Direct Soir n°812 17 sep 2010
Direct Soir n°812 17 sep 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°812 de 17 sep 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (212 x 281) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : 1/2 finale Coupe Davis France - Argentine, à nous la victoire !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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INCONTOURNABLE < C’EST GRATIFIANT D’ÊTRE COMPARÉ À DES DIEUX DE LA NATATION. MAIS JE PENSE QU’IL FAUT RELATIVISER. > Direct Soir n o 812 Vendredi 17 septembre 14
YANNICK AGNEL NATATION LA RENTRÉE DU CRACK À 18 ans, Yannick Agnel est la star en devenir de la natation française. qu’on vient de livrer et c’est le fairplay qui prend le dessus. C’est ça l’es- des valeurs et des repères en eux. c’est que, quelque part, ils ont perdu Champion d’Europe du 400 m cet été, à Budapest, le Niçois semble parti pour sence du sport. On se fait plaisir, on briller. Et construit pour durer, avec son potentiel insondable et sa tête bien en prend plein les yeux et on donne faite. Cultivé, doué et drôle, celui qui vient de reprendre l’entraînement a tout du bonheur au monde. pour réussir. Agnel : un nom à retenir. À un an des Mondiaux et deux des JO… PROPOS RECUEILLIS PAR > GÉRALD MATHIEU PHOTOS > PATRICE AIM/ICON SPORT V otre vie a-t-elle changé depuis les Championnats d’Europe de Budapest ? Non, même s’il arrive qu’on me reconnaisse dans la rue. J’ai profité des vacances pour me ressourcer auprès de ma famille, du côté de Nîmes. Le fait de pouvoir couper mon portable pendant quatre-cinq jours m’a permis de remettre un peu les pieds sur terre, car c’est vrai que c’était un peu la folie après Budapest. Quelle image garderez-vous de votre triplé (or sur 400m, argent sur 4 x 100m, bronze sur 4 x 200 m) ? Lorsque je pose la tête sur la plaque à l’arrivée du 400 met que je me dis : c’est fait. À vrai dire, j’ai touché, mais je n’y croyais même pas. Je croyais qu’il y avait un souci avec le chronomètre ! Une forte attente entourait votre première sélection internationale chez les seniors. Avez-vous éprouvé une sorte de libération après ce premier saut dans le « grand bain » ? Pas vraiment. Je n’appréhendais pas ces Euro seniors car j’avais déjà disputé des compétitions juniors auparavant qui étaient assez costaudes, avec un niveau très relevé. Est-ce perturbant, à 18 ans, d’être comparé à des monuments tels Phelps, Thorpe ou Van den Hoogenband ? C’est gratifiant. Je ne vais pas râler quand on me compare à des dieux de la natation. Mais je pense qu’il faut relativiser. Si j’avais ne serait-ce que le dixième de leur palmarès, ça m’irait très bien. De l’extérieur, vous paraissez imperméable à la pression. Est-ce une réalité ou une simple façade ? Ce n’est pas dans ma nature d’être stressé. Je ne ressens pas la pression extérieure, celle des médias, de la famille, des gens. Au contraire, je fais tout pour être le plus calme possible. Même quand vous êtes pisté en compétition par une horde de médias ? Il faut arrêter de se prendre la tête. On fait du sport, pas de la politique. Je prends donc les médias à la cool. Quand ça se passe bien en course, derrière, je peux endurer n’importe quoi et ce sera avec le sourire. Et avant une course, le stress s’empare-t-il de vous ? Je suis juste concentré, avec l’envie d’en découdre. Je ne suis jamais stressé au point de me dire que je n’ai pas envie d’y aller. La seule pression que j’aie, c’est celle que je me mets moi-même pour avancer. D’où tirez-vous cette sérénité ? J’ai toujours été comme ça, même petit. Je suis très mauvais perdant. Avec mon grand âge (rires)…, ça s’est un peu estompé, mais j’ai les boules quand j’arrive deuxième. Ce que j’adore par-dessus tout, c’est qu’une fois sorti de l’eau, on oublie la bagarre Du coup, l’attitude des Bleus durant la dernière Coupe du monde a dû particulièrement vous choquer ? Je ne suis pas là pour juger, mais ce que je trouve le plus triste, c’est lorsqu’on touche à l’entraînement. Si des sportifs refusent de s’entraîner, Laure Manaudou et Alain Bernard ont-ils joué un rôle dans votre absence de complexe ? Bien sûr. Quand il y a des jeunes qui regardent des gens expérimentés décrocher des médailles, ouvrir une voie et montrer que tout est possible, forcément, on a envie d’y aller le couteau entre les dents. On se sent décomplexé.



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