Direct Soir n°812 17 sep 2010
Direct Soir n°812 17 sep 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°812 de 17 sep 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (212 x 281) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : 1/2 finale Coupe Davis France - Argentine, à nous la victoire !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ENJEU MICHAËL CIANI « CE SERAIT BIEN DE SE Malgré une situation comptable préoccupante et une place de relégable en L1 après cinq journées, le défenseur international bordelais (26 ans, 1 sélection) veut encore y croire. Et dimanche, c’est l’Olympique lyonnais, un autre favori mal en point, qui effectue le déplacement en Gironde. Malheur au vaincu ! PROPOS RECUEILLIS PAR > LIONEL VELLA PHOTOS > GUY JEFFROY/DPPI/ROMAIN PERROCHEAU/ICON SPORT Il y a un an, presque jour pour jour, les Girondins de Bordeaux et Michaël Ciani affrontaient la Juventus de Turin en Ligue des champions (1-1) et caracolaient en tête de la Ligue 1 (cinq victoires, un nul). Aujourd’hui, c’est tout au fond du classement qu’il faut chercher les Bordelais. Quant à la C1, elle a démarré cette semaine. Mais sans eux ! Dans quel état d’esprit êtes-vous actuellement ? Le groupe souffre. Mais il ne faut pas se laisser abattre non plus. Si on commence à baisser les bras maintenant, Direct Soir n o 812 Vendredi 17 septembre 10 ça ne sert plus à rien de continuer. On fait un mauvais début de saison, c’est évident, mais on va tout faire pour redresser la barre. On a du mal à croire que, dimanche, Bordeaux, 18 e (4 points) et relégable, va recevoir l’OL, 16 e (5 points), alors que vous vous êtes affrontés en quarts de finale de la Ligue des champions au printemps dernier. C’est le monde à l’envers… C’est vrai que pour l’OM, pour Lyon, pour Auxerre et pour nous, c’est un début difficile. Mais il n’y a eu que cinq journées. Il reste encore beaucoup de matchs. Ceci dit, ce serait bien de se réveiller rapidement pour ne pas s’enfoncer, car on sait aussi qu’après, pour revenir, c’est plus délicat. On doit prendre des points le plus vite possible. Face à Lyon, on va se transcender contre une équipe qui est dans la même situation que nous. Est-ce le pire début de saison de votre jeune carrière ? (Il réfléchit.) Je n’ai jamais eu des résultats pareils. Je suis un peu dégoûté. Quand je jouais encore à Lorient, rien qu’à l’idée d’affronter Bordeaux, je commençais à souffrir. Je suis arrivé ici en connaissant le style de jeu pratiqué, toujours axé vers l’attaque. Mais depuis janvier, tout s’est dégradé. On n’arrive plus à évoluer comme avant. C’est d’autant plus frustrant que le groupe est quasiment resté inchangé. Pour parler clairement, c’est dans la tête que ça se passe… Pour tenter d’expliquer ce terrible coup d’arrêt, beaucoup d’observateurs affirment que les rumeurs de départ de Blanc puis l’annonce officielle de son arrivée chez les Bleus sont à l’origine de tous ces maux. Vrai ou faux ? Pourtant, nous, on a toujours dit le contraire. Mais peut-être qu’inconsciemment, ça a joué. On savait que Marouane (Chamakh,ndlr) allait partir, on savait que le coach (Laurent Blanc) allait nous quitter. Peut-être < JE SUIS UN PEU DÉGOÛTÉ. JE N’AI JAMAIS EU DES RÉSULTATS PAREILS ! >
FOOTBALL ÉVEILLER RAPIDEMENT » que certains au sein du groupe songeaient déjà à la saison suivante… Moi, en tout cas, j’estime qu’il faut tourner la page sur cette période et regarder devant. Car il y a du boulot ! Le transfert tardif de YoannGourcuff à Lyon n’a certainement rien arrangé non plus… S’il était parti bien avant, au début du mercato, cela nous aurait permis de construire. Fahid (Ben Khalfallah) est arrivé récemment. Ce n’est pas facile pour lui. Après, il est clair que Marouane et Yoannont été des joueurs très importants dans le groupe. Mais personne n’est irremplaçable. Il faut arrêter de se dire que sans eux on n’y arrivera pas. Quand ils étaient là, on n’y arrivait déjà plus. À nous d’inverser la tendance. De quelle façon ? Il n’y a que l’action qui m’intéresse. Prenons-nous en main. Je n’ai jamais été fan des réunions entre joueurs où l’on se parle dans le blanc des yeux. Je suis d’accord pour que l’on discute, mais il faut aussi agir. Le dialogue, c’est bien gentil, mais si ce n’est pas suivi de faits, ça ne sert à rien ! Les propos de votre président, Jean-Louis Triaud, à Nice (après la défaite 2-1, dimanche dernier : « On aurait dit une équipe de CFA »), vous ont-ils fait mal ? Dans ces moments-là, il ne faut surtout pas lire la presse… Cela vous met un coup au moral. Mais j’ai cru entendre qu’il avait dit qu’on avait été mauvais. Il a raison ! À Nice, on n’a montré aucune ambition. Surtout en première période. Maintenant, ce n’est qu’un match. La saison est longue. Jean Tigana n’a pas été tendre non plus en déclarant que vous étiez, AVEC L’ÉQUIPE DE FRANCE, IL N’A PAS ABDIQUÉ ! Il pourrait aisément vouloir zapper de sa mémoire la date du 3 mars 2010. Ce jour-là, du côté du Stade de France, Michaël Ciani fête sa première sélection en équipe de France face à… l’Espagne. Il est titularisé dans l’axe de la défense avec Julien Escudé. Comme cadeau de bienvenue, on a connu mieux ! Totalement dépassés par la vitesse de jeu des champions d’Europe, les Bleus, s’inclinent logiquement (2-0). « Je ne regrette pas d’avoir joué cette rencontre, souffle-t-il aujourd’hui. J’ai fait ce que je pouvais dans un contexte difficile. Je ne pense pas avoir été plus mauvais qu’un autre. Ce soir-là, j’étais dans une équipe malade face à une équipe en pleine confiance. » Paiet-il les pots cassés de cette humiliation ? En tout cas, le Bordelais n’est pas dans la liste des 30, encore moins dans celle des 23 que communique Domenech avant le Mondial sudafricain. « Avec le recul, je me dis que cela a été un mal pour un bien, poursuitil. Sur le coup, j’ai été déçu mais, finalement, j’ai bien fait de ne pas être là-bas. Je suis soulagé de ne pas avoir participé à cette aventure… » Ce qui l’ennuie un peu plus, < IL FAUT ARRÊTER DE FAIRE TOUJOURS ALLUSION AUX SIX DERNIERS MOIS DE LA SAISON PASSÉE. > depuis le mois de janvier, sur un parcours de relégable… Il faut arrêter de se prendre la tête et de faire toujours allusion aux six derniers mois de la saison passée. Rester dans le négatif n’est pas la meilleure solution ! Quelle différence faites-vous entre les méthodes de Jean Tigana et de Laurent Blanc ? Tigana a vraiment envie de faire progresser chacun d’entre nous. Cela c’est de ne pas avoir été appelé par Laurent Blanc pour le match amical du 11 août en Norvège. Surtout en l’absence des 23 de Knysna. « J’y croyais vraiment, regrette-t-il. Mais ce n’est pas parce que Laurent Blanc a été mon coach à Bordeaux que je vais bénéficier de faveurs. » D’autant que le « Président » semble vouloir poursuivre l’association Rami-Mexès en défense centrale. « Je fais partie de la concurrence, glisset-il, amusé. Je n’ai pas abdiqué. Cela me permet d’être compétitif un peu plus chaque jour avec les Girondins de Bordeaux ! » se passe très bien avec lui. Laurent Blanc fonctionnait plus avec Jean- Louis Gasset. C’était un vrai binôme. On sentait que Blanc avait quitté récemment le monde des joueurs. Il connaissait leurs exigences. Jean Tigana est plus ancien, mais il a son propre savoir-faire. Au fait, la Ligue des champions a débuté cette semaine. Cela a-t-il été difficile pour vous de regarder les matchs des clubs français, sachant que vous auriez dû disputer cette compétition ? Forcément. Mais on n’est pas jaloux non plus. On est seulement déçus de ne pas faire partie de l’aventure. La Champions League, c’est assez spécial pour moi, car, il y a un an, pas mal de gens m’avaient découvert à travers cette épreuve. C’est bête de ne pas la jouer cette année, car elle met en valeur et vous fait connaître.• Direct Soir n o 812 Vendredi 17 septembre



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