bis repetita après une première arnaque au Caire, il y a quelques années. 20 février 1982 : Saint-Etienne domine Lyon 1-0 et s’empare de la première place du championnat. Comme un clin d’œil à l’histoire, les Verts, aujourd’hui leader de la Ligue 1, retrouvent samedi, pour un 100 e derby, leur vieux rival lyonnais qu’ils n’ont plus battu depuis le mois d’avril 1994. Un Lyon aux abois avant cet incontournable rendez-vous face à tout un peuple vert, qui attend certes un titre depuis maintenant trente ans, mais qui serait déjà comblé par un succès dans son duel préféré. Après les nageurs, les dieux du stade et le « tatamiesque » Riner, les tennismen ont poursuivi notre rêve bleu en Coupe Davis : celui de retrouver un peu de notre fierté, d’apprécier le goût du succès et surtout l’envie de se donner à fond pour un groupe, pour les copains… Du bonheur total pour les Mousquetaires nouvelle génération dans une compétition au charme suranné, mais unis à l’idée de soulever l’énorme saladier d’argent à Belgrade début décembre. J’AIME : MARTIN, UN GÉNIE D’ICI J’ai bien aimé Sochaux, le « Barça franc-comtois » le week-end dernier, vainqueur de Nice 4-0 dans un stade Bonal transformé d’un coup de baguette magique. Reprise de volée inspirée de Boudebouz, lob génial facon Messi du jeune Martin… On critique souvent la qualité de notre championnat, alors pour trouver de vraies pépites, il faut savoir de temps à autre regarder ailleurs que vers les grands clubs même si Jussiê, avec Bordeaux, nous a offert un slalom final victorieux de belle facture. Pourvu que ça dure…



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