Direct Soir n°811 16 sep 2010
Direct Soir n°811 16 sep 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°811 de 16 sep 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : Rendez-vous avec Kad Merad

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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EN COUVERTURE DirectSoir n o 811• Jeudi 16 septembre 2010 4
KAD MERAD TRAVAILLER EN SIFFLANT A l’affiche du spectacle musical « Rendez-vous », Kad Merad sortira le 9 mars prochain son premier long métrage en tant que réalisateur, « Monsieur papa ». En jean, baskets et veste de cuir, savant mélange de gavroche et d’ex-rockeur, le comédien s’est prêté à l’exercice de la promotion avec le sourire. Entretien avec un touche-à-tout exigeant, mais bienveillant. En 2010, Kad Merad a rendez-vous avec la nouveauté. A son palmarès déjà bien rempli – trente-trois films et le césar du meilleur second rôle (Je vais bien, ne t’en fais pas) – le comédien humoriste peut désormais ajouter deux cordes à son arc : un spectacle musical et une première réalisation. Entre les studios de Boulogne-Billancourt, où il dirige la post - pro duction de Monsieur papa, dont la sortie est prévue le 9 mars 2011, et les répétitions de Rendez-vous (lire aussi page suivante), le comédien revient, dans la loge qu’il occupe au Théâtre de Paris, sur ce qui l’anime. Une loge qu’il a d’ailleurs arrangée à sa façon, installant sa batterie, derrière laquelle trônent des posters de Led Zeppelin et Radiohead. « J’aime bien me sentir chez moi », note le comédien, qui attend aussi un piano. Rien d’étonnant, dès lors, de le voir dans l’un des rôles titres de Rendez-vous, un spectacle musical adapté d’un carton outre-Atlantique : She Loves Me, sept fois nommé aux Tony Awards. Kad Merad, qui poussait déjà la chansonnette dans Faubourg 36, explique : « Quand on m’a proposé ce spectacle, je m’y suis vu. Et puis She Loves Me a été créé par James Stewart, mon acteur préféré, et a été joué pour la première fois en 1964, mon année de naissance. » Autant de signes qui le poussent à relever le défi. C’est aussi une façon de renouer avec la scène, car – on le sait peu – Kad Merad a une formation classique. Acteur, chanteur et batteur « Ma première expérience théâtrale, c’est Le misanthrope. J’étais encore en cours chez Jacqueline Duc ; elle m’avait pris sous son aile et après trois mois, m’a demandé de jouer Alceste. J’ai passé un été à essayer de comprendre ce que j’allais dire. Ensuite il y a eu Don Juan, Ruy Blas… et la musique. » Ses vocalises, Kad Merad les travaille depuis des années. Batteur, il a joué dans plusieurs groupes de rock aux noms souvent incongrus. « Nous avons collectionné les « PAS BESOIN D’ÊTRE CÉLINE DION OU MARIAH CAREY » noms bidons. Le plus nul, c’était les Gigolo Brothers, parce que dans le répertoire, il y avait le titre Just A Gigolo, que je chantais d’ailleurs. En fait, j’étais chanteur et batteur, comme Phil Collins », ironise-t-il. « Et à 15 ans, il y a eu le groupe Les cravates, puis Hystérésis, un terme physique qui désigne une courbe exponentielle. Pas mal pour un groupe de hard rock », s’amuse-t-il. Avant-hier, c’est avec un soupçon de trac – « un trac positif » – qu’il a fait son baptême du feu sur la scène du Théâtre de Paris. Après deux mois de répétitions, à raison de huit à dix heures de travail quotidien, Kad Merad explique : « Contrairement à Faubourg 36, les chansons sont beaucoup plus à ma portée. Elles sont faites pour des acteurs qui chantent. Il n’y a pas besoin d’être Céline Dion ou Mariah Carey. » Et cela fonctionne. Il faut dire que l’équipe de Rendez-vous, composée de valeurs sûres avec, entre autres, Pierre Santini et Laurent Lafitte, forme une famille soudée. Ni caprice, ni coquetterie 2010 marque aussi le premier passage du comédien derrière la caméra, avec Monsieur papa, un long métrage dans lequel il se met en scène aux côtés de Michèle Laroque et Vincent Perez. Une expérience arrivée par hasard. « Je ne pensais pas avoir un jour envie de réaliser, explique Kad Merad. Attention, ce n’est pas un caprice ni une coquetterie de vedette. Il y a plusieurs mois, on m’a proposé, en tant qu’acteur évidemment, un sujet qui m’a bouleversé. Quand Pathé a commencé à chercher un réalisateur, je leur ai demandé un rendez-vous. Je voulais leur démontrer que j’étais la meilleure personne pour raconter cette histoire. » FILMO EXPRESS Après avoir crevé le petit écran avec son compère Olivier Baroux, Kad Merad se frotte dès 2001 au cinéma. 2003 : La Beuze, de François Desagnat et Thomas Sorriaux. 2003 : Mais qui a tué Pamela Rose ?, d’Eric Lartigau. 2004 : Les choristes, de Christophe Barratier. 2006 : Je vais bien, ne t’en fais pas, de Philippe Lioret. 2008 : Bienvenue chez les Ch’tis, de Dany Boon. 2008 : Faubourg 36, de Christophe Barratier. 2009 : Le petit Nicolas, de Laurent Tirard. RENCONTRE Avec Dany Boon (à d.) dans Bienvenue chez les Ch’tis. 2010 : Protéger et servir, d’Eric Lavaine. J.-C. LOTHER/PATHÉ



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